‹ Les cahiers d'un rhétoricien de 1815. [ÉditésChapitre 18 sur 46 · I. Ka l'-rritnrc nirsivc iillrin:ui<l · texte numérisé non relu

I. Ka l'-rritnrc nirsivc iillrin:ui<l

D'UN RHÉTORICIKX. f<i

8 heures et demie. — Messe. — M. Mayoïi paraît, l'ennui à la main, c'est-à-dire portant un mandement terrible. La lecture en a dui'é uu grand demi-quart d'heure.

Aucune nouvelle positive. — On prétend que l'Kmpereur n'est encore qu'à Chalon-sur-Saône.

Je suis enrhumé du cerveau. /

M. Bourdon s'est, dit-on, engagé pt>ur prou- Ner son dévouement; mais seulement pour faire nombre et donner le bon exemple : si l'on marche, il ne marchera pas'.

6 heures du soir. — Ah! Dieu I quand ne felai-jc plus de discours latins.'

J'ai fini aujourd'hui la troisième partie de In Nouvelle Hélolie. Comme c'est touchant! Quels attraits dans cette lecture! Quelle éloquence déploie l'auteur, en parlant de l'adultère et du suicide! Elle est bien intéressante, cette Julie, modèle unique d'amour et de vertu! Ses faiblesses sont rachetées par tant de qualités si nobles, qu'on plaint moins ses fautes que l'on n'admire sa grandeur d'âme!

Que cette sensibilité ferait aimer Jran-Jac<|ues Kousseau, si on ne le connaissait pas! Cette réca|>ilulation touchante des lettres d'amour des deux amants, lu scène charmante qui rappelle à Saint-Preux tant de contrastes avec sa »itua-

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