‹ Les cahiers d'un rhétoricien de 1815. [ÉditésChapitre 28 sur 46 · I. «»a ilir.iit .uijounl'hiii : moMisc · texte numérisé non relu

I. «»a ilir.iit .uijounl'hiii : moMisc

souverain d'être toujours assiégé par nue canaille importune, qui vient pour le voir, comme uue bête curieuse.

0 Ah! pour moi, dit uuc petite pincée, si j'étais reine, j'aimerais qu'où vint me regarder. » J'ai pris la nature sur le fait.

Canonnade pour la prise de Marseille'.

Nous allons ensuite chez M. le duc de P.... Divine maison ! Je joue dans le jardin au ciiat avec deux petits enfants de huit ans fort aimables. Il n'y a plus rien dans ce jour que je veuille remarquer. Toujours quelques petits désiigi'éments viennent troubler le peu de ])laisir que l'on goûte.

17 avril, lundi. — Temps très froid. M. Genty, le hérisson, succède encore au divin M. Fercocq. M. Fercocq, dans sa jeunesse, travaillait dix-huit heures de suite, par join*. Aujourd'hui, sa tête s'en ressent. Elle ne peut plus soutenir une longue application. Nous autres lycéens, nous ne serons pas malades à force de travail.

Crémieux vient au lycée. Il va retourner à Ninies. Le Lycée Impérial^ est eu insurrection.

I. Mnrseillc, hostile à Boiiapartr, avait été lo rentre d'une rési.st.inre roviilistc clans le Midi sous les ordres du duc d'Anf^oidèine ; mais ce prince nvsiit di\ capituler le «I avril iSi 't

•1. Aujourd'hui l\céc Louis le Grand.

D'UN RHETORICIEN. 89

Plus de censeur, plus de proviseur. Hier, après la parade, quatre compagnies se sont présentées à l'Empereur au Carrousel, lui ont demandé des fusils et des tambours, et ont obtenu l'honneur de défiler devant Sa Majesté. Ces messieurs ont Toulu pendre leur cuisinier, et jeter par la Cenètre leur sous-directeur.

18 avril, mercredi. — J'ai une conversation iatércssaute avec M. Genty. a Monsieur, sur quoi roulaient les doutes de Fénelon ? — Sur quelques points de la religion. Il ne pouvait croire à un enfer éternel, et prétendait qu'on devait pi-atiquer la vertu par amour pour Dieu, et non par crainte des châtiments. — Et on l'a condamné? — Oui; on a dit de lui et de Bossuet : « Quorum imus peccavit amoris « excessu, alter defectu..., etc. »

J'ai fait cette semaine mes di-lices de la lecture de Colardeau. Il a au lycée ua homonyme qui est b<^te comme un pot. — Il y a des choses charmantes dans son épitrc d'/Icloïse. Celle iVÂrmide est jolie. L'épitre à du Hamel est un chef-d'ceuTre. Colardeau est un des meilleurs versificateurs français. Son imagination poétique, champêtre et tendre, aimait les vers, les Heurs, les ruisseaux et les femmes. Je copie ipichpiesuns de setrcrs '

Page 1