XXII AVANT-PROPOS
le portugais, le hollandais. Il s^occupait de sue* dois, de russe et de grec moderne. Mais sa prédilection était encore pour les langues anciennes, le grec, et surtout le latin. En vacances, il avait toujours dans sa poche un Virgile et une table de logarithmes. 11 avait la passion des vers latins*. Des vers latins ! Il en fit jusqu'à sa mort! Il en avait fait à quatorze ans, étant élève de troisième, sur la mort d'un jeune frère. Oh ! pour le coup, voilà qui est doublement démodé ! On ne fait plus de vers latins, et, pleurer eu vers latins, semble pour ainsi dire grotesque à la fin de ce siècle positif, qui affecte la simplicité.
Pour achever ce croquis des mœurs de l'époque, j'ajouterai que le père du jeune poète latin fit imprimer et encadrer ces vers, et placer dans sa chambre ce singulier tableau.
Ce n'est pas seulement par le travail, par l'in-
I . Je retrouve ces vers faits sur Térection de la colonne de Juillet, en 1S40 :