‹ Les cahiers d'un Rhétoricien de 1815Chapitre 22 sur 51 · I . En écriture cursive allemande · texte numérisé non relu

I . En écriture cursive allemande

tion actuelle, sa généreuse résignalion à un douloureux sacrifice, et mille autres détails portent dans Tâme un doux attendrissement. On n'aperçoit pas les sophismes continuels de Fauteur, car ils deviennent des vérités sous sa plume.

Ce livre, dangereux pour le sexe faible, me fait aimer la vertu; mais il ne la fait consister que dans une grande passion, qui élève l*âme et en fait mouvoir tous les ressorts : c^est une belle chimère, ou du moins Tamour ne peut donner d'aussi nobles impressions qu'à des héros, bien rares, surtout dans le siècle où nous sommes. Cependant tous les jeunes gens peuvent tirer de là une utile leçon : c'est qu'ils doivent voir dans l'amour la volupté du cœur, plus encore que celle des sens, et fonder leur affection sur l'estime pour l'objet aimé. — Avec le vice, il n'y a pas de bonheur.

1 7 mars, vendredi. — Temps incertain. — Restes d'humidité. — Je broche mon discours latin.

On veut faire partir quarante élèves de l'Ëcolc polytechnique; ils veulent partir tous, ou tous rester, et montrent beaucoup de résolution.

Les troupes de Melun ne paraissent pas animées d'un excellent esprit.

3 heures. — Politique amusante de M. Lacapède*. — Jour presque nul.

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