‹ Les cahiers d'un Rhétoricien de 1815Chapitre 21 sur 51 · I. Ea écriture cursive allemande · texte numérisé non relu

I. Ea écriture cursive allemande

8 heures et demie. — Messe. — M. May eu parait, l'ennui à la main, c'est-à-dire portant un mandement terrible. La lecture en a duré un grand demi-quart d'heure.

Aucune nouTelle positive. — On prétend que l'Empereur n'est encore qu'à Chalon-sur-Saône.

Je suis enrhumé du cerveau.

M. Bourdon s'est, dit-on, engagé pour prouver son dévouement; mais seulement pour faire nombre et donner le bon exemple : si l'on marr che, il ne marchera pas ' .

6 heures.du soir. — Ah! Dieu! quand ne ferai-] e plus de discours latins ?

J'ai fîni aujourd'hui la troisième partie de la Nouvelle Héloîse, Comme c'est touchant! Quels attraits dans cette lecture ! Quelle éloquence déploie l'auteur, en parlant de l'adultère et du suicide ! Elle est bien intéressante, cette Julie, modèle unique d'amour et de vertu ! Ses faiblesses sont rachetées par tant de qualités si nobles, qu'on plaint moins ses fautes que l'on n'admire sa grandeur d'âme!

Que cette sensibilité ferait aimer Jean-Jacques Rousseau, si on ne le connaissait pas ! Cette récapitulation touchante des lettres d'amour des deux amants, la scène charmante qui rappelle à Saint-Preux tant de contrastes avec sa situa-

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