‹ Les cahiers d'un Rhétoricien de 1815Chapitre 34 sur 51 · I . On dirait aujourd'hui : mobilise · texte numérisé non relu

I . On dirait aujourd'hui : mobilise

souverain d'être toujours assiégé par une canaille importune, qui vient pour le voir, comme une bête curieuse.

« Ali! pour moi, dit une petite pincée, si j'étais reine, j'aimerais qu'on vint me regarder. » J'ai pris la nature sur le fait.

Canonnade pour la prise de Marseille*.

Nous allons ensuite chez M. le duc de P.... Divine maison ! Je joue dans le jardin au chat arec deux petits enfants de huit ans fort aimables. Il n'y a plus rien dans ce jour que je Teuille remarquer. Toujours quelques petits désagréments viennent troubler le peu de plaisir que l'on goûte.

17 avril, lundi. — Temps très froid. M. Genty, le hérisson, succède encore au divin M. Fercocq. M. Fercocq, dans sa jeunesse, travaillait dix-huit heures de suite, par jour. Aujourd'hui, sa tête s'en ressent. Elle ne peut plus soutenir une longue application. Nous autres lycéens, nous ne serons pas malades à force de travail.

Crémieux vient au lycée. Il va retourner à Nîmes. Le Lycée Impérial* est en insurrection.

1. Marseille, hostile à Bonaparte, avait été le centre d'une résistance royaliste dans le Midi sous les ordres du duc d*Angouléme ; mais ce prince avait d(\ capitnier le 9 avril i3i5

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