‹ Les cahiers de Madame de ChateaubriandChapitre 17 sur 66 · A Charenton». (Note du manuscrit A.) Lire Chàtillon · texte numérisé non relu

A Charenton». (Note du manuscrit A.) Lire Chàtillon

3. Dès le 9 thermidor des agents royalistes rêvaient à Paris d'une restauration monarchique mais, sous l'inspiration du comte d'Artois, ils pensaient y arriver par les moyens violents : ils eurent peu de succès et parurent ridicules. Quelque temps après, Royer- Collard groupa autour de lui des royalistes sérieux, Montesquiou, Clermont-Gallerande, Camille Jordan, D'André, pour correspondre avec le Roi sans intermédiaire aucun et pour débarrasser le parti d'aventuriers comme Montgaillart; le comité intrigua auprès de

M. Ferrand^ Sémallé, Royer-CoUard^ et Becquey-^ étaient les chefs. Pendant quinze ans, ces messieurs avaient exploité Paris à leur profit à venir; ils étaient les vrais espions de la société et faisaient aux princes exilés leurs rapports dans le sens qui leur plaisait, sans se soucier de la vérité.

Bonaparte, qui refusa de jouer le rôle de Monk. Cet échec (1799) et les dissentiments des agents de Louis XVIII et du comte d'Artois, avec lesquels Royer-CoUard refusa toujours de collaborer, amena la démission du comité royaliste le 25 juin 1800. (Comte Remacle : Relations secrètes des agents de Louis XVIII à Paris, sous le Consulat., passim).

1. Antoine-François-Claude comte Ferrand (;1751-1825) conseiller au Parlement de Paris, émigra en 1791, lit partie du Conseil de Régence institué par le comte de Provence à la mort de Louis XVL Rentré en France ilSOli il vécut retiré sous TEmpire. Député auprès d'Alexandre P' pour lui demander le retour des Bourbons il814i, il collabora à la rédaction de la Charte, de\int directeur des Postes, pair de France, membre de l'Académie Française. Vn instant ministre de la Marine (1814), il fut nommé membre du Conseil Privé et ministre d'Etat.

2. Pierre-Paul Royer-Collard 1 1763-1845) membre du Conseil des Cinq-Cents, conseiller d'État (1814^, directeur de la Librairie, doyen de la Faculté des Lettres de Paris, prêta serment à Napoléon en cette qualité (,1815), tout en envoyant Guizot à Gand au nom des royalistes constitutionnels. Député de la Marne sous la Restauration, chef des doctrinaires, il fut écarté du Conseil d'État en 1817, à cause de son opposition. Rallié à Louis-Philippe en 1830, il se retira bientôt.

3. François-Louis Becquey (1760-1849), député à l'Assemblée Législative, au Corps Législatif et de 1815 à 1830, conseiller de l'Université ISlOi, directeur des Ponts et Chaussées 18161; il collabora avec Villèle dans toutes ses grandes entreprises (routes, premiers essais des chemins de fer...) Ses adversaires raillaient son activité féconde. « C'est, disaient-ils, un écureuil dont le Gouvernement est la cage» (Biographie Pittoresque des Dépiit('s..ASW.) Il l'ésigna ses fonctions en mai 1830 et fut nommé ministre d'État.

Il en résultait que les hommes qui ne leur plaisaient pas, étaient désignés à Hartwell * comme constitutionnels, car c'était le crime irrémissible et pour lequel on était mis à l'index. Pour les bonapartistes, on leur pardonnait en faveur de leur amour pour le despotisme, et les hommes de 1793 ne laissaient pas que d'avoir leur bon côté pour les Bourbons, qui aiment mieux avoir à pardonner la trahison qu'à récompenser la fidélité. Pour moucharder convenablement, il fallait être reçu dans tous les salons de Paris et plus encore dans ceux du Gouvernement que dans les nôtres, d'où MM. les Commissaires du Roi rapportaient des impressions qui n'étaient que le résultat de la manière dont ils avaient été traités, et comme messieurs les hommes du jour les traitaient bien, soit qu'ils sussent le rôle qu'ils jouaient, soit qu'ils les crussent de leur bord, les bonapartistes étaient à leur tour fort bien traités dans les rapports qui arrivaient à Hartwell. Aussi fut-on étonné de voir, lors de la Restauration, des gens qui avaient profité de tous les bénéfices de la cour impériale, se trouver encore les hommes désignés pour envahir toutes les places de la cour

1. Château dans le comté de Buckinghani, à 60 kilomètres de Londres, où Louis XVI II résida de 1811 à 1814.

des Bourbons: ils furent appelés les défenseurs du trône parce qu'ils en usurpaient la faveur. Ce fut une chose hideuse que la manière dont furent traités, en 1814, les hommes qui avaient le plus souffert pour la cause des Bourbons. Ceux-là et quelques pauvres gens, qui avaient servi loyalement et par besoin l'Empereur, furent absolument mis de côté : les services des premiers pesaient; on croyait faire justice en ôtant le pain aux autres ^

Cependant parmi les hommes du pouvoir, les plus absolutistes firent entendre à l'autocrate de Russie qu'il fallait une Charte pour satisfaire aux vœux de la partie des Français qui, n'ayant rien à craindre des libertés publiques et surtout de la liberté de la presse, voulaient une garantie de leurs droits^. Ce mot effrayait les vieux royalistes, qui croyaient bonnement que, la Charte

1. Les Relations secrètes des agents de Louis XVIII à Paris, sous le Consulat publiées par le Comte Remacle, contiennent en plusieurs endroits des notes sur Chateaubriand; toutefois ces passages n'ont rien de désobligeant ; à peine certains faits sont -ils rapportés avec quelque ironie. (Cf. notamment, p. 444.)

2. Les membres du Gouvernement Provisoire et les Alliés jugeaient que Louis XVIII ne pouvait régner qu'en faisant certaines concessions à ce que Ton appelait alors les principes de la Révolution. Aussi, pour prévenir les influences ultra -royalistes, Alexandre l'" dépécha-t-il à Calais, au-devant du Roi, Pozzo di Borgo, qui, en son nom, devait montrer au prince la nécessité de se rallier à la constitution sénatoriale du 5 avril. Louis XVIII refusa

une fois octroyée, il faudrait l'exécuter ; mais les plus habiles et surtout les légitimistes de nouvelle date^ leur firent entendre que cette Charte ne serait pas TÉvangile et que l'on ne serait pas obligé de la suivre à la lettre, mais que ce serait un mot qui satisferait les constitutionnels sans engager les royalistes -. Aussi cette Charte étant faite sans bonne foi, on la rendit aussi démocratique que possible, croyant qu'avant un an elle ne serait bonne qu'à jeter au feu. Aussi, lorsque les architectes d'un si dangereux édifice virent que les hommes de conscience voulaient marcher avec la Constitution à laquelle on leur avait fait jurer d'être fidèles, il n'y eut pas de leur part assez de menées pour les rendre odieux à la cour*. Ce fut

d'accepter une Constitution ; il octroya une Charte, « rançon » de son retour. (Mémoires d'Outre- Tombe, t. III, p. 418.)

1. Le comte de Montlosier signalait au baron de Barante, le 25 avril 1814, « un parti immense contre le régime de la liberté, entre autres le prince de la Moskowa et tous les anciens ministres qui recherchent parla la faveur et comptent la trouver». iBarante, Souvenirs, t. II, p. 57. i

2. a Au premier moment on ne savait [)as bien ce qu'on faisait en rédigeant la Charte. Personne n'avait foi en l'œuvre dont on s'occupait. C'était, pour tous, comme une formalité exigée par les circonstances et qui ne devait pas durer davantage... Les libéraux voyaient avec quelle répugnance et conséquemment avec combien peu de bonne foi on se soumettait à cette nécessité révolutionnaire. Aussi les garanties constitutionnelles étaient-elles réclamées par eux comme des places de sûreté contre un pouvoir ennemi. » (Barante, Ibid, p. 39.)

à Saint-Ouen ^ que celte Charte menteuse l'ut signée le [2 mai] 1814 par le bon roi * Louis XVIII, qui l'aurait suivie, aurait régné paisiblement* sans les éternelles intrigues du pavillon de Marsan ^ L'abbé de Montesquiou '\ M. Ferrand, de Blaire ^ et notre bon Glausel furent, dit-on, les principaux rédacteurs de cette Charte, qu'on pouvait ne pas donner mais qu'on devait suivre après l'avoir jurée.

Suite da I8H. — Ce fut le [12 avril] de l'année 1(S14 que Monsieur, qui avait précédé le Roi en France, fit son entrée dans Paris. Une foule immense fut à sa rencontre. De ce nombre était M. de Chateaubriand qui revint charmé, trompé par les paroles affectueuses du prince qui, avec beaucoup de grâce, jetait ce jour-là son cœur à

1. M"'« de Chateaubriand confond ici la proclamation de Saint- Ouen (2 mai), qui renfermait la substance de la Charte avec l'acte lui-même, qui fut signé le 4 juin à Paris.

2. Le comte d'Artois occupait au Tuileries le pavillon de Marsan, d'où le nom donné à la coterie dont il était le centre.

3. François-Xavier-Marc- Antoine duc de Montesquiou-Fezensac (1756-1832) député du Clergé de Paris à l'Assemblée Constituante, exilé à Menton sous l'Empire, ministre de l'Intérieur (1814-1815) . Il passa en Angleterre pendant les Cent-Jours et fut nommé pair de France, ministre d'État, membre de l'Académie Française, duc. Il donna quelques mois avant sa mort sa démission de pair de France.

4. Membre de la Cour de Cassation. iCf sui- lui, Castellane, t. H, p. 16.)

tout venant. Cependant on pouvait s'apercevoir que les grandes démonstrations étaient pour les habits retournés et un certain nombre de ces intrigants, qui semblent surgir lorsqu'un gouvernement succède à un autre et qui se trouvent tout-à-coup et sans qu'on sache pourquoi des hommes importants parce qu'ils le disent, et nécessaires par les services qu'ils prétendent avoir rendus, services qui n'ont profites qu'à eux.

L'arrivée de Monsieur fut célébrée par un banquet où assistaient tous les souverains et où les royalistes étaient représentés par MM. de Talleyrand, Pasquier, Mole et M. de Gaulaincourt ' qui fut admis à ce dîner sur la prière de l'empereur de Russie.

1. Armand- Augustin-Louis marquis de Caulaincourt il772-1827i général de division ^1805i, ambassadeur à Pétersbourg i,1807), sut se faire apprécier du Tzar qu'il poussait à l'alliance française. Duc de Vicence 1I8O81, sénateur (,1813i, il devint ministre des Relations Extérieures et fit des efforts inutiles au congrès de Châtillon pour obtenir une paix acceptable. Accusé d'avoir participer à l'arrestation du duc d'Enghien, Chateaubriand reconnaît qu'il n'est coupable que d'avoir « exécuté l'ordre d'arrestation » bien qu'il ait été, avant la Révolution, page du prince de Condé. (Mémoires d'Outre-Tombe, t. Il, p. 449). Cependant Caulaincourt se défendit toujours d'avoir participé à cet acte; le Tzar voulut, par son intervention, prémunir le duc de Vicence contre les ressentiments des Bourbons : il l'invita au banquet pour forcer le comte d'Artois à le recevoir. Celui-ci témoigna, par sa froideur, de son mécontentement; Alexandre I"' en fut froissé: il voyait dans cette attitude un blâme à son égard, car il ne montrait pas une telle sévérité vis-àvis de certains de ses officiers, accusés d'avoir étranglé son père

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Monsieur, Lieutenant [Général] du Royaume. Formation du ministère^.

MM. DE Talleyrand, Affaires Étrangères.

[de Montesquiou], à l'Intérieur.

[Louis], aux Finances.

[Malouet], à la Marine Ferrand, aux Postes.

DE Blâcas, à la Maison du Roi.

Dans ce nombre deux prêtres apostats, une âme damnée de Bonaparte, un de ces commissaires ambulants des Bourbons, un et un

comte de Tuffières ^ qui, par son insolence et son ineptie, prépara le voyage de Gand.

Paul 1". (Cf. sur ce dîner, Paria en I8U, Underwood, p. 281 et M"* DE BoiGNE, Mémoires, t. 1, p. 377 et suiv.). L'intervention du Tzar sauva encore Caulaincourt en 1815, en faisant rayer son nom de la liste de proscription dressée au retour de Gand contre les ralliés aux Cent-Jours. (Cf. Castellane, t. I, p. 259).

1. Les noms de quelques ministres, qui ont été laissés en I»lanc par M""* de Cliateaubriand, sont placés entre [ J. Le ministère du 13 mai était complété par Dambray, chancelier, garde des Sceaux; Dupont, ministre de la Guerre; Vitrolles, ministre d'Etat, secrétaire du Conseil et Beugnot, directeur général de la Police.

2. Cette expression désigne le prototype du sot vaniteux : « A la veille de 1789, la bourgeoisie française personnifiait ce régime détesté (la monarchie) dans le marquis de Tuffières ou le vicomte de Moncade et, se croyant compromise par M. Jourdain, elle jouissait de l'égalité comme d'une vengeance.» (L. de Cautsé, Souvenirs de ma Jeunesse, p. 24.) M™^ de Boigne écrivait au sujet du duc de Rohan : « Ces honneurs, bien prévus pourtant, achevèrent de l'enivrer d'orgueil ; il devint un véritable émule du marquis de Tuffières. » (Mémoires, t. II, p. 356.)

110 MADAME DE CHATEAUBRIAXD

La brochure de M. de Chateaubriand ^ venait de paraître, on sait le bien qu'elle fit; d'abord elle rallia par sa modération tous les bonapartistes au parti du Roi ; les gens de bonne foi ne pouvaient trop louer la générosité de mon mari qui, persécuté pendant dix ans sous l'Empire, prêchait si éloquemment l'oubli du passé. Mais la cour profita de ses conseils sans lui en savoir gré ; on combla tous les hommes qui avaient servi l'Empereur et on laissa de côté celui qui avait si puissamment contribué à sa chute morale, car il ne faut pas se le dissimuler : l'ouvrage de M. de Chateaubriand fit, comme l'a dit lui-même Bonaparte, plus de bien aux Bourbons qu'une armée de cent mille hommes. Mais les ultras d'alors, car il y en avait déjà, ne lui pardonnaient pas d'avoir manifesté dans sa brochure quelques sentiments de liberté publique que Louis XVIII fut obligé d'avoir l'air au moins de manifester à Saint-Ouen. Lorsqu'il jura la Charte qui, il faut en convenir, ne fut pas plus en 1815 la Cliarte Vérité - qu'elle ne l'est en 1833, il crut pouvoir

1. De Buonaparle et des Bourbons et de la nécessité de se raltiev à nos princes légitimes pour le bonheur de la France et celui de l'Europe, par F. -Auguste de Chateaubriand. Annoncé le 2 avril dans le Journal des Débats, ce pamphlet parut le 5 et eut un succès considérable.

2. Allusion à la proclamation que le duc d'Orléans rédigea, le

tromper la France et il ne lit avec elle qu'une paix menteuse et boiteuse"*'.

(Une demi-page blanche dans le manuscrit A .)

Déjà les petites coteries se rassemblaient. A leur tête étaient M. de Damas \ les Narbonne^ et M. de Blacas ^; on nous choyait encore un peu dans l'espoir que M. de Chateaubriand changerait

31 juillet 1830, en acceptant, sur la prière des députés, la Lieutenance Générale du Royaume: « La Charte sera désormais une vérité. »

1. Anne-Hyacinthe-Maxence baron de Damas (1785-1862), servit dans Farmée russe pendant Féniiiiration. Réintégré par Louis XVIII dans l'armée française comme maréchal de cani]), il seconda le duc d'Angouléme dans le Midi il815). Pair de France, ministre de la Guerre il823j, il contribua à la chute de Chateaubriand qu'il remplaça comme ministre des Affaires Étrangères: Nommé gouverneur du duc de Rordeaux, il le suivit dans Fexil.

2. Raimond-Jacques-Marie comte, puis duc de Xarbomie-Pelet (1771-1855), rentra en France avec les Rourbons. Pair de France, chargé d'affaires auprès du roi des Deux-Siciles (1815-1821), ministre d'État (18l7i, il se retira de la vie politique après 1830.

3. Pierre-Louis- Jcan-Casimli' comte, puis duc de Blacas d'Aulps (1771-1839i, devint après la mort du duc d'Avaray le confident intime de Louis XVIII qui, à sa rentrée en France, le combla de faveurs, (ministre de la Maison du Roi, grand-maître de la garderobe, intendant général des bâtiments de la Couronne). Il voulut empêcher Louis XVIII de quitter la France en 1815, le suivit à Gand et, renversé par des intrigues de cour, il fut nommé pair de France, ambassadeur à Naples puis à Rome (1816i. Il négocia le mariage du duc de Rerry, et le Concordat de 1817 qui n'aboutit pas, puis représenta les cours italiennes au congrès de Laybach. Il se retira de la vie politique vers 1824 après avoir vainement essayé de reconquérir la faveur du Roi. Après 1830 il se dévoua à Charles X et mourut à Goritz.

d'avis et mettrait en bon français les rêveries des revenants d'Hartwell, qui réellement arrivaient de l'autre monde. Je me rappelle que, tandis que la cour trouvait mon mari presque un libéral, le Roi de Prusse lui écrivait en partant, pour lui recommander la modération et la nécessité de se plier au temps. Tout ce qui avait été les esclaves de Bonaparte le craignait; tout ce qui voulait mettre la France en esclavage l'abhorrait. Un seul homme fut juste dans ces temps envers lui : Bonaparte, à Fontainebleau ; il se fit lire la brochure De Buonaparte et des Bourbons; les maréchaux, pour lui faire encore une dernière cour, se récrièrent sur l'abomination de cet écrit ; l'Empereur seul le discuta avec impartialité et ajouta : « Au surplus je n'ai rien à dire à Chateaubriand : il fait son métier, il m'a résisté pendant ma puissance, il a le droit de me frapper quand je suis vaincu, mais ce sont ces plats courtisans, ces Lacretelle^ et ces. ..^

1. Chark's-Jean-Dominique de Lacrctelle (1766-1855), collabora sous la Révolution au Journal des Débats et à plusieurs publications; condamné à être déporté après le 18 fructidor, on Foublia pendant \ingt-trois mois dans sa prison. Membre du bureau de la Presse en 1809, professeur d'histoire à la Sorbonne (1809-1848), censeur impérial (1810), membre de l'Académie Française (1811), il attaqua violemment Napoléon en 1814. Il a laissé de nombreux ouvrages assez partiaux qui embrassent l'histoire de la Révolution, de TEmpire et de la Restauration.

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