‹ Les cahiers de Madame de ChateaubriandChapitre 33 sur 66 · L'abbé Mac-Carthy, h S'... ». (Note de l'Auteur · texte numérisé non relu

L'abbé Mac-Carthy, h S'... ». (Note de l'Auteur

impie et un faussaire. Alors on ne faisait pas de barricades dont les auteurs sont restés inconnus, et on n'aurait pas vu une poignée d'hommes pouvoir crier derrière la voiture de Madame la Dauphine: « à bas les Bourbons », sans être arrêtés par la gendarmerie, qui entourait la voiture, ou les officiers de police, qui ne devaient pas la perdre de vue.

Certes, dans cette occasion, la liberté de la presse n'aurait pas empêché de faire justice des crieurs, parce que la Charte défend les cris séditieux, ou de M. DelavaudS parce qu'un préfet de police est complice d'une émeute formée par une douzaine d'individus, entourés de la force armée, et d'autant de mouchards qu'on en peut requérir sous les guichets de la préfecture. Mais M. de Villèle, ayant alors besoin de cris séditieux pour justifier le licenciement de la Garde Nationale, n'eut garde de laisser échapper une si belle occasion de prouver la nécessité de la mesure qu'il avait imaginée pour son malheur, car elle a certainement hâté sa perle.

1. Charles Delavaud (1788-1874) avocat, juge auditeur (.1815), conseiller à la Cour (1816), succéda au comte Angles comme préfet de Police (1820-1828), conseiller d'État, il vécut dans la retraite après 1830. Il fut un des membres les plus actifs de la Congrégation dont il devint préfet en 1816-1817.

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