LA SÉPARATION
(( Puis la lampe s'est éteinte, Je m'en vais mourir !
Une cloche tinte, tinte.
Et ne tinte plus.
(( Je ne connais pas grand'chose
De ton avenir.
Je sais qu'il est rose, rose,
Et n'en sais pas plus.
« Va, gaîment, sur la grand'route,
Va, droit devant toi.
Cueille les fleurs, toutes, toutes,
Et n'en cueille plus.
« Un jour si tu te déchires, Aux buissons, les doigts.
Tu devras en rire, rire, Et n'y penser plus.
« Va, ne fais pas de vains rêves, Songe aux lendemains;
Va, la vie est brève, brève.
Et n'est déjà plus.
« Moi, je dors toute petite, Au bord du chemin. . .
Le temps passe vite, vite.
Et ne revient plus ! »