‹ Les caisses d'épargne de la Suisse considérées en ellesmêmes et comparées avee celles d'autres pays...Ouvrage présenté à la Société Suisse d'Utilité Publique, siégeant à Genève le zo aoùt 1837Chapitre 15 sur 37 · XLV. Saint-Gali · texte numérisé non relu

XLV. Saint-Gali

Trois Caisses d'épargne sont éiabltes mainleiumt à Saint-Gall, el deux d'entre elles sont ouverte^ à tous les habitants du canton.

La plu^ ancieiine est la Caisse d'épargne de la viVe, étabBeen 1811 ,:pour tons les habitants deSaini-Gall et de rarrondisseaient où est situé cette ville. Les ver* sement^se font quatre ipis par an^. La limite supérieure admise est 600 florins. Le comité des finances de la ville administre rétablissement. La ville est respm^ $abk.

La Caisse d'épargne dirigée par le Directoire corn-* mercial a succédé, en 1835, à un éisd)lissenient par^ ticulier, dirigé par M. ZollikoflerrThomann, qui me^ naçait les nombreux créanciers d'une perte évideoH^. M. Bcmouilli lui attribuait , en 1825, une somme d^ 160,917 fl., et un fonds de réserve de 6000 ^ qpici^ ques florins. J'ignore ce qui est arrivé à l'égard des fonds et du nombre des créanciers, depuis la réorga*

Bisaiion. M* Augusle Naeff, ii qui je dois la pi«pai*( des retiseigDçineiits sur SainuGcitl, n'a pas pu me fournir un autre chiffre que celiii des oréancMrs an commtncément de 1836. La nouvelle administration n'a pas encore rendn de comptes.

D'après ses statuts, la Caisse est ouverte à tons les habitants du canton. Ils peuvent même envoyer des sommes par correspondance. Le Directoire possède des valeurs qui sont affectées à rétablissement comme garantie.

Enfin, un citoyen zélé de Sâlnt-GaU, M. J. M. Scheitlin , a fondé récemment , à ses périls et risques , une Caisse d'épargne dont voici les principes. Il a déposé comme garantie , chez le premier magis* trat de Saint-Gall, une somme de 10,000 fl. En outre, dix personnes connues se sont portées cautions pour 10,000 autres florins. Une commission de cinq membres, pris autant que possible parmi Içs garants, vérifie les comptes chaque année cl approuve le placement des capitaux. M. Scheitlin admet toute somme déposée par une personne quelconque, suisse ou élran* gère, ou par une administration de chàrîlé, d'école, etc. Il s'engage à payer 3 */4 P<>tir 100, h rembourser le capital après trois' mois d'avertis-^ sèment, où de suite avec déduction de 1 pour 100.

. XV.. Grisons.

la Cais^e^ den <ifîi«€»^ m UMit-<à^fiiH Mépebdante 4tt gottv^meflieni cantonal et de la mimicipaUié de Coire* Toot^iac^idu domicilié dans le caotoo, et même les cUoyeos à Félmoger^ oai droit d^ prendre part.

TofUe somini» au-des9a^ de 2$ «oos est admise. Il D^y a poiiU de Umite supérieure. De là ré$uUe qiie ceue Gai$se fait le service d'aoe ba&que de dépôt, dans hqaeUe de$ personnes riches placent dessomaies M peu fortes en attend^ifii un emploi/

Ellejsert aussi aux établissements .de charité^ d'in^^ struotion publique ^ aux fondations pieuses etaux cor^ porations diverses^ dont il y a un grand nombre dans le canton. £lie lenr alloue un Jniérét de 5 pour 100, c^est-à^dire plus fort de 1 pow 100 ^ue celui qa^elle pâte aux simples particuliers. M. de Tscfaaroer nous mande qu'Ùen est résulté un^ impulsi<^n heureuae pouc toutes ces fondations d^une utilité ioc^e W générale, et la preuve en est que ces diverses fondations , sociétés ou corporations , sont actuellement au nombre de 13»!

Les intérêts se comptent à dater de l'une des deux foires principales du pays, mais ùu peut verser à tonte époque. Les remboursements peuvent n'avoir lieu que tous les 6 mois , d'après le règlement ; mais

radministraiion s'est rendue populaire en payant habN tuellement au moment de la demande.

Le haut intérêt payé aux ^èrporattoins a émpéébé^ racoroissemem dd (okids de réservé. Heureusement ta plus grande perte que la Caisse iaH eu h essuyer disms un espace de28 ans et defnl^s^est élevée à environ 500 fr. de Suisse. Gomme garantie, H n'y a que les 1 1 ,295 livres de Suisse de fonds de réserve et 600 (I . ( environ 477 livres suisses ) engagés par les fonda** tei«rs, de telle fiiç<^ qu'une perte de 33,060^ forins (18,543 L. S.) obligerait à retrand^rS peur lOO* des intérêts à payer. .

Le taux de Tintérét a écé réduit en 1821 de demi pour 100, pour 1^ simples particuliers. Vers 1826, les sommes ont pris un grand accroissement.il n^ a pourtant qu'un ^ul agent salarié.

L'usage des paiements en ibire a reodn superiia rétablissement de receveurs communaux. Après essai, on y a renoncé*

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