‹ Les caisses d'épargne de la Suisse considérées en ellesmêmes et comparées avee celles d'autres pays...Ouvrage présenté à la Société Suisse d'Utilité Publique, siégeant à Genève le zo aoùt 1837Chapitre 34 sur 37 · AS · texte numérisé non relu

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iVfi. VoycE les notes cî-rconlre.

^ L'a^ioisiraiîofi de la Caisse d'épar^pe publie aussi la répartition des aouveaax déposants originaires de diverses oomniunes du captoa. La plupart étant dominés à Genève ou près de la vUie, bors de leur

(1) Let lacunes qui setroufent dans cette colonne pioriennent de ce que le gouvernement de Genève n*a pas encore fait relever dans les cahiers des recensements le nombre des individus de chaque profesAion. Il s*est contente de connaître certaines professions quSl fallait absolument qu'il connût pour quelque ob^et administratif* Il n*a pas fait relever non plus la division de li population par âge. On chercherait en vain une publication officielle où les faks principaux des recensements aient élé exposés comme en France, en Angleterre et ailleurs. Les personnes qui étudient les faits commerciaux , industriels et politiques , celles qui s*occirpent de statistique médicale ou de placements viagers, les membres des Conseils qui s'occupent de lois sur la milice, sur le jury, etc., sent arrêtés par Pabsenee des docuipenis élémentaires sur lesquels tous les calculs doivent se fonder.

Ci) Les tableaux de la Caisse d'épargne portent la rubrique marcJiands ^ marchandes et œmmi» ; ctuz qui. accompagnent les recensen^enti , négociatits ^ marchands^ etc. Je ne répondrais pai que dans les deux bureaux on ait classé les mêmes personnes semblabicment.

(3) Les tableaux de la Caisse d'i'pargnc portent :, ag^ncalteiu's ou jardiniers» Il serait possible que dans ceux du recensement on eût mis les jardiniers à gage parmi les domestiques.

(â) Dans cette classe se trouvent les enfants.

(5) L'administration de la Caisse d'épargne paraît n'avoir pas exigé de certains individus une indication aussi claire de leur patrie que les personnes qui Mil fait le recenscnuent* L*etreur a dû tomber surtout sur ceux qui ne parlent pas français ,: en particulier sur des gens qui ne parlent que l'iiMemand , et' qu*on ne «ail pa& classer parmi les Allemands ou les Suisses de cantons allemands. Par ce motif , la proportion des déposants de ces ét»n catégories est probablement plus forte qu'il ne semble.

commune d'origine) je ne crois pas^devoir auaoh%r beaucoup dlmportance à ce document. Je remarquerai cependant que le tableau qui vient de paraître indique huit communes comme ayant des notables qui s'occupent à recueillir des dépôts pour les apporter il la Caisse d'épargne (')• Ce sont les communes de Chéne-Bougeries , Chéne-Thonex , Collex , Genihod, Jussy, Meyrin, Pregny et Yersoix. M« J* Yaucber parait avoir recueilli assez de dépôts dans les communes de Yersoix et Collex^ voisines de Geuthod, ce que je ne savais pas lorsque j*ai parlé ci-déssus de ses tentatives en faveur des receiles locales. Pour ces huit communes , les nouveaux déposants se sont accrus , relativement à la période précédente de i années , = 100 : 197. Dans les 29 autres communes du canton , Taccroissement a été = 100 : 122; dif- Térence de T5 p' 100 en faveur des receltes locales. Si Ton pouvait distinguer les déposants originaires de chaque commune et ceux qui y sont domiciliés , on verrait sans doute que Taugmentation a

(1) Je oepenM pas que huit personnes aient eu l*idde de prendre celte peine, maïs je suppose que trois ou quatre personnes se sont trouvées à la disposition des habitants des huit communes mentionnées. M. le ministre Yaucher^ de Vernier, secondé par M. l« pasteur Naville et M. le maire Barde-Violiier, a reçu depuis plusieurs années les dép^s des habilsnts de Vernier et des commun^'

porté surtout sur ces derniers , dans les communes à receltes locales. Au surplus, en 1836, Texpérience était toute récente dans la plupart des huit communes indiquées. Je crains bien qu'elle ne soit abandonnée si l'administration ne trouve pas des moyens de ré^ gulariser Topération, et d'empêcher les oublis de formalités qui deviennent préjudiciables aux déposants et à la Caisse, malgré toute la bonne volonté des receveurs et des employés. Il est toujours difficile d'adapter un nouveau rouage à une machine toute faite^ dont le mouvement ne peut pas s'arrêter. Je puis assurer cependant que MM. les administrateurs de la Caisse d'épargne sont persuadés de Timportance de la question et qu*ils ne renverront jamais sans examen les idées propres à améliorer le bel établissement qu'ils dirigent. Qu'il me soit permis de joindre ma voix à celle de tous mes concitoyens pour leur exprimer ma reconnaissance de leur gestion sage et éclairée. Je remercierai aussi, en mon particulier, le président de l'administration, M. Brot, et le caissier, M. Bâtard, à Toccasion des renseignements pleins d'intérêt qu'ils ont bien voulu me communiquer.

SUITÏ

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