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CHAPITAE IT.
€OIf^It>ÉRÀTlOf<S H AtBÉMATlQtJB^ SUR L^CGIKMSSBlIfiFft 'DBS FOm>S t^XttS l^ANS LtS CAIS9E8 d'ÉPABGKÈ»
Bi fâctroissenwtt nhtif des sommes qui cmatitnetti le ' mêuvenunt des fonds des C^sus d^épargne.
Le but principal des Caisses d'épargqe est de €oa^ server ^lA^ rendre les économies^ raccumulattoo des intéréls n^estqa^un point accessoire (')• C'est à quoi je n'avais pas assez réfléchi lorsque j'ai adressé (es questions relatives aux Caisses d'épargne da Suisse» J'ai attaché de l'importance au solde restant en dép6t à chaque règlement de compte. annuel, sans fiiire attention aux soaimes versées et remioursees^ qui expriment bisaucoup mieux le rôle et le degré d'uiiilié de chaque Caisse d'épai^ne. Toute somme versée est un avantage pour une famille ; toute somme remboursé» Test également, car elle vient empêcher une faillite^ déterminer un établissement, créer une industrie^ etc. Or, le chifl're accusé à la In de l'année, comme relî-
(1) A. Prevoft (agent général de U Caisse d*<fpargiic de Paris)^ rapport sur les Caisses d^i^iargne d^Angleterrei p. 6.
quat de ces uliles opérations, n^exprime pas du lonl leur étendue. Une caisse qui aurait à la fin de Tannée des -déptlAs pour BOO^OOOl fr« , qui aupail r^çu dans Tanné» $00,0OD &. et en auraii rembqiu^sé 604,000, serait bien plus importante dans un pays que celle qui, ayant pour un miTtîon de dépôts, aurait reçu 400,000 fr. et eu auraii remboursé 300,000.
Pour fittppléer à ce que fesilme uae^ lacune dans mes tableauit et dabs beàttc<>up d^ cem qui se publient sur les Caisses d^épargne, j'ai cherché dans quel rapport se trouvent ordinairement les chiffres qui représentent Je mouvement des fonds et celui des sommes dues à une époque détermlïiée. Le résultat de cette recherche m*a montré une diversité entre les Caisses d'épargne qui n'a pas encore été observée. ' ' ■" * ''•'•.
A Genève, au 31 décembre 1836, la Caisse d*épargne avait en caisse 5 millions 400 mîlle^ florins environ; la somme des verseùienls et des renibour^ sements de Tannée montait à 2 millions 260^ mtlie florins. On voit que le rapport du mouvement annuel au solde final est à peu près de 2 à 5.- PoUr la Caisse d'épargne de Paris, en 1836, le rapport est assez près de Tégalîté (=î 43 */. : 50 millions). De riiêmê, cri 1833, pour Tensemble des Caisses d'épargne de France ( == 17 ; 18). Pour l'Angleterre et TIrlande,
iir
M cofitratiT^ oii U*6ttV0 dans ee$ derniènes anhéeë le rtpp^li 1^ t Id; Il «M» ddtic 1inpos§{l>te d-esiiflà6r ié mt^têïÀQnié^loiAié d'iinë Caièsè d'éj^rgne ou dty plusieurs, d'après te. :Sdld6 à lide époque déleriM^ née, ^ njoios défaire quelques recherches sur ce ppiut»
Présumaut que i'apcienoeté deà Caisses d'épargae avaiLune ii>C|«eoce marquée sur, ces rapports y je Jes fticbmparéà pour uue même Caisse d'épargne à dî-* verses époques. Peu al déduit un aperçu de la marcherudmale des Caisses d^épargiie.
Dans la ptiemiér^ année de l^'exrsience d'an àé èeé éteiblUienfentô^ 1^ somme des versemenis esl cousin dérable relativement aux attirés chiffres; ajoutée atts revnboursemeat^ , ces deux somfnes dépassent toujours l0 ebiffre du solde au 31 décembre^ Dans le& Aimées 6u hantes, )es>ersemeiKs âugm^mteM, !esi*em^ bodt*$e«i[)eiits tûën plus encore, mais les deuat rémii; àont toi^atâ p4us considérables q«e le soldQ fio^ de braque années Peo ^ p«« les cbM^es «xprimant la mouven^nC et lé soldô tendeltt à se rapqprocber; eufiti, atr^bout d'an Aomb^ed'aânéès qui tarie d'unq Cal^Cà l^aWrfe, ils arment à régaWlé.
Pbur la Caisse d^épargoôde Paris^ cette premièn» pëi*tode, dàbsJaquelle'Ie motiVémëar des fonds versés el rèm^onrsés excède le solde' à an jour donnée à»ié^ conclue en 1832 , e'èst^à-dîre au commencemeju d€| la quatorzième année.
Digiti.zed by
Ëa effet y. j6 trouve dap^ les di^roîers Ci>fiifiiie4 ren- (ks lescbjfiTres suivaiH^, ^que ]^ récluis aux iiiiUkMa ei dixièmes de fniUions^ de t^He^orle q«e %f^ exprime 2 millions 400 mille francs, ^ic
S«1[^im4^ Solde tu Aùnéei. VerwmWit». fiemlb^urte- VelrèemenU 31 tWcem-
menta. etrembours. ht».
I88i(44»*). . . , 5,6. . . . i,2. - . »,8. . . , êfi
Les autres Caisse» 4'é|mfgiae de Fi^ce <wt «lar^ ebé à peia près de ii^nie. Les plus HDcietiiies approcbeoimaiuleoaDtde Id fiode la première période^ q^i aura duré pour elles 15 à 20 au^«
Les Caisses d'épar^e de $iuisse privent en gêné* rai plus yîte à la fia delà pnewière périojie^ Cell« de Genève paunU avoir aueiut ee poîw vers b ciiM|mème ou silJème auuée^ .Malbe<ireiisemeot jd B^i pas pu couDaHre les sommes des ver^eaienis 6i> rembottf semeDts pour chacwe des treize première amiéfis, mois à la quatorzième le solde .étwt d^ t"-* pie du mouvemeoi de l'aau^. Ja Caisse d^ honvgeois de Berne e^.^rriv^e à réfplii^ vers la troUièniQ année de s^n existence; scelle de Teuffen (Appenz^H) vers la4uairièiAe; eello de Nçuehâtel plus promptemeni encore, car, dès la 5"' année, le solde éiaU presque quadruple du mouvement aimuet.
Après çme première période cpmni^ee uoe «econde) d^n^ laquelle l^s sommes ijpii) réunieS) qxprimeot le mo^vemem anniif^U soQt iDCérieiires è cellei qui est due à la fip 4e Tiuawièe. lîa (départ des Caisr ses d'ÂDgleteire et de Suisse se irouveui dans cette période. En prenant le chiffre du solde à la fin de Vwh. née^ 01 se fait donc une idée e^cagérée de leur itnpor* lance.
Enfin il sgrrive proba))Ieraent une (rpisième époque oii ie mouvement annuel des fonds se limite, relaii** vement au solde, à un certain rapport habituel , qui cependant n'est pas bien fixe. Pour la Cais^^ d'épprgoe de Gexàève? le mouvement f^nnuel (versementf et reBuboursements) détaillé ci-dessus^ a été :
En 1850(1 4— année). .
. . 56 •/» du solde
auStdéc.
1831 (*5"" année). .
1852 (16°" année). .
1833 (17"" année). .
1834 (18— année). .
l«iSS (!»<*" année). .
1856>(S(r* année). .
Pour la Caisse d^épargne de Neudiàiel H s'ess maintenu de 1820 à 1826 entre 36 et 31 Vo, ensuite il s'est abaissé entre 23 et 24 **/o, Comme suit :
1854 (25™'' année). . . . 24 o/o du solde au 31 déc.
1855 (24"^ année). ... 25
1 856 <28»* année). ... 2%
Pdiii* la Caisse d'éj^pgne de Spêicher (AppenieH) , qui :doil avoir aiieiot d^à la iroldièiiie période, lé rapport en 183i (seizième aonée) étdli dé 32 p. 18d; Pour la Caisse des' bourgeois de Berne, Il était en 1S99 (dixième année) de 18 «/o, en 1835 («etz^me année) de 17 p. 10(^. Peur !a plus ancienne Caisse de la Suisse, celle des domestiques à Berne, fé rapport était en 1829 (43™« année) de 13 Vo. H semble, en général, qu^rl tend à diminuer depuis la vingtième année environ de Texistenee de certaines Caisses d'épargne.
Us point auquel ce rappot t s'établit d^me maniée peu variable, dépend de beaucoup de eirconstan* ces, en particulier du maximum admis parles statuts de,c)K]|que Caisse et 4e^ facilités de placements qui existent dans le pays. , >
Lorsqu'il s'agit d'un certain ensemble de Caisses d'épargne, par exemple de toutes celles de France ou de Suisse, les lroi$ périodes re^nnne^ d-dessus doivent aussi exister, mais elles sont compliquées par j|a jqréajilo^ çpfttiojiipllff de nouvelles, Caisses. Cepenfiant coqme les Caisses les plus recelâtes out de petites sommes en. coraparaUon des autres, elles influent, peu sur la masse, et le rapport général des fonds est à peu près comme pour les Cuisses les plus anciennes. En France, en 1833, tes vingt et une Caisses dont
on coniiaHks opérations , atliMH reçu dans rannée 13 millions, en avaient remboursé i, total 17 mil* Uons, et leur soldé, à la fin de Tannée, était de 18 millions; Elles marchaient donc dans toir ensemble à peu près comme celle de Paris, considérée isolément.
Si l^ôn jugeait des Caisses d^épargne de Strisse par «elles de NeucbAtel et de Genève, qui sont au nombre des pins anciennes, le mouvement annuel des sommes «^élèverait à environ 30 p. 100 du capital à la fin de 1835, eW-h-dîre h 3,150,^0 L. S. (environ 5,170,000 fr. de tranee). La diversité des siaïuis des Caisses suisses ne permet pas de croire que cette approximation soit saiisraisante. En Tadmettant toutefois comme probable, le mouvement des fonds dans les Catôses d^épargne de Suisse serait de 2 fr. 40 c. par habitant (*), tandis que dîans le Royaume-Uni (moins l'Ecosse) , il est de 1 fr. 85 c, et en France de moins d'un franc (50 c. en 1833). Ces chiffres confirment Topinion, émise plus haut, que les documents relatifs aux sommes devraient tous être pris en considération, si Ton veut estimer par eux l'importance des Caisses d'épargne , et que le chiffre des dé-*
(1) VouT le cantoo^t GeiMve y en purlicalier, le mouvement cft de 17 francs dé France par habitant, proportion dont on ne troaveraît peut -are pas un aecdtid esemplr.
posants esi le seul qiû ne donne pas une idée fausse lorsqu'on le cite isolément.
Eu Angleterre, dans le Pays de Galle et Tlrlande, les. Caisses d^épargne , oonsidérées dans leur ensemble, sont, déjà arrivées à la troisième période^ car dans trois années consécutives le rapport du mouvement au solde n'a varié que de 1 p. 100. Il est remarquablement inférieur à celui des Caisses de Suisse, ou en d'autres termes les sommes y demeurent plus long-temps en d^pôt.
Voici les chiffi*es en livres sterling :
Somme det Rapport do
Versements. Remboar*. Tersem. «t Solde au SO moavemeikt
rembours. novembre, au solde.
1«33. 952,770. 519,639. 1,472,409. 14,337,521. lO^o 1834. 944,400. 54â,759. 1,4^7459. 15,369,844. 9 1835.1,085,722. 542,835. 1,628,557. 16,456,104. 9
Les Caisses d'épargne de France ayant mis plus de temps que les autres à traverser la première période, arriveront probablement plus tard à la troisième, et n'offriront peut-être pas alors une accumulation de capitaux aussi grande que celles d'Angleterre, relativement au mouvement annuel des sommes versées et remboursées. Ceci nous conduit à une autre question.
Limite que les sommes déposées dans les Caisses d^épargne doiçent atteindre.
Les administrateurs de notre Caisse d'épargne
voyant la somme considérable' quils ont en main, et raugpteniatiQn qui ne s'arrête pas , sMnqttiètem quelquefois de rénormité des capitaux que leurs successeurs auront à placer. Pepsonile, Jusqu'à présent, n'a pu. se faire une. idée de la limite que doit atteindre une Caisse d'épargne, si toutefois elle doit arriter à un point où les remboursements compenseraient chaque année les versements»
Les Caisses de Suisse éiant anciennes me parais < sent devoir résoudre ce problème,. Pai remis à un habile calculateur, M. Rilier, régent- d'arithmétique au Collège de Genève , le tableau de la situation de la Caisse d'épargne de Bâle, depuis 1809, anoéepar année. On- voit la somme déposée doubler dans la première année, augmenter de moitié en sus dans la troisième , etc. , dans une progression qui diminue constamment et qui parait assez régulière. Après de longs calculs, M. Ritier a trouvé une formule eo^irique exprimant assez bien la marche pendant vingts six ans. Il en résulte que les conditions restant les mémes^ la Caisse atteindrait vers 1845 un point sta* lionnaire, où elle aurait environ 600,000, L. S. Sans doute les circonstances pourraient changer ; par exemple , les Caisses d'épargne qui font , concurrence à celle-ci pourraient cesser d'exister; la prospérité pourrait augmenter beaucoup plus ; cependant il n'est
pas sans iméréi de savoir (fue dans un étal de choses réfipiilier, celle Caisse doit arriver à un point stationnaire qui n'effraie pas Timagination , et qai ne pent pas donner d'inquiétude aux gérants. La même chose arrivera probablement anx autres Caisses d'épargne y seulement la formule ne sera pas la même pour toutes.
Voici la note de M. Ritler.
Ci La formfule-qui m'a semblé le mieux reproduire les résultats du tableau est la suivante :
s =: «585 + 6450 t — 644,50 «• ^ 74,477 fi — i ,5270 «*
OÙ t représente le nombre des années écoulées depuis 1810. Pour vous faire juger de l'exactitude avec laquelle elle représente les résultats observés, je vous donne le tableau de la comparaison du calcul et de l'observation. Quoique les erreurs en plus et en moins ne soient pas fort en dehors de l'exactitude qu^on peut attendre d'une formule destiuée à représenter des éléments aussi vagues lorsqu'on manque de données à priori, je ne crois pas qu'on puisse en tirer des conclusions bien probables pour l'avenir. Dans aucun cas , elle ne mérite de conGance pour un avenir qui dépasserait six ou huit ans. Si elle était entièrement exacte au moins jusqu'au temps où les sommes déposées seraient parvenues à leur maximum, elle indiquerait te maximum, vers 18i5, épo-
que à bquelle la tomme déposée t'élèveraii à environ 600,000 {ivres; mais ce résultat ne mérite pas une grande confiance, parce qne la formule d'où on le tire est entier emprU empirique.
y> Cependant je crois qu'il résulte de la marche du chiffre total des sommes déposées, une tendance à un point d'arrêt, qui se manifeste déjà dans les sept dernières années, même abstraction faite de la diminution notable, et probablement accidenieUe, que Ton remarque dans Tannée 1835.
» J'ai trouvé que pour
1 856 la somme iseraît par la formule 4I3U8
» Mais je dois vous répéter que ces chiffres méritent très-peu de confiance, et le dernier à peu près ancuae. Seulement si Tespérience des années 1836, 37 et 38, ne s'écartait pas trop des résultats précédents^ on aurait par là une confirmation de celte tendance à un point d'arrêt qui me semble résulter de l'ensemble des observations des dernières années. »
SOMMBS
DiposH^
à la Caisse dVpargne de Bâlc.
iMNÉES.
Nombres réels.
Nomi>. calculas.
Erreur de la fo
15,8Stt
mm
Les sommes portées dans k seconde colpline iadiquenl raccroisement effectif des dépôts à la fin de chaque année. Je dois cette communication à Tobliçeance de M. le conseiller Sarasin , de Bâie.
POST-SCRÏPTUM.
Ati moHiend d'achever l'impression de ce travail , je reçois le tableau de la répartition des nouveaux dêpo-> sants qui se sont présentés pour la première fois à la Caisse d'épargne de Genève de 1833 à 1836. Ce tableau se publie de 4 en 4 ans depuis 1825* La même classification n'est pas connue pour les déposants des dix premières années , dont plusieurs , sans doute , cul continué à faire usage de la Caisse d'épargne depuis 1825. J'ai pensé qu'il serait îniéressanirde réunir en un seul les trois tableaux publiés pour les douze anaéesdel825àl836.
La manière dont les livres de la Caisse d'épargne de Genève sont tenus ne permet pas de donner, sans beaucoup de travail ^ la classification des^ déposants a un jour déterminé, comme on le fait en France, en Angleterre et ailleurs. Il en résulte que nos docnnienls ne sont pas comparables tivcc ceux des autres pays. Pour se faire une idée de ce qu'aurait été la classification des déposants au 31 décembre 1836,' si on avait pu lafaire^ il faut observer : 1° Que les plus anciens déposants à la Caisse d'épargne, dont quelquesuns ont continué à placer, étaient des domesirque? femmes, de U tîlle de Genève, dont 4a majorité a ton-
jours élé composée de Vaudoises ; S"" que les Genevois étant la partie la plus tixe, la plus sédentaire de la population du canton, il a dû arriver que leurs déposants à la Caisse d^épargne continuaient plus long-temps è s^en servir, tandis que dans les éléments moins fi^edela population, un individu se sert de la Caisse d^épargne pendant deux ou trois ans, puis il quitte le canton ei il est remplacé par un autre, ce qui augmente la proportion des nouveaux déposants, les seuls dont il sV gisse dans les tableaux ; 3^ que beaucoup de mineurs devenant majeurs , tout en continuant d^étre créanciers , et ^ttcun majeur ne pouvant devenir mineur^ la proportion des mineurs est plus forte parmi les nouveaux déposants que dans Tensemble des déposants à un jour donné. Par ces trois motifs la classification des déposants au 31 décembre 1836, par exemple , donnerait une plus forte proportion de Genevois , de Yaudois , par conséquent de personnes attachées à lliorlogerie et ta bijouterie, d'agriculteurs ^ de marchands, de domestiques, d^îndividus du sexe fé^ minin et de majeurs, qu^il ne résuite du tableau dés nouveaux déposants; et une proportion /^/i/i/j/^/i? dans les étrangers à la Suisse , les hommes , les mineurs et par conséquent les individus sans profession , enfin les militaires.
Quant à ropinîou qu^on doit se fortifier du degré de
prévoyance des diverses catégories de la populaiion du canton de Genève, il ne foui pas es juger par la Caisse d^épargne senlement. Il y a des états auxquels ce genre d'établissement convient plus qu^à d^autres. Dans quelques professions, on fait usage des sociétés de secours mutuerplutôl que des Caisses d'épargne ; ainsi je me suis assuré que presque tous les ouvriers allemands ou suisses, établis dans le canton, appartiennent à des sociétés de secours mutuel. Enfin, si les agriculteurs présentent peu de déposants, on peut Tattribuer en partie à Téloignement où ils sont du bureau de la Caisse d'épargne*
La comparaison des nouveaux déposants dans les trois périodes consécutives de 1825 à 1828, 1829 à 18^, et 1833 à 1836, montre que certaines classes de la population qui s'étaient d'abord peu occupée$ de la Caisse d'épargne, arrivent à l'idée de s^en servir* La proportion des nouveaux déposants augmente dans la catégorie des industriels de toute espèce, des marchands et des étrangers à la Suisse. Il est vrai que le nombre absolu et relatif de ces derniers a augmenté dans le canton.
Classification des déposants qui se sont présentés pour la première fois à la Caisse d'épargne de Genève^ dans tes douze années^ dé l^%5 à 1S'B6.
1® Pi-ofessions.
Domestiques. . .' . . .
Militaires. . . , . . • -•.
IVégociants, marchands,
commis (*). . . . . .
Attachés à {^horlogerie
et la bijouterie. . . .
Autres industriels (chefs
ou ouvriers). ....
Arts libe'raux. .... .
Agriculteurs (*). . . *
Sans profession ou de
profession incoaoue(4).
Totaux, ... .
20 Sexe.
Stj^e masculin
Sexe fdminîn.
Totaux. . . .
l"* Etat éwil.
Mineurs. . .......
Majeurs.
Totaux. . . ,
40 ISationalUL
( Genevois. . .
Suisses. < Vaudois. . .
( D*aotres cant.
Français. . .
Savoyards. .
Allemands. .
Eitrang.*( Autres étrangers, ou sans de'signation de patrie (5). . -,
Totaux. . . .