Fondation des Caisses d'^argM
On a suivi , en Suisse , une foule de procédés différents pour arriver à la fondation des Caisses d'épargne.
Le plus communément, de simples particuliers, animés du désir d'être utiles , ont constitué une société et une administration , sans consulter le gouver-
bernent on en se )>orBâiit à soomeiire leur pl^a à soa approbation. Les Caisses d'épargae des Grisons, de NeiicfaàteI^deBAie,-de Thupgovte^t beaucoup d'antres, ont pris naiss^ee dans des soeiéiés libres qui s'oc- Gupaient d^ d'objets analogues d'utilité puibliqu^e.
A Berne, le gouvernement prit i'iuîUaiive, en 1787. A Genève, la constitution de 1794 créait une Caisse d'épargne qui n'a pas duré , à cause d^ peu de stabilité 4ont la République jouissait alorsv {a Caisse actii^le, fondée en 1816, sur une proposiii<Hi faite en Conseil Représentatif, fut organisée , non p^r une loî^ mais, par un règlement approuvé par le Conseil d'fliat ou pouvoir administratif du Canton* A Gbjris et ^ Altorf , une loi a été sanctionnée p^ h Landsgemeinde, pouvoir souverain du pays* Le degr^ d'intervention l| demander aux gouvernements dép^ beaucoup des copdltions fondamentales de chaque Caisse d'épargne. Je dirai plus tard pourquoi , dans mon opinion , les gouvernements ne doivent pas administrer les Caisses d'épargne, ni recevoir leifrs • fonds, ni entraver les anaéliorations en exigeant une loi pour chaque modification de régime. C'est îndi-^ quer assez ma manière de voir sur Faction gouver- ^ nementale. J'y reviendrai dans-; un article pailiculjer.
Pouir co^pamenc^r chaque Caisse d'épargne on a cm nécessaire, dans la j^upart des ca^, d'obtenir des
Digiti
cauiions pour une cemine somme , des avances pécuniaires^ des dons soit da gouTeroémenl, soit des particuliers. Les fondateurs ont suivi à cet.égard des idées diverses qui sent toutes .également bonnes.
£n voyant des différences aussi grandes dans le mode de formation des Caisses suisses , et en obser-vaut d'un autre côté que celles en petit nombre qui ont mal réussi , ont échoué par des causés étranj^res à la garantie primitive et au mode de fondation y il ^st impossible de np pas reconnaître que toutes les manières de fonder une Caisse d'épargpe sont bonoes^ pom^u quel^taibUssemeaitse constitue d'abord sur de bons principes d'administration et avec de bons gé^ rants. Il importe peu , à mon avis, de provoquer des caotto]toemMt&, des gmnties, des donSç pour une somme ou pour i«ie Mite. L^essentiel est de vouloir le biea;;c^est d'administrer avec prudence et de regarder ^e près aux conditions d'intérêts, de rembonr- ^«feienlset de plaeesai^tg, que l'on admet dè$ l'origtae*