CHAPITRE II
DÉTAILS SUR L^ORGÀN ISATION DBS GAISSBS D'éPARGl»B DE GHAQUB CANTON.
Les renseignements imprimés ou inédits que je possède contiennent une foule de détails sur l'organisaiion des principales Caisses d^épargne de la Saisse. Obligé de me restreindre dans de pareils développements , je me borne à esquisser les traits les plus saillants , et je laisse à ceux qui voudropt approfondir le sujet, de scruter les règlements dans leur texte originai.
h Zurich.
. Les Caisses d^épargne du canton de Zurich se distinguent par quelques particularités. En général elles n'ont pas de limites aj^solues fixées pour la somme que chacun peut déposer. Ordinairement il y a une limite pour les sommes reçues dans Tannée du même individu ., Je joe saurais recommander ce système, par le motif que les dépôts de quelques personnes pourrai^ devenir incommodes , et que , d^un autre côté un homme , sans être riche , peut avoir à placer à la
fois une somme un peu plus forte que celle admise annuellement, par exemple à la suite d^un héritage , d^une vente, etc.
La plupart des Caisses d'épargne du canton de Zurich ont été fondées par des sociétés de 12 à 20 personnes ^ qui garantissaient un certain capital, jus^ qu'à ce que la mieux-vâlue des intérêts eût formé un certain fonds de réserve*
t Souvent Tintérél ne se compte qu'à partir de certains jours de Tannée. Ordinairement il varie suivant la valeur totale du dépôt , de 4 à 3 pour cent , afin d'encourager les petites sommes.
IL Bebme.
L'organisation des Caisses d*épargne du canton de Berne est assez uniforme. Presque toujours une société s'est formée pour garantir, dans l'origine, un certain capital , ou pour fournir des actions qui sont remboursées peu à peu. Le gouvernement paraît ne s'en mêler d'aucune façon. Tout au plus exige-t-il une communication régulière des résultats. Les bénéfices obtenus par des placements avantageux ont permis à la plupart des caisses de rembourser les actions de garantie ou de remplacer les cautions par un fonds de réserve. Quelques-unes plus aventureuses (celles de l'Emmenthal ) ont commencé sans aucune garan-
tie y loin en annonçant un intérêt assez élevé , de i pour 100. A Courtelary , Thôpital des pauvres est garant pouir lont son avoir , et les bénéfices lui reviennent. Quelques statuts ont autorisé lé pfacement des fonds en billets; les autres exigent des placements hypothécaires.
Quelquefois les règlements constitutifs sont trèsdétaillés sur les formes à suivre pour ces placements 1 Celui de la Caisse des bourgeois de Berne ^ par exemple, exige pour tout placement la présence d^un certain nombre de membres de radminisiratioQ} la majorité des 2/3 , dans une votalion par scrutin secret y h la suite d'un rapport écrit. L'immeuble sur lequel on prête doit avoir au moins le double de. la valeur, et aucune première hypothèque supérieure h 5000 fr. Il doit être situé dans le canton» L'emploi en billets sur la place est limité chaque année par rassemblée générale des directeurs, qui sont étrangers à Tadministraiion.
L'intérêt varie de 3 à 4 pour 100 suivant les Caisses et prévue toujours suivant la valeur de chaque dépôt, r
Trois Caisses seulement , sur vingt et une , paraissent avoir fixé des limites h la somme totale reçue de chaqij^e déposant.
SB
IIL LUGERNË.
Je ne copnais pas I'Qrgî^ais;^ian de 1» C^sse d'épargne de Lucerne.