‹ Les Caisses de Secours & de Retraites: Des Ouvriers MineursChapitre 2 sur 85 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre XIXe siècle, si fécond en précieuses découvertes scientifiques, est aussi, sans contredit, celui du réveil de la sympathie humaine envers tout ce qui souffre. C'est une des gloires de notre temps d'avoir voulu, dans tous les domaines et dans la mesure du possible, soulager, secourir, protéger et instruire. De toutes parts surgissent des œuvres utiles répondant au besoin d’'émancipation, de moralisation ou de bienfaisance : en un mot, d’'humanité. Plus que jamais retentit aujourd'hui dans les cœurs le célèbre mot du poète Ménandre : « Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne n'est étranger. » — Or, au premier rang parmi les souffrants, les accablés de l'existence, il faut placer cette multitude ouvrière si souvent à plaindre et qu'il est si nécessaire de secourir. Ecrasé par la lutte pour la vie, par le souci de son pain

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