‹ Les caisses populaires [microforme]Chapitre 2 sur 2 · EE · texte numérisé non relu

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légers sacrifices de tous les jours, acquièrent cette énergie inébranlable, cette virilité qui font les peuples forts, assurent leur bien-être individuel et accroissent la fortune publique.

Pourquoi La Caisse doit-elle restreindre ses activités au rayon de la paroisse? Parce que dans un pareil foyer chacun se connait et, au cas de prêt, il est plus facile d'assurer la sécurité des fonds que si on avait affaire à des personnes plus ou moins étrangères ou inconnues, le prêt, dans ce cas-là, ne reposant que sur des garanties matérielles. Or, comme cet organisme fonctionne surtout pour le bien des travailleurs et que ceux-ci n’ont pas toujours de telles garanties matérielles à donner, il s’ensuivrait qu'ils ne pour. raient pas jouir de tous les bienfaits d’une telle association, bien que leur bonne réputation, leur conduite irréprochable seraient une garantie amplement suffisante. Comme on ignorerait l'existence de ces hautes vertus morales, on refuserait de venir en aide à un ouvrier qui, d’ailleurs, le mériterait à tous égards.

Le but de la Caisse est de provoquer et de stimuler l'esprit d'éparçne d'un côté, de l’autre, d'aider ses membres par des prêts judicieux dont l'emploi, préatablement communiqué à qui de droit, est de nature à aider et à améliorer la situation de l’emprunteur, car la Société ne saurait encourager, même indirectement, toutes dépenses inutiles ou toutes tentatives trop hasardeuses à raison de l’inexpérience de celui qui solliciterait un tel prêt.

L'administration de la Société est confiée à trois Conseils ou Commissions ayant chacune leurs attributions spéciales et bien distinctes. Le Conseil d'Administration voit à la gestion générale. La Commission de Crédit est exclusivement chargée des prêts et de tout ce qui s’y rattache. Enfin, le Conseil de Surveillance joue le rôle d'auditeurs, mais avec des pouvoirs et des devoirs beaucoup plus étendus, puisqu'il représente d’une façon spéciale l’Assemblée Générale des membres, siégeant en permanence pour ainsi dire, Un trait caractéristique sur lequel je dois appeler votre attention, c’est que l’Assemblée Générale des Sociétaires garde, de fait, un contrôle direct sur l’administration des affaires sociales.

C’est là une garantie et une sauvegarde dont l'efficacité doit frapper tous les esprits, et ce contrôle de l’Assemblée Générale est d'autant plus immédiat et effectif que la Société, n'étant composée que de personnes demeurant dans une seule paroisse, rien de plus

» les fatigues d vraiment négligeable.

Pour stimuler l’épargne, la Société crée de très petites parts, généralement de cinq piastres au plus, payables non pas en un seul versement, mais successivement par des paiements hebdomadaires ou mensuels de quelques sous, liberté entière étant laissée à la Société

Vous le voyez, je passe irès rapidement sur tous les points tou- Chant l’organisation et le fonctionnement de ces Caisses, croyant que ce que je viens d’en dire suffit Pour vous donner une idée juste de la nature de cet organisme économique.

citoyens suffit amplement. Il va sans dire qu'avec le temps, de nouvelles connaissances viennent compléter cette première compétence et la rendre plus fructueuse pour La Caisse, Un vieux proverbe dit que: ‘‘c’est en forgeant que l’on devient forgeron.’ Il en est de même ici, et l'expérience de chaque jour vient confirmer la sagesse de ce proverbe. Si On ne commence jamais, évidemment on ne peut espérer jamais finir. De même aussi la pratique du fonctionnement d’une Caisse ajoute, sans doute, une certaine somme de connaissances, mais l'expérience déjà acquise dans le train-train ordinaire de la vie suffit au début, car les opérations ne sont pas

nombreuses ni compliquées de leur nature. Au fur et à mesure que les fonds s'accumulent, exigeant des placements fructueux, au fur et à mesure anssi s’acquièrent les connaissances nécessaires pour assurer une parfaite administration. Plus tard, après quelques années de fonctionnement, les anciens officiers comme ceux qui pourraient être appelés à leur succéder ont acquis les uns et les autres une connaissance théorique ou pratique absolument rassurante. Du reste, tous les officiers ne sauraient être remplacés en bloc, de sorte qu’il en reste toujours un certain nombre pour guider les nouveaux venus, si besoin en est.

D'ailleurs, nous sommes tous aussi intelligents pour le moins que la plupart des peuples européens, où ce régime s’est établi et chez lesquels on ne pouvait, au début, pas plus trouver que parmi nous des experts en la matière, et où, pourtant, ces institutions se sont développées merveilleusement depuis soixante ans, à tel point que l’on compte aujourd hui, en Europe seulement, 56,000 de ces Caisses, sans inclure celles qui, depuis quelques années, s'organisent aux Indes et au Japon, en Asie. Or, personne ne prétendra assuré. ment qu’un Canadien Francais est moins intelligent qu’un Indou ou un Japonais. Ayons au moins la fierté de notre race et n’allons Pas, par une timidité enfantine, par une peur des fantômes, nous mettre plus bas que les autres peuples. Ce serait nous décerner bien injustement un certificat d’imbécilité et d’ignorance que nous ne méritons pas. Quant à moi, je suis absolument confiant dans l’intelligence et l'honnêteté de mes compatriotes et je n’ai aucune crainte de leur confier le soin de diriger un pareil organisme quand je vois les succès qu'il a eu ailleurs, dans des groupements n'’offrant pas plus de garanties que les nôtres.

D'ailleurs, l'expérience est faite, même au Canada, et bien join de démentir mes prévisions, elle est venue les confirmer avec éclat et fortifier encore ma conviction. Il existe dans la seule province de Québec plus de soixante et seize de ces Caisses Populaires, et partout elles ont répondu à mon attente comme à celle des citoyens éclairés qui avaient pris l'initiative de leur organisation. Et, remarquez-le bien, ce mouvement d'expansion, de créations nouvelles, compte à peine deux ans et quelques mois d’existence, bien que la -première Caisse Populaire Canadienne ait été fondée il y a plus d’onze ans à Lévis. Mais pendant huit ou neuf longues années j'ai refusé positivement d'organiser de telles Caisses ailleurs, répondant

— — nn.

autres paroisses de ce régime bienfaisant. Vous allez voir par les chiffres que je vais mettre sous vos yeux si, oui ou non, mon attente

lorsque l’on songe que tout était à créer dans une œuvre aussi nouvelle, mais tel n’est plus le cas aujourd ‘hui. Le premier versement que je reçus—car on avait bien voulu me confier la gérance en même temps que la présiderce — fut un pauvre dix sous! Voilà bien l’humble début qui «o: venait à ‘une telle Caisse, puisqu'elle s’adressait surtout et AVant tout aux travailleurs sans ressource, qui n’out d’autre capital que leur honnêteté, leur amour du travail et des bras vigoureux. À ces qualités, il fallait en ajouter une autre sans laquelle rien ne réussit : l’Epargne Persévérante, et c’est la Caisse qui la leur donna.

Le résultat total de notre première perception s’éleva à vingtdeux piastres et quelques sous. C’est avec un aussi modeste début que nous avons commencé nos opérations. Aussi, ce n’est pas sans orgueil et sans une légitime fierté que je me rappelle de ces faits

butera et qui saura attendre le succès final qu'il me semble être impossible de ne Pas atteindre. ’’ Or, ce succès ne s’est pas fait attendre aussi longtemps que je le croyais, puisque dès l’année sui-

vante nos fonds s’élevaient déjà à plus de $4,000. Mais je Passe rapidement sur ces années pour en arriver aux chiffres recueillis à la clôture de nos comptes, au 31 janvier dernier.

Après avoir débuté avec quelques sous seulement, nons avions au 31 janvier — vous Voyez que c’est tout récent — un actif général de $153,320.58, comprenant $96,404.33 pour les parts sociales qui

de plus de 4,775, représentant une somme globale de $800,825.89.

Populaire, comme toutes ses sœurs, du reste, il me suffira de vous dire que sur ce total de 4,775 prêts, plus de 3,325 étaient pour des sommes variant de $1.00 à $100.00, que les prêts de #10.00 et moins se chiffraient par 556, que ceux de dix Piastres à vingt-cinq s’élevaient à 812, que ceux de vingt-einq à cinquante étaient au nombre de 875, done plus de 2.290 prêts de cinquante piastres et moins.

Mais, me demanderez-vous. vous ne nous parlez pas d’un point bien important, celui du résultat final de ces prêts, c’est-à-dire, des pertes que vous avez sans doute éprouvées. Ah! si je n’ai pas encore parlé de ce point-là, c’est Pour la meilleure raison du monde Des pertes, nous n’en aVONS pas eu une seule, Oui, je le proclame à la gloire de nos travailleurs de Lévis, et je suis convaincu que ceux d’ailleurs ne le eèdent en rien aux nôtres, leur Caisse n°’ pas perdu un seul sou en leur prêtant, c’est-à-dire en leur manifestant la confiance dont ils se sont montrés dignes en tous points. Pourquoi, je vous le demande, la signature d’un honnête ouvrier ne vaudrait-elle pas autant que celle d’un commerçant ou d’un industriel quelconque ? Or, c'est par millions tous les jours que les grandes Banques prêtent au commerce et aux industries, sur la simple signature de gens, après tout, pas plus honnêtes, pas plus respectables qu’un ouvrier consciencieux, qu’un cultivateur intègre et laborieux. L'’honnêteté et l’honorabilité, Partout où elles se trouvent, que ce soit à l’humble foyer du travailleur, que ce soit dans la riche demeure du bourgeois, ne méritent-elles pas la même somme de confiance? Nous en avons fait l’expérience à Lévis, et nos classes laborieuses sont sorties triomphantes de cette épreuve décisive. Les

faits parlent en leur faveur et témoignent hautement combien on a eu raison de compter sur elles.

Si vous étiez tentés de croire que Lévis offre une exception, heureuse du reste, mais une exception tout de même, je m’empresserais de vous prouver votre illusion par des faits aussi éclatants que ceux dont je viens de vous entretenir. Le nombre des Caisses fonctionnant dans la Province de Québec est aujourd’hui de soixante et seize — et j'ajouterai ici que plus de quarante demandes de nouvelles fondations attendent mon concours — et dans chaque cas le même succès a répondu et dépassé l’attente des plus enthousiastes.

J’ai en main les états financiers d’un bon nombre de ces Caisses. Je ne me propose pas de vous les lire tous, car ce serait trop long. Permettez-moi cependant de vous citer les résultats obtenus par quelques-unes de ces Caisses répandues un peu partout, à la ville comme dans les campagnes, dans des centres miniers comme dans des centres de colonisation. Je prends celle de S. Jean des Piles, petite paroisse située au pied des Laurentides, en arrière des Trois- Rivières, comptant à peine 140 familles. Fondée à la fin d’août de 1910, cette Caisse avait déjà au 30 septembre 1911 un actif de $8,669.32 et avait prêté $13,490.27. Son mouvement général de fonds avait atteint en douze mois $26,227.22.

Celle de $. Charles de Bellechasse, paroisse agricole, fondée le 10 janvier 1909, avait, au 31 décembre 191i, un actif de $33,680.98 et son mouvement de fonds se chiffrait par $122,537.00 ; elle avait fait des prêts pour un montant de $50,000.00 au-delà.

La Caisse de S. Prospère de Dorchester, a-itre paroisse agricole, fondée le 12 juin 1910, avait, au 31 décembre 1911, un actif de $4,459.91 et un mouvement de fonds de $21,032.85.

Celle de S. Narcisse de Champlain, paroisse toute agricole, fondée le 4 juillet 1909, avait, au 31 janvier 1912, un actif de $20,. 494.15, et son mouvement général de fonds s'élevait à $128,438.49. Les prêts atteignaient $117,030.00.

S. Damase de Matane est une petite ÿaroisse de colons et La Caisse, après quelques mois d’existence seulement, puisqu'elle ne fut fondée qu’en septembre 1910, et que l’état que j’ai en main s’arrête au mois de septembre 1911, avait déjà accumulé un actif

de #3,421.49 et son mouvement de fonds atteignait $9,697.99. C'est là peut-être l’un des cas les plus étonnants que je puisse vous citer.

rait réussir dans un pareil milieu. Evidemment je ne connaissais Pas encore, comme je la connais aujourd'hui, l’incomparable fé. condité de cette œuvre sociale, et les chiffres que je viens de vous donner sont là comme Preuve de l'exactitude de mon appréciation.

S. Martin-de-Beauce est une petite paroisse de mille âmes environ. Comme toujours grâce à l’initiative de M. le curé désirant le bien matériel aussi bien que le bien spirituel de ses Paroiss:ens, S. Martin possède sa Caisse depuis le 27 juillet 1910. Or, le 30 avril 1911, l’actif était déjà de $6,062.00, et le mouvement général de fonds de $27,860.00.

La Caisse Populaire de S. Maurice, près des Trois-Rivières, en deux ans, au milieu d’une population de moins de mille âmes, a fait des affaires au montant de $227,728.00 et le nombre de ses sociétaires était, au premier août 1911, de 432.

L'un des cas les plus frappants est Peut-être celui de la Paroisse d’Armagh, dans le comté de Bellechasse. La Caisse y fut fondée en février 1910, et le 31 décembre 1911 l’actif était de $22,058.99 et le mouvement général de fonds, de $233,463.68. Cette paroisse

forêt vierge et se sont acquis, à force de labeurs, un modeste avoir.

un peu à travers toute la province de Québec, en vous citant ce qui a été accompli dans diverses paroisses prises au hasard. Mais voici deux exemples tout aussi étonnants que je recueille aux portes même de cette salle, puisqu'il s’agit de deux paroisses de la ville d’Ottawa.

Sainte-Famille a sa Caisse Populaire depuis quelques mois, et vous n'’ignorez pas que cette paroisse est encore bien modeste quant au chiffre de sa population. Or, déjà son actif atteint $1,950.00 et tout indique un développement certain pour l’avenir.

La Caisse de S$. François d'Assise, autre paroisse d'Ottawa, Possède aussi sa Caisse Populaire. Elle y fut organisée le 10 janvier 1911 et le 31 janvier 1912, son actif était de 86,465.47, et son mouvement général de fonds, de #19,939.02.

Je pourrais multiplier encore les exemples et vous parler de La Caisse Populaire de l’Avenir, dans le comté de Drummond, qui en deux mois à réalisé un actif de #1,109.00, de celle de S, Joseph du Témiscamingue, Paroisse de colons, qui en deux mois, elle aussi, a accumulé un actif de $1,362.83, mais en voilà assez, je crois, pour Vous prouver que les résultats de Lévis ont été même surpassés ail. leurs, si on tient compte du chiffre de la population et du temps écoulé. : :

Jusqu'à présent Je vous ai mis au Courant des faits, des multiples avantages que le peuple a su en retirer. Permettez-moi maintenant d’appeler votre attention sur un autre ordre d’idée qui se rattache intimement à notre sujet. Ces Caisses ont-elles reçu l’approb: ‘ion des sommités sociales soucieuses du bien-être moral et matériel des classes laborieuses? Certes oui et il me suffira de

vous citer les paroles de lord Grey, ancien Gouverneur-Général du Canada, de vous rappeler l'adhésion de feu Sir Alphonse Pelletier, alors Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, qui est venu s'inscrire comme sociétaire de La Caisse Populaire de Lévis. Voilà pour les autorités civiles. Vayons maintenant ce qu’en pensent les autorités religieuses. Je L arrais faire Passer sous vos yeux les approbations et les éloges de bon nombre d’évêques et d’une foule de prêtres. Je me contenterai toutefois de vous citer quelques courts extraits de deux lettres de Mgr l’Archevêque de Québec, qui n’est pas inconnu des Canadiens Français d'Ontario.

Le 10 novembre 1910, Sa Grandeur Mgr L.-N. Bégin écrivait ceci :

‘Les maux auxquels ces Caisses Populaires sont appelées à remédier existent depuis longtemps et s’accroîtront encore si l’on ne s’empresse d’y apporter remède... Bien souvent, au cours de mes visites pastorales je me suis élevé fortement contre ce gaspillage insensé ct coupable que causent l’intempérance, le luxe et les frivolités de toute espèce, contre cette imprévoyance de certains jeunes gens qui gagnent de forts salaires, mais qui néanmoins dépensent tout sans compter, contractent des dettes partout, font des emprunts à courte échéance, et ne songent pas à économiser pour 8’établir et fonder un foyer, pour se prémunir contre les misères possibles de la maladie ou du chômage. Que de fois je me suis demandé, depuis 22 ans que je suis évêque, quel serait le moyen le plus efficace pour enrayer autant que possible cette prodigalité qui engendre tant de ruines matérielles et morales.

‘Depuis quelques années, un apôtre infatigable et vraiment désintéressé des œuvres économiques, M. Alphouse Desjardins, après de longues études et une juste adaptation des Caisses Populaires de l’Europe à nos conditions de vie au Canada, a pu résoudre ce problème en créant dans un grand nombre de nos paroisses des Caisses Populaires qui ont déjà fait grand bien et qui sont comme autant de réservoirs où s’agglomèrent et fructifient les économies de nos travailleurs, de notre peuple en général. Ces Caisses offrent plusieurs grands avantages, entre autres d’accoutumer nos jeunes gens à l’économie, de les soustraire aux dangers de l’intempérance et du luxe et de leur fournir, en cas de besoin de crédit, l’argent nécessaire pour payer une dette, acheter une maison, se procurer des instruments aratoires, ete. :

inemment moralisateur. Je suis heureux d’apprendre que cinquante’’ —. aujourd’hui le nombre est prés de 80 — ‘Caisses Populaires sont maintenant fondées et qu’elles rendent d'importants services à mes chères ouailles pour lesquelles je travaille depuis si longtemps ; ce sera une de mes

grandes consolations de les voir établies partout avant la fin de ma carrière. ’’

Depuis, Sa Grandeur a-t-elle changé d'avis? N que le 22 décembre dernier, il Y a moins de m'écrire ceci :

on, certes, puistrois mois, elle daignait

‘IL est très vrai que je m'intéresse encore vivement a

; elles accoutument nos populations à l’économie ; ; elles sont une école

, On a bien voulu

me nommer Patron de La Caisse Populaire de

‘Veuillez agréer, cher monsieur Desjardins, l'expression de ma sincère gratitude et de mes sentiments les plus dévoués en NS.

‘*L, N. ARCHEVEQUE pr Quesec. ”’

Et le 11 février courant, accusant réception de notre onzième rapport annuel, Mgr Bégin ajoutait: ‘Vous avez droit aux en- Couragements du publie et à nos plus sincères félicitations. Courage donc. et que Dien bénisse et continue à faire prospérer votre belle œuvre,’

Il ne saurait done y avoir de doute sur la haute appréciation de Sa Grandeur Mer l’Archevêque de Québee et de son désir de voir cette œuvre se répandre partout,

Allant encore plus haut, je Pourrais vous citer l'appréciation du Chéf même de la catholicité, le pape Pie X qui, lorsqu'il était

de Messine,

Voilà ce que pensent de telles Caisses toutes ces autorités éminentes dignes de tous nos respects, Laissez-moi ajouter que lord Grey, lorsqu'il était Gouverneur-Généra] du Canada, est venu tout exprès à Lévis pour s'inscrire comme sociétaire de notre Caisse et que Sa Grandeur Mgr Bégin'en fait également partie.

mais n'est-il pas vrai aussi que les peuple travailleur, ne lui où s'’engloutissent les

Pas un, ou cette objection est absolument nulle.

Mais vous, de la province R } a pas de loi dans votre P de ces Caisses Populaires Je le sais, et n'est pas une objection insurmontable.

aisse de Lévis a fonctio plus mal. C’est mêm

» STOUpez-vous et bientôt vos dé-

J'en vois deux à mes côtés ici (MM.

) et j'espère qu’ils sauront réveiller leurs ent.

lègues de la Législature et leur faire voir que la province d’Ontario n’est pas tout l’univers, et qu’il se passe ailleurs des choses

qu'on ferait bien de méditer et d'imiter. Je le dis avec orgueil et une flerté que vous me pardonnerez facilement, la province de Québee, par sa loi de 1906, s'est mise à la tête de la Confédération, en suivant l'exemple de tous les autres pays civilisés. Qu'Ontario se hâte si elle ne veut pas être trop en retard et passer pour une Province arriérée. Déjà le grand Etat du Massachusetts l'a devancée en votant sa loi de 1908. J'en connais quelque chose puisque j'ai eu l'honneur d'être invité à cotuparaître, précisément à propos de cette loi, devant le comité des Banques de la Législature, à Boston. Fondez done des Caisses et la Législature d'Ontario ne tardera Pas à leur donner le baptême légal. On ne baptise pas un enfant avant sa naissance, mais après. Il en sera de même de vos Caisses. Allez donc de l'avant sans crainte. Depuis quand faut-il une loi Pour se faire du bien les uns aux autres ?

Je vous ai signalé tout à l’heure les avantages matériels des Caisses Populaires : Permettez-moi un mot maintenant sur les bienfaits moraux qu'elles offrent. Elles sont un excellent réservoir d'épargne grâce à leur accessibilité, parce qu’elles fonctionnent à Vos portes. C’est là peut-être sa caractéristique la plus frappante et la plus intéressante. Je n'ai pas besoin de vous vanter les bienfaits de l'épargne. C'est grâce à el! que les capitaux se forment et que la richesse nationale d’un 1 * grossit. Sans l'épargne, impossible de former des capitaux, : ; capitaux, 0”. reste aussi dépourvu que les sauvages qui habi. at ce pays lorsque nos ancêtres sont venus le défricher et le civiiise, an y plantant la croix du Christ.

Les bénéfices réalisés ne s’en vont pas ailleurs; non, ils sont répartis parmi les sociétaires et restent dans la paroisse.

Vous n'avez que des sous, me direz-vous. Je suis tenté de

est beau, surprenant même, ces écoliers qhine gagnent pas

Je vous ai fait re lès résultats obtenus par un bon nombre de Caisses

fondez la banque ques, où vos vert

Le jour où n riche, il n’y aura pas Pas d'opposition que. nous nous seront inaccessibles | ! !

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