‹ Les Calculs Vésicaux à Symptomatologie FrusteChapitre 4 sur 42 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

En général, un calcul manifeste sa présence, dans la vessie, par un ensemble de symptômes qui sont: 1° la douleur ; 2° l’hématurie ; 3° la fréquence des mictions ; 40 la douleur à la base du gland; 5° l'interruption intermittentendu jet.

Ces signes, dits signes rationnels de la lithiase vésicale, présentent, d'ordinaire, des caractères d’une netteté parfaite. La douleur, surtout violente à l'expulsion des dernières gouttes, augmente par la marche, le saut, les chocs, en un mol, par tout mouvement. Siègeant particulièrement derrière le pubis, elle s’irradie au périnée, au rectum, à la ver- SG LE HC existe le jour et disparaît la nuit.

L’hématurie est totale et influencée, elle aussi, par le mouvement qui est sa cause adjuvante principale. Le calculeux présentera des urines hématiques le soir, au retour de la chasse, ou bien encore au retour d’une promenade en voiture mal suspendue, dans des rues mal pavées. Les véhicules caoutchoutés, à cause de leurs pneus, les tramways, à cause de la disposition ordinaire de leurs banquettes, produiront, moins souvent, ces hémaluries, qui, au repos, cesseront complètement. Le calculeux urine du sang, le jour et non la nuit.

EE Be.

La fréquence des mictions est, elle aussi, un symptôme important. Le besoin d'uriner se fait sentir, fréquemment, dans la journée ; parfois, toutes les vingt minutes, nécessité d'autant plus angoissante, que chaque miction est Ja source de nouvelles douleurs. Ce phénomène est essentiellement diurne et, pour lui, comme pour l’hématurie et pour la douleur, la nuit apporte au malade sa bienfaisante accalmie.

Les douleurs, nées au niveau du pubis et du col vésical, se transmetllent le long de la verge, créant, à la base du gland, une sensation parfois très douloureuse, que les enfants font cesser en se comprimant vigoureusement la verge, ou en se la tiraillant. « Cette pratique, dit Ambroise Paré, valut à un de mes contemporains le nom de « tire vi ». L'interruption du jet se produit surtout dans le jeune âge, et Mayet, dans sa thèse de doctorat, cite le cas d’un pelit calculeux, qui réussissait à rétablir le jet normal de son urine, en repoussant, par pression, sur son périnée, le calcul qui s'était engagé dans son urèthre.

En somme la symptomatologie de la calculose vésicale est bruyante et, il n’est certes pas difficile, au médecin, de poser son diagnostic, devant un semblable cortège de symptômes.

Mais, hélas, si, dans la majeure partie des cas, ceux-ci se présentent avec cette netteté, et au grand complet, il est des fois où la calculose vésicale ne se traduit que par des signes rationnels diminués d'intensité, ou même intermittents, parfois même ceux-ci sont complètement absents.

EL c'est celle Symplomalologie Fruste, qui fera le sujet de cet ouvrage. Nous étudierons le pourquoi de ces cas

peu fréquents, il est vrai où le chirurgien ne note que peu de symptômes, pour poser un diagnostic ferme, et de ces autres, où, armés des symplômes rationnels, il ne trouve pas, par l’exploralion intravésicale, confirmation de la présénce du calcul.

Pour la clarté du sujet, nous le diviserons en 3 Chapitres.

TR

Dans le premier, nous éludierons les causes de ces variations qui dépendent du calcul et de la constitution de la vessie.

Nous faisons dès maintenant remarquer, que, dans cette partie, nous n’aurons en vue que la vessie saine.

Dans le deuxième, nous traiterons de la cystite et de la lithiase.

Dans le troisième, nous montrerons combien, à l’exemple de la cystite, les tumeurs et la tuberculose peuvent faire ignorer la calculose. *

ESre f

Page 1