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titude Nord. « Sonora et Sinaloa s’étendent depuis le Rio Bayma, qui les sépare de Jalisco, jusqu'aux Rios Colorado et Gila. » La mer Vermeille les borne à l'ouest; à l’est, ils ont pour point de démaercation les contre-forts de la Sierra Madre; les deux provinces se trouvent séparées elles-mêmes par le Rio del Fuerte, et elles formaient jadis une seule intendance. On lui avait imposé le nom d’État libre de l’occident (1), lorsque le Mexique se constitua en État fédéral ; l'écrivain que nous venons de citer lui assigne une population de cent vingt mille habitants, sur lesquels il faut compter soixante mille indigènes. C’est du moins le calcul fort approximatif qu'il a été permis d'établir. Une géographie récente la porte, peut-être avec raison, à cent trente-cinq mille âmes (2).
Le climat de ces régions si peu peuplées est d’une douceur extrême. L'intérieur offre aux agriculteurs des terrains d’une fertilité incontestable; on a pu voir dans la partie historique que ce ne furent point ces avantages qui attirèrent jadis les Espagnols loin du pays nouvellement conquis. Les récits exagérés qui circulaient au Mexique sur la richesse inépuisable de ces contrées n’étaient cependant pas tous mensongers; et s’il fallut rabattre beaucoup des rêves répandus par Marcos de Niza, si PEldorado quelque peu fantastique qu’on avait oué fit des victimes encore trop nombreuses, il est certain que l’on ignore
“encore tout ce qui pourrait être obtenu
de ces terrains abondants en métaux précieux, si on savait les soumettre à des travaux sagement conduits. « Leur principale source de richesse consiste dans les mines d’or et d'argent, dit M. de Mofras; il y a plus de deux cents localités exploitées, et l’on peut assurer que ces métaux se rencontrent partout. Dans ces départements on
(1) C’est cependant à propos de ces régions que M. de Humboldt a dit : « La vanité nationale se plait mème à agrandir les espaces, à reculer, sinon dans la réalité, du moins dans l’imagination, les limites du pays... Dans les mémoires qui m'ont été fournis sur la position des mines mexicaines, on évalue l'éloignement d’Arispe au Rosario à 300 lieues marines, d’Arispe à Copala à 400 lieues; sans compter que toute l’intendance de Sonora n’en a pas 280 en longueur, » (2) Chauchard +, Muntz, Cours méthodique de Gévgraphie,
rejette des minerais contenant ceper dant trois et quatre millièmes d’argen qui est toujours aurifère. 1l est facil; de conce"oir les immense bénéfices quk réaliseraient ceux qui introduiraient le
premiers le procédé Becquerel, qi pos d'obtenir jusqu’à un demi-mi
ième de métal, et cela à très-peu di.
frais. Et bien qu'il y ait des atelieg; d’essai au Rosario, à Cosala, à Alamoge
letitre des lingots quileur sont présents est toujours supérieur à celui recon par l’essayeur. Nos maisons d’affinag doivent faire tous leurs efforts po obtenir à Londres des métaux prov& nant de cette côte. Il n’y a quere q M. Bras de Fer (1), gérant del monnaies de Durango, qui dirige ave une exactitude chimique les opération métallurgiques. » L’un des départemen® auxquels s’appliquent ces réflexions j dicieuses forme deux divisions, qui en pruntent quelquefois leur nom aux Ii diens Pimas, anciens dominateurs « ays. Au lieu de l’appeler simplemerÿ e Sonora haut et bas, on l'appel alors Pimeria Alla d Basa. I\ n’exis du reste aucune ville bien importante :
dans le pays de Sinaloa ni dans celui « Sonora. Culiacan, où réside le gouve neur, le préfet et l’évêque, est cons déré comme la capitale du Sinaloa ; c’e une ville de cinq mille habitants. M zatlan est devenu le lieu de résidend du commandant général des deux d partements, et l’a emporté sur ia vil du Rosario, qui possédait jadis cl avantage. On aura une idée du dévelo pement intellectuel de Mazatlan, lorsq nous aurons dit que cette ville, qui 1 renferme pas moins de huit mille âme avec une Een flottante de tra à quatre mille individus, était resté jusqu’en 1840 sans établissement cons cré à l’instruction publique. Le port € ouvert depuis peu d’années au commer( étranger, et il s’y faisait naguère er core un trafic considérable. Mazatl:
ne saurait étre regardé comme une plat
(1) Depuis la publication de ce documen l’homme habile et digne de regrets dent nom se trouve consigné ici a péri victime d'à lâche assassinat durant les déplorables disse sions qui ont ensanglanté co pays.
hôtel dpi
rais contenant Cepehilitaire : exposé de tous côtés, il re millièmes d'argen@est défendu ni par des fortifications aurifère. 11 est facil; par des batteries régulières, et ses immense bénéfices quh,rces en 1842 se composaient de quinze x dé introduiraient l#, vingt dragons avec une soixantaine DC e fantassins. Les petites villes de Sindba , San-Sebastian, Tamasula et la ville ! : . Mel Fuerte, sont bien loin de pouvoir il y ait des atelieh; être comparées, et sous le rapport e la population et sous celui du comherce. Guaymas offre son port à toutes s affaires maritimes du pays de So- Sora ; mais c'est Hermosillo qui réunit s produits métalliques de la pro- Since. Bâtie au milieu d’une plaine décieuse, où croissent la plupart des vé- Ktaux de l’Europe méridionale, cette lle, qui renferme environ huit mille abitants, offre des richesses telles, ’on ne sait encore ce que pourrait ener dans les coffres de l’État une ploitation intelligente. M. Duflot de ofras s'exprime ainsi en parlant de son rritoire : « Aucun pays du monde ne possède de gisements aurifères aussi ries et aussi étendus ( Criaderos ou pla- 2res de Oro ). Le métal se rencontre sur s terrains d’alluvion, dans les ravins, à suite des pluies, et toujours à la surface soi ou à quelques pieds seulement de ofondeur. Au nord de la ville d’Arispe gisements de Quitovac et de Sonoic (1), qui furent découverts en 1836, oduisirent pendant trois ans deux nts onces d’or par jour. Les chercheurs or se bornent à remuer la terre avec bâton pointu et ne ramassent que les ains visibles ; mais si l’on voulait di- Aer des cours d’eau et faire en grand le vage des terres, les bénéfices seraient hcore plus considérables. Il n’est pas re de rencontrer des grains d’or qui sent souvent plusieurs livres et dont valeur comme objet scientifique est exprimable. M. Zavala, ancien pléni- Dtentiaire du Mexique à Londres, posdait un grain d’or qui pesait plus de
quent ces réflexions j deux divisions, qui en efois leur nom aux Ii
pitale du Sinaloa ; c’e j mille habitants. M
le lieu de résidend général des deux
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ï) En 1839 on soumit à l'atelier d'essai 600 rres d’argent et 60 en or valant ensemble s d’un million de piastres. M. de Mofras, quel nous empruntons ces détails, continue si : « 11 faut ajouter qu’une somine à peu près ale n’est pas présentée à la vérification, pour iter de payer les droits, qui sont de 6 pour 0 sur l'argent et de 4 pour 100 pour l'or. »
, du Petit-Thouars vante aussi l'extrême puté de l’or recueilli dans la basse Californie, Hoy. le voyage de la Vénus.
ardé comme une plat
ication de ce documen igne de regrets dont pné ici a péri victime d’ nt les déplorables disse anté co pays.
neuf mille piastres.…. Malheureusement depuis trois ans les Indiens Papagos se sont soulevés, et massacrent ceux qui énètrent dans le territoire de Sonoitac.
e commerce de Sonora souffre de cette diminution dansles revenus métalliques; mais on doit espérer que sous peu la paix sera faite avec ces tribus. Du reste, ces Indiens ignorent jusqu’à présent la valeur de l’or et ne le recueillent pas. »
Cesdétails pleins d'intérétnousétaient donnés en 1844, et il est peu probable que l’état des choses ait subi de grands changements depuis cette époque. Les sauvages habitants du pays de Sonora ne se sont probablement guère modifiés.
Les tribus les plus connues qui habitent ce territoire sont au nombre de cinq; les Yaquis, les Mayos, les Opatas, les Gilenos et les Apaches. Ces derniers se sont acquis une grande réputation de courage et de férocité. Comme le fait très-bien observer Warden (1), les Apaches errent dans le pays qui s’étend deuis les montagnes Noires jusqu'aux rontières de Cohahuila ; leur tribu « occupait autrefois tout le pays depuis embouchure du Rio-Grande jusqu’au a de Californie. » Il est impossible ’établir d’une manière satisfaisante le chiffre de sa population, mais on sait d’une manière positive, quepar suite des guerres qui ont eu lieu dans ces derniers temps, il a singulièrement diminué. Réunis aux Gilenos et aux Axuas, ces Indiens sont désignés fréquemment aujourd’hui sous la dénomination de Papagos. Comme on le voit par la relation de M. de Humboldt, ils ont porté le nom de Mecos, et leur culte semble être encoreune sorte de sabéisme.
Ils n’ont pas d’ennemis plus invétérés que les Opatas. Cette: nation, selon M. de Mofras, peut s’élever à vingt mille individus , qui habitent les rives du San- Miguel, de Hercasitas, d’Arispe, de los Ures et d'Oposura. C’est, dit-on, à leur fidélité et à leur courage que le pays a dû sa sécurité dans ces derniers temps.
On comprendra la nécessité de leur concours en se rappelant qu’il y a quatre ou cinq ans le chef militaire de Sinaloa.
et de Sonora pouvait à peine disposer de six cents hommes d'infanterie et de
(1) 4rt de vérifier les dates.