SITUATION ACTUELLE DE LA COM- PAGNIE
Nous avons fait voir ce que d'utiles règlements avaient opéré dans le régime de la Compagnie et par quelle suite d’améliorations elle avait atteint un degré de prospérité que ne soupçonnaient pas sans doute ses fondateurs. Elle a été
(1)}A ceux ea seraienttentés d'approfondir l’étude géographique de ce point siimportant, nous
signalerons, outre l'atlas de M. de Mofras, les travaux suivants, exécutes depuis peu d'années :
Capt. F, W. Beechey, San-Francisco harbour, With plan of entrance and views: 1828.
Dortet de Tessan, Croquis des atterrages de da baie de San-Francisco( haute Californie ), leve et dressé en 1837 à bord de la frégate la Vénus, par M. de Tessan, ingénieur hydrographe, secondé par MM. Chiron du Brossais, capitaine de corvette, et Ménard, élève de première classe. Paris, 1843, in-fol.
Sir Edward Belcher, Narrative of a voyage round the World. London, 1843, a vol. in-8°; PAU, renferme le plan détaillé de la baie de San-Francisco,
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en effet l’objet d’une constante sollicitude; et dans ces derniers temps les voyages d’un naturaliste spécial, M. Voznessensky, n’ont eu d’autre but, dit-on, que de mieux faire connaître une région qui rappelle déjà les efforts de tant de géographes distingués. Cet explorateur avait rassemblé des 1845 des collections d'un haut intérêt, et ne sentait pas son zèle se ralentir.
Au point de vue commercial, il ne faut pas oublier qu’il y a peu d'années encore douze bâtiments, dont la capacité s'élevait à mille cinq cent cinq tonneaux, étaient employés dons ces parages (1) par la marine russe, et que ce nombre de navires a dû s’'accroître.
Il y a juste trente ans que le mode d'administration adopté par la Compagnie russo-américaine, a reçu une profonde modification. Avant 1818 les promichléniks employés à la chasse et même au commerce dans ces parages
étaients admis à {a part. De graves in--
convénients ayant montré le vice radical de ce mode d'exploitation, un changement complet a eu lieu sous l’adiministration du capitaine Haguemeister, et tous les employés reçoivent aujourd'hui des appointements, outre les approvisionnements nécessaires à la vie.
Par suite de ces nouveaux arrangements avecla Compagnie, toute espèce de commerce leur est interdit. Eu s'engageant à servir durant sept ans, leurs gages peuvent s'élever depuis trois cent cinquante jusqu’à quatre cent cinquante roubles par an y compris la ration (2).
Le gouverneur doit toujours étre choisi dans le marine impériale : ce poste a été rempli jusqu'à présent par des ofliciers d’un mérite reconnu; et il est vrai de dire que pour avoir la faculté de désigner des hommes vraiment dignes
(4) Voyez un article intéressant des Nouvelles Annales des Voyages, année 1846, il est dùü à M. Yermolof.
(2) « Dans le cours de douze années, depuis 1818 jusqu'en 1830, il est venu dans la colonie cinq cents soixante-seize Russes, qui étaient endettés pour 307,850 roubles; et il en est revenu quatre cents onze avec un, capital de 248,000 roubles; et la dette deceux qui restai”.: encore au service, au nombre de plus de :
tre cents, ne s'élevait pas au delà de 150,000 à : bles. On dit qu'auparavant très peu d’entre eux étaient en état de retourner dans leurs foyers avec quelques épargnes.
du commandement, un article des pri.
viléges accordés à la Compagnie assimile ce fonctionnaire, quant aux prérogatives, à l'officier supérieur qui admi.
nistre la Sibérie. Les agents employés dans l’Amérique Russe ÿ passent ordi.
nairement de trois à cinq ans. Une organisation militaire d’une extrême régularité préside à toutes les parties du service dans cette lointaiderésidence, Non-seulement les ofticiers de marine vont toujours en uniforme, mais la diane, les gardes , les rondes et la re.
traite s’exécutent, dit M. Lutké, d’après les règlements et avec une sorte de solennité. Un voyageur plus récent, M. de Mofras, témoigne de l'urbanité qui contraste avec ces habitudes mili.
taires, et il est curieux sans doute de voir nos romanciers et nos poëtes drama tiques contribuant à adoucir dans ces régions désolées un séjour qu’impose le service militaire (1).
La Compagnie a vu des changements notables s’opérer dans son modedetransaction depuis qu'elle est organisée. Ils tiennent en partie aux changements qu'ont amenés des chasses plus fréquentes dans certaines localites. Nous ne som mes plus au temps où l’on se voyait contraint à détruire sept cent mille peaux avariées pour diverses causes et que l’on n’avait pu faire passer dans la cir culation. Le nombre des loutres a prodi gieusement diminué, et M. Lutké n’hé site pas à dire que peu après les pre mières années de l'établissement des Russes dans ces contrées « une mau vaise économie tarit bientôtentièrement ou affaiblit beaucoup ces sources. » I n’en est pas de même des produits abon dants que fournissent les morses, € durant les années très-heureuses on st procure encore une quantité de den suffisante pour établir des avantage assurés (2; Sans négliger l’origin
(1) Pour avoir une idée précise des progri qui se sont opérés dans cet établissement, suffit de jeter un coup d'œil sur la Relation 4 Vancouver, qe date déjà de 1794. A cette épo que le mets le plus délicat que l’on püt ofiri au célèbre navigateur, dans une hutte sale ( enfumnée, consistait en quelques baies pilés dans de l’huile de baleine.
(2) On se proqure aussi dans l’Amériq!
Russe des dents de mammouth en petite quin tité. IL n’est pas très-rare de rencontrer di squelettes de ces animaux réduits en part
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première de ses bénétioes , la Compagnie a su se créer d'autres ressources commerciales ; elle éprouve quelque dommage, dit-on, de la concurrence qui lui a été faite par les navires étrangers, à partir de l’année 1821, époque à laquelle uu navire parti de Cronstadt vint tenter la fortune dans ces parages. Le plus grand préjudice qu’elle reçoive néanmoins résulte de l’importation considérable d'armes à feu faite annuellement par les navires américains dans les parages qu’habitent les Kaloches, qui ont abandonné insensiblement l'usage de leurs anciennes armes pour se servir du fusil.
Le commerce principal de la Compaguie se faisait naguère avec la Califor-
à l’état fossile. Voyez Lutké. On trouve de précieux renseignements sur l’ivoire fossile dans Wrangell.
nie ; elle expédiait « du drap et autres étoffes en laine, de la toile de toutes sortes, desindiennes, des percales, des nankins, du fer et de l'acier et toute espèce d'objets et d'instruments fabriqués de ces métaux ; du plomb, du cuivre, des ustensiles de verre et de faïence, des cordages, du thé, du café, du sucre, des chapeaux en poil de castor ou faits de racines par les Kaloches. » La Compagnig recevait en échange du froment,
e l'orge, des pois, des fèves, du suif, du bœuf, de la viande séchée et salée ; une quantité considérable de bétail vivant. Sous l'administration des États- Uuis ces transactions ne peuvent
u’augmenter, et nous touchons peut-
tre à une époque où l'établissement de lile de Sithka cessera d'être une factorerie florissante pour prendre le titre de cité.
CLRAAUL LILLEEUTT
Un voyage ans ces der pante qui e sur les rives jui est en use a, à laque ent les nom abiles navig premier à un ait, si digne d Jous engager | consacrer tion isolée, q l'un exame v’elle est évéler certai érme sans 8 raditions.
En effet ca rement pan uakach (1) lifier de gra he division es Mexicains bbileté surr nementale urs habitat
uraient étr 1s des sauv:
1) Ce mot, ré le capitaine ages; il parai poser à une mer géograpi
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