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dans la baie de San-Francisco était na-
uère célèbre par la quantité de loutreset
e castors que nourrissaient ses rivages ; ily a une dizaine d'années sa réputation avait singulièrement diminué sous ce rapport, et comme l’atteste l'habile novi-
ateur qui remonta son cours à cette époque (1), d'affreuses épidémies avaient détruit pour ainsi dire les misérables tribus qui l’habitent. Une découverte récente, dont tous les journaux ont retenti, li a acquis en peu de temps une réputation supérieure à celle des fleuves les plus riches de l'Amérique du Sud. Cet or de la Californie, dont M. du Petit- Thouars a niguère constaté la pureté (2), se trouverait dans les sables du Sacramento et dans celui de ses affluents en quaniité telle, qu'elle surpasserait ce qui nous est raconté de l’Oural et de ses ri-
chesses prodigieuses. Cependant, nous.
devous dire ici qu’un homme célèbre dans la science explora il y a dix ans le cours de ce fleuve ; qu’il examina les parties constitutives de son sable, etque rien de pareil à ce qui nous est raconté par les journaux nes'offrit à son observation :
il n’est pas fait mention d’une seule pépite d’or trouvée par sir Edward Belcher.
Selon M. deMoftas ona cru longtemps, et fort à tort, que le io del Sacramento avait son origine dansee lac Salé ou Youta qui s'étend au pied des montagnes Rocheuses, et qui porte dans les anciennes cartes les noms delac Timpanogos et Teguayo; mais, comme le fait observer ce voyageur, aucune rivière ue découle de ce lac, et lorsquele Sacramento pénètre dans le lac Masqué, lefleuve et le lae sont à plus decent lieues àl’ouest du Youta ; lu Sierra- Nevada les sépare. On peut suivre sur la carte, fort detaillée, qui accompague l’exploration du territoire de l’Orégon et des Californies le cours du Rio del Sacramento. et l’on remontera ainsi jusqu’à la missioi de Saint-Louis dans l'Orégon.
Cependant nous devons dire que l’indication des sources offre des différences,
si on tes compare avec celle portéesur la carte d’Augustus Mitchell. Il ne nous est pas permis dans ce court exposé d’entrer dans une discussion géographique; nous
nous avions cru-devoir émettre sur la richesse de ce fleuve. Foy. l’Appendice.
1) Belcher, Z’oyage round the Worid, (2) Foyage de la Vénus.
nous contenterons de dire que ce beadqui porte fleuve, auquel la carte américaine la plulu { euve récente assigne quatre cent cinquant Quant a milles de cours, ne cesse d’être navigablbvons dé pour les bateaux de moven tonnage qubncore de par les 38° 46’ 47” de lat. nord et lormé pi 1240 00’ 54’ de longe ouest. Or le mémM'eau des voyageur indique la facilité de navigatioët des per offerte par le Sacramento dans un espaada sil de cinquante lieues, c'est-à-dire jusqu'fans la va une rivière que les Canadiens désignemhoins im sous le nom du Trou. Les divers 2 hento: le ments que nous avons sous les yeux se réhons énor nissent pour donner une idée imposanle que po: des merveilleux paysages que présentenibles: il p les deux rives; non-seulement l’exhub 4 rance de la végétation atteste la fertiliffais rever du sol, mais les forêts magnifiques q xs journau bordentlerivage prouvent quel’industrhyons dit aussi bien que l'agriculture trouverois lessabl, dans ces régions des richesses plus inKamen att puisables encore que celles qui nous s0$t généra annoncées si pompeusement. Nous féstant de s rons observer seulement que les terr$-ement à des rives s’abaissent singulièrement ke d'une va: mesure que le fleuve approche du lifés.consist où il se jette dans la baie. A son embobble trèger chure même, le sol est entièrement pléytilus et et à tel point, dit un navigateur célèbr tenues K qu’il devient très-difficile d’user de l’hE Nous ne vizon artificiel, particulièrement à la née com rée descendante ou au flot montant & iverseller la marée (1). à es; toute M. de Mofras a exprimé d'une mie "faire « nière précise eten peu de mots quelle 4e: jes sab la disposition géographique du fleuk populati vers son embouchure (2). « Au fond & Guadalu la baie de los Carquines on découkes de rac trois bouches de rivières que les Cases d'Ind diens appellent les Trois-Fourches; elk2 he con sont formées, à droite et à l’est par ytes, celle Rio San-Joaquin; en face et aunord nes de ja le Rio del Sacramento, et à gaucher: bas as au nord-ouest par le Rio de Jésus-Mage except On a cru longtemps que cette rivikssion de | était un cours d’eau ayant une ori sis ne distincte; mais des explorations m@htaine d dirigees ont démontré que le Jésus-,, son ria n’était qu’un bras du Sacramento, faitemen sept lieues avant son embouchure sh, furque et donne naissance à la grand@s pe jui maisons
(1) Voyez sir Edward Belcher, Narrativà « a voyage round the World. Lond., 1843, 2 0 ra Inq4 So
(à) Duflot de Mofras, Exploration de l'Écier, Voi gon, t. 1, p. 448, re sans q
qui porte son nom, » La largeur ordinaire Mu fleuve est évaluée à trois cents mètres.
cent cinquantf Quant au Rio de San-Joaquin,dont nous e d’être navigablévons déja parlé , ses sources ne sont pas ven tonnage quiEncore determinées d’une manière exacte. “lat. nord et leéormé par une multitude de courants vest. Or le mém$'eau descendus des monts Californiens lisé de navigatioËt des pentes occidentales de la Serra-Neto dans un espa@ada , il coule du sud-est au nord-ouest est-à-dire jusqu Hans la vaste plaine de los Tullares. Bien nadiens désigneMnoins important que le Rio del Sacra- Les divers doclbento; le Joaquin, si abondant en sauous les yeux Se rélbhons énormes eten castors, n’est navigane idée imposanle que pour les sanvts. Ses crues sont teres que présente ibles ;1l prend alors l'aspect d’untorrent ulement lexhubt inonde le territoire qu'il parcourt. atteste la fertiliBjais revenons au nouveau Pactole dont s magnifiques QEs journaux ont tant parlé. Comme nous ent quel’industrhvons dit, sir Edward Belcher a souulture trouverOBis lessables du Rio del Sacramento à un richesses plus inKamen attentif. « Le sol des rives, dit-il, elles qui nous S0Ët généralement un mélange peu consement. Nous féstant de sable et d'argile de nature enent que les terrBrement alluviale ; le fond du fleuve vasingulièrement ke d’une vase très-liquide à l'argile rouge approche du lifès-consistante, etde temps à autre àun aie. A son emboble très-mouvant : deux variétés de t entièrement pl&ytilus et quelques univalves en ont été navigateur célé brÉtenues. »
icile d’user de l'hÉ Nous ne saurions rejeter d’une maulièrement à la nfère complète la nouvelle reproduite au flot montant Biversellement par les feuilles publi- UE es; toutefois nous ne savons de uzelle exprimé d’une Mlle faire sortir cette foule qui vient u de mots quelle Œer les sables aurifères du Sacramento. raphique du fleuh population du pueblo de San-Jozé e (2). « Au fond R Guadalupe est évaluée à cinq cents uines on découikes de race blanche et à quelques cenrières que les CäïBnes d’Indiens ; la mission de Santarois-Fourches; elkra ne compte plus quetrois cents néooite et à l’est parkytes, celle de San-Jozé aété ruinée; les n face et au nord Êmes de la baie de los Carquines n’ofnto, et à gaucheBnt pas assez d'habitants pour former Rio de Jésus-Maïle exception à la situation générile; la s que cette rlVIEssion de los Dolores de San-Francisco au ayant une OTFS Asis ne comptait plus qu’une cinexplorations Mibntaine d'Indiens. Le pueblo de la rm que le Jésus-ha guena(villagede la Menthe) serait 5 du Sacramento; Efaitement situé pour profiter des merbn embouchure sthlleux lavages ; mais les dernières relaissance à la grand@ns ne lui donnent qu’une vingtaine maisons tout au plus, et le presidio San-Francisco n'avait plus naguère è cinq soldats, commandés par un cier. Voilà, sous uneforme bien somre sans doute, un aperçu de la statis-
ire que ce beai méricaine la pl
Belcher, Narrati ed Londe, 1843» 2
as, Éxploration de !
tique de ces contrées, auquel il faut joindre toutefoisce que nous avons déjà dit du bel établissement de M. Sutter. On voit aisément queles rives du nouvel Eldorado ne peuvent pas être couvertes d’une foule bien nombreuse, même en y joignant toute la population de la capitale. Ce qui est hors de doute néanmoins, c’est que la grande nouvelle répandue en Europe n’est pas de nature à diminuer les vives symrar de la Russie pour la magnifique
aie qui avoisine son établissement de la Californie; mais le temps est passé où un pouvoir sans énergie pouvait céder sans discussion le beau territoire dont l’un de nos marins les plus habiles eties plus expérimentés a signalé naguère l’admirable position, en faisant ressortir tous les avantages de localité qui suivraient une telle possession. Vers la même époque un homme d’une incontestablesagacité, sir Edward Belcher, voyait dans cet emplacement le siége futur d’une capitale; il sentait néanmoins aussi tout ce quel’aiministration mexicaine laissait à désirer pour la réalisation d’un projet qui changerait la situation politique d’un des plus beaux pays du monde. Les derniers événements modifient singulièrement ces dernières réflexions. Quels qu'ils soient, l’État de l’Union saura découvrir et exploiter les trésors du Sacramento (1).