‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 35 sur 42 · SPEED · texte numérisé non relu

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par les 49° 50’ à une autre île, qu’il désigna sous le nom de San-Lorenzo, et qui se trouvait être en réalité la terre qui nous occupe (1). Cook était donc réellement dans l'erreur lorsqu'il sup-

posait que la découverte de cette terre.

ne pouvait lui étre contestée. Quoi qu’il en soit, l’habile marin eut bien certainement l'honneur d’en donner une idée exacte, et son troisième voyage renferme à ce sujet des détails LA chercherait vainement ailleurs. Grâce à des dessins qui n’ont qu’un tort, celui de manquer de naïveté, Cook fit connaître le pere ces vastes habitations des insulaires, qui leur assignent un degré de civilisation qu’on ne s'attendait guère à trouver sans doute sur ces rivages inexplorés.

L'île de Quadra (2), qui n’a pas moins de deux cent cinquante milles géographiques du süd-est au nord-ouest, sur soixante-treize milles dans sa plus grande largeur, comme on peut le voir sur la carte de Wilkes, l’île de Quadra occueh bien peu les puissances de l’Europe; orsque les fourrures variées et nombreuses que l’on pouvait y recueillir excitèrent l'intérêt d’un nuls eux John Meares, dont le navire.avait été frété à Macao, et qui naviguait sous pavillon portugais, vint à Noutka et acheta de l’un des chefs le territoire entier,

(1) Voyez à ce sujet un précieux manuscrit de la bibliothèque du dépôt de la marine ; il est intitulé : Comento de la navigacion y descubrimientos hechos en dos viages de ordem de S. M. en la costa septentrional de California,

‘ desde la latitud de 21 grados 30 minutos, en

que se halla el departemento y puerlo de

. S, Blas, 4e D. Juan Francesco de la Bodega, e

capitan de navio de la Real Armada. Ce précieux volume, que nous n’avons vu cité nulle part, se trouve sous le n° 12954. Nous regrettons de n’avoir pu en faire un plus fréquent usage. Nous signalerons aussi comme faisant artie de cette bibliothèque si riche en rela- Eons de voyages un autre manuscrit, plus précieux encore, puisqu'il We nue des découvertes faites au seiziéeme siècle dans ces régions, dont l’histoire est si peu connue, L'auteur semble être F. Est. de Perca. Il est intitulé Relacion de la jornada que a esta tierra del nuevo Mexico hicieron los benditos padres que primero en ella entraron. G. 407. Nous irdiquerons égalementMiguel Costanso : Diario historico de los viages de mar y tierra hechos al norte de la CalLifornia de orden del marques de Croix, etc. (2) Le nom de Noutka est parfaitement inconnu aux indigènes. Celui qui s’en rapproche le plus est nufchi, qui signitis montagne. Le port de Noutka est appelé par les insulaires Yucuail.

d’édifier une cabane sur le rivage, ca bane qui n'existait même plus lorsque les Espagnols songèrent à prendre pos session de l'île d’une manière plus ré.

gulière. En 1789 D. Estevan Joseph Martinez vint pour accomplir cette cérémonie, qui eut lieu le 5 mai, au milieu des acclamations de la population indienne, et à partir de ce moment, dit-

on, l’Espagne se crut parfaitement en]} mesure d'exposer ses droits de propriété] aux autres puissances de l’Europe. Sous} l'empire de cette idée l'année 1790 est} signalée par un acte d’autorité dont} les résultats peuvent avoir les consé-}

quences les plus graves. Le capitaine anglais Colnett, commandant l’Argo naute, vient à Noutka, et, après y avoir joui d’une trompeuse hospitalité, se voit tout à coup saisi et constitué pri.

sonnier à bord du navire espagnol /a Princesa. Cet acte arbitraire est suivi d’un fait plus graveencore : une chaloupe se transporte à bord de l’4rgonaute, et fait arborer le pavillon espagnol à la place du pavillon anglais. ‘Transport d’abord comme prisonnier à Saint-BJas avec seize hommes d'équipage, sujets de la Grande-Bretagne, le capitaine Colnett y est traité avec distinction, mais ne parvient pas cependant à ob:

tenir justice entière. Plus tard ses réclamations motivent une longue négociation diplomatique, dont le résuitat araît être d’abord une rupture entre es deux couronnes et qui se termine par le traité de l’Escurial.

Avant que l'infatigable Vancouver visite à trois reprises différentes cette île, dont les destinées politiques ont changésisubitement, les Espagnols utilisent plus fructueusement pour la science

von ne l’a cru parfois leur séjour ans ces parages, et l'introduction trop peu consultée du voyage de Galiano €

où se trouve l’ile jusqu’à 2° au-dessous vers le sud et 6° plus haut vers le nord. :

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Malespina venait de faire évanouir l'espérance que l’on avait de découvrir

le passage que Ferrer Maldonado supposait exister par le parallèle du 60° degré,

lorsque le conte de Revillagigedo, viceroi du Mexique, voulut que l’on allät re-

connaître l’intérieur du port de Bucareli et la côte comprise entre ce point et celui de Noutka : en conséquence il expédia vers ces parages la frégate Aranzazu, commandée par le lieutenant de navire D. Jacintho Caamaño, qui sortit de San-Blas le 20 mars 1792, et entra dans le port de Noutka le 14

mai de la même année. Don Jacintho

fitune minutieuse reconnaissance de ces régions, et il eut l’occasion d'honorer

la mémoire de Juan Perez , en imposant

son nom au passage qui existe entre l'île de Langara et le cap Muñoz. La description que Caamaño fait, dans son

journal, de la côte qui s'étend entre es ports de Bucareli et Noutka, aussi

bien que les détails qu’il donne sur la

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