‹ Les Californies, l'Orégon, et l'Amérique russe [microforme]Chapitre 37 sur 42 · partie sup se prolon; maisons e plus larges parence d gement · texte numérisé non relu

partie sup se prolon; maisons e plus larges parence d gement

offrent au faites par

des caisses ayant une aune moins un quart de hauteur cubique, couvertes d’ornements habilement tracés, des ef

“ls

bersistent à se

nt une longue figies humaines de grandeur natu-

relie, etc. Malheureusement le digne gouverneur de Noutka, auquel la science est d’ailleurs si redevable, ne s'était nullement occupé de l'archéologie américaine, et il se tait sur la nature de ces peintures, rappelant peut-être des souvenirs mythologiques. Les rapports incessants des taïs avec les Européens ont dû modifier déjà singulièrement l’art rudimentaire de cette île (1).

Ce qu’il y a de plus extraordinaire dans l’industrie des habitants de Noutka, nous l'avons déjà indiqué, ce sont leurs habitations; rien n’est plus exact, au dire de Vancouver lui-même, que la description qu’en a donnée le capitaine Cook. Voici celle que la troisième relation renferme ; elle se rattache au village qui est à l'ouest de l’entrée : « Les maisons sont disposées sur trois lignes, qui s'élèvent par degrés l'une au-dessus de l’autre; les plus grandes se trouvent sur le devant. Ces espèces de rues sont interrompues ou séparées à des distances irrégulières par des sentiers étroits, qui mênent à la partie supérieure ; mais les chemins qui se prolongent dans la direction des maisons entre les rues sont beaucoup plus larges, quoiqu'il y ait quelque apparence de régularité. Dans cet arrangement, les maisons particulières n'en offrent aucune; car malgré les divisions faites par les sentiers qui mènent du bas en haut , il n’y a point de division régulière ou complète en dehors où en dedans qui sépare les divers appartements de cette file de cabanes, dont la construction est bien grossière. Ce sont de très-longues et très-larges planches, dont les bords portent sur ceux de la penche voisine et qui sont attachées ou iées çà et là avec des bandes d’écorce de pin; elles se trouvent appuyées en dehors contre de minces poteaux ou plutôt des perches placées à des distances considérables ; mais en dedans il y a des poteaux plus gros posés de travers.

Les côtés et les extrémités ont sept à huit pieds de hauteur ; le derrière étant un peu plus élevé, les planches qui forment le toit penchent en avant, et

éressante pour , n’est guère que par des bréoccupations la science. Sir rend que le lieu ancouver, OU, age de Noutka, ence ae pêche.

lève à quelques enréalitéla ca.

xplorateur dont age regretta viepter l'offre qui lla de la visiter, s que le savant constater dans nde régularité, que n’en trouva ux George Vanvoir sans doute, s coffres mieux eaux européens, se posent avant s, et Maquilla se nsé de ce que lait point, tout ents, ouvrir un c lui. Quadra dès ût pour le com- :s termes de l’injigènes : a vivacité de leur osition au comont passablement portaient contijuer, des nattes ileurs, des peaux marins, des lous ours, puis des ine parfaitemen alternait avec le Des poignées o e fil excellent, des ravaillées, de pe iverses couleurs entaient toujours , des grenouilles qui s'ouvrent dé es poires à poudre e aune moins ul

bique, couvertes nt tracés, des ef AL Voy. les manuscrits du dépôt de la ma-

APPENDICE. — ILE DB QUADRA ET VANCOUVER. 93

elles sont mobiles, de manière qu’on peut en les rapprochant écarter la pluie, ou lorsque le temps est beau les séparer et laisser par là entrer le jour et donner une issue à la fumée... Les naturels pratiquent aussi dans les flancs des trous ou des fenêtres par lesquels ils regardent; mais la forme de ces fenétres n’a aucune espèce de régularité et elles sont couvertes de morceaux de nattes qui écartent la pluie... Lorsqu'on est dans l'intérieur, souvent on voit sans interruption d'une extrémité à l’autre de cette file de cabanes. Quoiqu’il y ait en géneral des commencements ou plutôt des traits de séparation pour la commodité des différentes familles, ces espèces de divisions n’interceptent pas la vue et elles n'offrent souvent que des monceaux de planches-qui se prolongent de côté, vers le milieu de l'habitation; si elles étaient achevées le tout pourrait être comparé à une longue écurie, qui offre une double ranfee de postes et un large passage dans e milieu : chacune présente près des côtés un petit banc de planches élevé de cinq ou six pouces sur le niveau du plancher, et couvert de naîtes qui servent à la famille. »

Après avoir énuméré le nombre presque incroyable d'ustensiles qui encombrent ces habitations, où règne, il faut bienle dire, un déplorable pêle-méle d’ustensiles et de meubles grossiers, Cook ajoute : « La malpropreté et la puanteur de leurs habitations égalent au moins le désordre que l’on y remarque, et ils y vident leurs poissons, dont les entrailles, mélées aux os et aux fragments qui sont la suite des repas et à d’autres vilenies , offrent des tas d’ordures qui, je crois, ne s’enlèvent jamais, à moins que , devenus trop volumineux, ils n’empéchent de marcher. » Vancouver, qui'visita la capitale de Noutka, dont la pOpuIMO pouvait s'élever à sept ou

uit cents âmes, nous apprend que Ja maison de Macuina était beaucoup plus vaste à Tasheis qu'aucune des autres:

cette vaste construction pouvait avoir environ cent pieds de long, le pilier de bois qui la soutenait à l’extrémité intérieure « pouvait offrir quinze pieds de circonférence , et présentait une de ces figures humaines gigantesques et mons»

trueuses dont les Indiens embellissent leur demeure. » Un des traits caractéristiques de ces sortes de châteaux réservés aux chefs consiste dans d’immenses pièces de bois élevées et placées horizontalement sur des piliers à environ dix-huit pouces au-dessus du toit. Trois longues poutres de cette nature ornaient jadis l'habitation de Macuina , et Vancouver fait observer avec raison 4 ce détail architectonique ait complétement échappé à Cook , si minutieusement exact d’ailleurs (t).

Qui nous dit quelles découvertes archéologiques amenerait cependant, une exploration complète de l'île, si l'on veut se rappeler qu’il y a plus d’un demi-siècle le chirurgien du capitaine Marchand pouvait s'écrier, à propos d’un édifice de la côte : « Quel instinct ou plutôt Eten énie il a fallu pour exécuter ces lourdes charpentes de cinquante pieds d’étendue sur onze de haut ! » Les sculptures que l’on remarqua alors dans ces vastes habitations , les espèces de signes hiéroglyphiques qui excitérent l'attention de nos compatriotes, mériteraient l'observation la plus attentive, et n’ont pas été malheureusement l’objet d’un travail spécial.

L'art de la sculpture, qui se reproduit surtout dans la confection de ces masques étronges dont nous parlent tous les voyageurs, n’est pas le seul qui occupe les loisirs des habitants de Noutka :

leur musique rudimentaire. mériterait un examen non moins attentif que leur

einture; et dans leurs efforts impar-

aits ils révelent, dit-on, un sentiment profond de l’art. Non-seulement ils ont quelques instruments analogues aux nôtres, puisque Roblet a remarqué parmi eux des flûtes de Pan à onze tuyaux; mais ils chantent en chœur d'une manière remarqueble; et ce qu’il y a de curieux, ils se sont montrés appréciateurs sensibles des divers caractères de notre musique. On a remarqué, par exemple, que les sons de la guitare espagnole étaient pour eux un objet de

" (1) L'une de ces poutres transversales était de grosseur et de longueur suftisante à servir de mât inférieur à uu vaisseau de guerre de troisième rang. PVoy. G. Vancouver, Foyage de découvertus, etc., tom. 11, p. 333.

il est assez remarquable que.

quer sans tres régit « si des rant et c!

tence d'u relles ot contré ut ainsi équ:

examinés pu étre manqué « tions ils faire cro une race la bête e seraient !

ment, qu des épaul les corps e tres couve Sans auct chant l’a nous avor graphie f d'autre ex Les hal pent pas blent sg dans les « ves de leur guerriers ques, da maux les àäcombatt une sing exécutant rement mais telle et l'expre font pass teurs, que draient à impressio dans Îles plus ava montra sortes de

dédain ; ils ledirent en excellents termes, Nous allons plus loin : la théorie déliée de l’art n’expliquerait pas mieux chez nous ce qu’ils éprouvaient en éeoutant cet instrument, que ne le tit jadis si spirituellement l’un d'entre eux.

« Cette musique, disait-il, ne peut nous émouvoir : elle ressemble au chant des oiseaux, qui récrée l’ouïe sans toucher le cœur (1). »

On l'a remarqué assez fréquem.

ment, les airs d’un style grave ou religieux sont ceux qui agissent le plus profondément sur ces Indiens ; mais en même temps un sentiment particulier les caractérise, c'est l’aversion qu'ils témoignent pour un certain genre d'a.

gréments dont ils apprécient parfaite.

ment la nature : ils rejettent les trils et lescadences, dont ilsnecomprennent pas la nécessite. Lors de l'événement si douloureux qui priva Lapérouse de plusieurs de ses conipagnons , des hom:mes de cette race qui n'avaient pu s'opposer à un pareil malheur voulurent au moins témoigner aux Européens leur commisération : ils environnèrent les navires , etse réunirent pour chanter en chœur des espèces d'élégies où ils déploraient le désastre qui s'était passé sous leurs yeux. « [ls venaient de tou tes parts nous l'annoncer, dit un témoin oculaire, et par des signes si A de

u’il né nous était pas possible d'en

outer; ces bonnes gens, sensibles à la perte que nous venions de faire, faisaient le tour de nos vaisseaux en chantant des chansons si lugubres, qu'ils arrachaient sans peine des larmes à tout le monde (2). »

Les habitants de Noutka, si sensibles aux impressions que produit une mélo die simple, sont passionnés pour cer taines danses dramatiques. C'est dans eette circonstance qu’ils font usage pro:

bablement de l’innombrable variété de masques qu’ils savent sculpter avec un art si original. Tous les êtres de la créalorsqu'il tion semblent conviés à ces danses fangde Vancol tastiques ; et tel est le caractère de ceäsclennelle étranges mascarades, qu'elles ont sugavec une géréà Cook une réflexion pouvant s’applfrappa de

cl. art. sur Noutka. issieu Lamartinière , lues

(n Magasin En pérouse,

(2) Ms. inédit de des compagnons de La

1) Voye sloire ?

Paris, 1843

APPENDICE. — ILE DE QUADRA ET VANCOUVER. 95

quer sans peine à d'autrestemps et à d'autres régions. Selon l'illustre navigateur, « si des voyageurs dans un siècle ignorant et créduie où l’on supposait l'existence d'une foule de choses peu naturelles ou merveilleuses avaient rencontré un certain nombre de sauvages ainsi équipés, et s'ils ne les avaient pas examinés d'assez près, l'illusion eût pu étre complète; ils n'auraient pas manqué de croire, et dans leurs relations ils n'auraient pas manqué de faire croire aux autres, qu'il existait une race d'êtres tenant de la nature de la bête et de celle de l’homme. Ils se seraient trompés d'autant plus aisément , qu'outre des têtes d'animaux sur des épaules d'hommes ils auraient vu les corpsentiersde ces espèces de monstres couverts de peaux de quadrupèdes. »

Sans aucun doute bien des fables touchant l'anthropologie primitive, que nous avons réuniesdans notre Cosmographie fantastique (1) n'exigent pas d'autre explication.

Les habitants de Noutka ne s’en tiennent bu à ces mascarades , qui sem-

ellents termes.

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blent jouer un rôle si important jusque dans les circonstances les plus décisives de leur vie: comme prêtres etcomme guerriers, ils ont des danses dramatiques, dans lesquelles figurent les animaux les plus redoutables qu'ils aient àcombattre. Non-seulement ils déploient une singulière variété d’attitudes en exécutant ces sortes de pyrrhiques, rarement mêlées à des pas gracieux; mais telle est l'énergie de leurs poses et l'expression de leur regard, qu’ils font passer dans l'esprit des spectateurs, quand bien même ils appartiendraient à la race européenne , les vives impressions que nous all: :: rechercher dans les représentations &1:3 à un art plus avancé. Macuina lui-même se montra acteur consommé, dans ces sortes de représentations dramatiques, lorsqu'il dansa à Tasheis en présence de Vancouver. En cette circonstance e caractère de cefsclennelle il changeait de masque qu'elles ont sugfavec une vélocité de mouvements qui on pouvants’appläfrappa de surprise les navigateurs an-

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aculpter avec ut 6 êtres de la créa ; à ces danses fan

+. sur Noutka.

eu Lamartinière , l’ul ouse.

) Voyez Le monde enchanté, Cosmographie istoire naturelle fantastique du moyen dge ; 8, 1843, € vol. in-32,

lais (1). Ces masques si curieusement laborés mériteraient eux-mêmes un sérieux examen : ils ne représentent pas toujours des tétes d'animaux marins ou de monstres fantastiques, et le magnifique ouvrage de M. Charles Wilkes (2) donne la représentation de deux masques scéniques d’un aspect si accentué, qu’on les prendrait presque pour quelques-unes de ces effigies antiques empruntées au recueil de Ficoroni.

Nous le répétons, l'impression de la terreur est le sentiment que ces insulaires cherchent à produire sur les spectateurs dont ils veulent capter le suffrage; et presque toujours ils réussissent.

Quadra dans sa relation manuscrite, Vancouver dans son exploration si consciencieuse rappellent la viveimpression que leur causèrent ces danses ; personne n’a peut-être mieux dépeint le sentiment qu'elles font naître qu'un voyageur auquel nous avons emprunté des deseriptions pleines de couleur. En 1822, M. Roquefeuille fut témoin d’une pantomime animée où l'acteur voulait rappeler par l'expression du geste les alternatives d’espérance et de crainte qui animent l’Indien durant une pêche de la baleine ; le caractère de ces gestes devint tout à coup si terrible, qu’une autre pue se mêéla tout naturellement dans esprit du voyageur à l’impressiou que le narrateur prétendait exciter. « Je ne sais, dit-il, si c'était l’idée d’un repas abominable suggérée par les rapports de Meares qui jeta sur toute cette scène uu voile lugubre, mais j’éprouvais une horreur profonde pendant ce récit fait au commencement de la nuit, dans un lieu ténébreux et désert par un sauvage enthousiaste qui faisait des gestes farouches en imitant les mouvements et les cris de son chef, lorsqu'il dépeçait un monstre marin vaincu par son harpon (8). »

Plusieurs relations nous ont transmis des vocabulaires de l’île de Noutka, et nous savons d’ailleurs que divers travaux de cette nature se préparent sur les

(1) FPoyage autour du Monde. à

(2) Narralive of the United-Stales exploring expedition ; London, 1846, 5 vol. in-8°, alla. ;

(3) Foyage:ausour dy Monde, t. 1, p: 206,

idiomes de la côte nord-ouest. Ce qu'il aurait de vraiment important pour histoire future de ces régions, ce serait AE esprit patient ami des traditions t à Noutka ce que M. Moerenhout a fait naguère à Otahiti, c’est-à-dire qu'il rerueillit avec un religieux scrupule les chants historiques prêts à s’éteindre.

Dans le dénombrement des nations fréquentant l'île qui nous a été laissé par M. Hulswitt, il est fait mention des Nutschémas, venant des contrées septentrionales et remplissant chez les peupes du voisinage les fonctions de ardes. Nous ignorons quelle vaieur précise peut avoir ce renseignement ; mais ce n’est pas la première fois qu'en Amériqueles functionsspéciales de poête chanteur sont reconnues parmi les sauvages comme étant le privilége d’une tribu. En des lieux bien divers, les Chactaws et les Cahètes jouissaient des prérogatives que l’on accorde à ceux qui instruisent les peuples deleurstraditions.

Les Nutschémas enseignent, dit-on, leurs chants aux tribus de Noutka; ce sont desindividus de cette nation, s’ilen existe encore, qu’il faut interroger. Fleurieu l'a dit d’ailleurs en termes fort justes :

« Si jamais nous parvenons à entendre les diverses langues parlées sur les différents points de la côte , peut-être dans ces concerts en partie qu'ils répètent en famille, à l'issue des repas et dans les heures de repos, et auxquels chaque assistant mêle sa voix avec un recueillement des sens qui annonce celui de l'âme, peut-être découvrirons- nous quelques traces de leur origine, ou la fable qui leur tient lieu d'histoire; ces chants peuvent être une tradition orale, comme leurs hiéroglyphes une tradition écrite : un peuple qui chante est un peuple poëte ; et l’on sait que dans tous les pays les poëtes furent les premiers historiens, et que la première histoire ne fut qu’un recueil de chansons. »

Ne l’oublions pas, dit autre part l’historien qui vient de s'exprimer ainsi,

« les peuplades que l’on rencontre au-

jourd'huidisséminées sur la côte du nordouest semblent étre les débris d’une grande société. »

Quelque imparfaités que soient les notions recueillies sur ces hommes à demipolicés , quelque bizarres d’ail-

leurs que puissent paraître leurs tradi.

tions , elles donnent une sorte de proba.

bilité aux conjectures de diversécrivains :

plusieurs ethnographes admettent l'exis.

tence d'anciennes relations entre les ha.

bitants de ces îles et ceux d’un archipel célèbre de l'Asie. Ces conjectures re.

gen même une nouvelle probabilité

’événements récents; et aux faits que nous ont transmis d'anciens mission.

naires touchant le naufrage d’une jon.

que japonaise, dont les œuvres exté rieures étaient dorées, on peüt joindre des détails qui n'offrent pas moins d'intérêt. Non-seulement plusieurs navires asiatiques ont dû venir à diverses époques échouer à la côte dans ces parages, poussés qu’ils étaient par les vents régnants de l’ouest, mais on a la certitude qu'en 1834 une jonque japonaise a fait naufrage à l'entrée sud du détroitde Fuca. Ceci toutefois, en agrandissant le champ des conjectures , nous jette bien loin des récits positifs, et nous nous hâtons de rentrer parmi les peuplades de Noutka.

Ces Indiens si heureusement doués, ces hommes qui par une inspiration dont nous ne pouvons plus spécifier ’origine, ont fait des progrès si extraordinaires dans certains arts, ces demi-barbares, en un mot, ont été jugés diversement par les voyageurs. Le digne Quadra semble avoir eu à se louer de ses rapports avec eux, tandis que Vancouver les traite d’in

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éhontés, tout en reconnaissant les pro grès visibles de leur intelligence. Lors

squite. E ande sur pure qu'or especter | La trois outko, at yn événem ifique. Ce plorer la ci wi h tro recherches buvage; i aborieuse ar l'amira itions gé ieuses le 1 monde sav onfigurati fallait croi:

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inculpation est bien fondée et si l'inté rét des Européens n’a pas étrangemen posé la question de propriété en ce qu touche le territoire occupé par ces in digènes; est-il bien sûr par exemple qu Macuina ait prétendu vendre à Meares moyennant cinq ou six feuilles de cuivre un vaste pays qu’ilne gouvernait pas se

à titre de taïs, et dont plusieurs autre chefs pouvaient lui disputer le com mandement? Le rusé tais de la rade d Noutka fit très-bien observer à Vancou ver ce qu'il trouvait de peu séant dan le procédé des étrangers, se repassant

l’insu des chefs, dont ils avaient été a

cueillis, une propriété si singulièremen

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squite. En lisant ces récits, on se deande surtout quel est le degré de culure qu'on exige chez les peuples pour especter leur territoire.

La troisième relâche de Vancouver à outka, au mois de novembre 1794, fut n événement à la fois politique et scientifique. Cet homme éminent venait d’explorer la côte dans le plus grand détail; il royait trouver une double solution à ses erches et à sa mission sur cette Île buvage; il ne put accomplir que latâche iborieuse qu’il s'était imposée. Chargé ar l'amirauté d'entreprendre les perquiitions géographiques les plus minuieuses le long des côtes, et de donner au onde savant une idée précise de leur onfiguration, en spécifiant enfin ce qu'il fallait croire des travaux fort problémaiques de Juan de Fuca et de Fonte (t),

(1) Vancouver dit posilivement, dans l’introuction de son Voyage, que sur des bruits répandus par des navigateurs marchands, dénués 'instruments d'astronomie et de marine, et dont par conséquent les observations devaient re peu exactes, il avait été chargé de vérifier : qu’il fallait croire d’une communication au Lord-est entre la mer Pacitique et l'océan Atlanque, Vers la fin du dix-huitième siècle, en efet, d'anciennes traditions géographiques s’éaient.renouvelées ; on citait beaucoup les désuvertes de Juan de Fuca, et surtout les exblorations prodigieuses d’un amiral castillan bu portugais dont le nom était aussi vaguement noncé que la nationalité était mal établie puisqu'on lappelait tour à tour Bartholom Fuentes, Fonte ou Fonta. Ce navigateur de l’an 1840 avait été remis fort en crédit par Dalymples comme plus tard Ferrer Maldonado fut habilité par Buache. Après une laborieuse exloration des côtes, voici quelles furent les conlusions du navigateur anglais : « Les découvertes le Fuca ne sont appuyées que sur une simple tralition ; elles ne présentent qu'un résultat vague, on ne peut les admettre qu’avec de grandes resrictions... L'ouverture que j'ai appelée le dée oit supposé de Jean de Fucu, au lieu d’étreentre e 47° et le 48°, est entre le 48° et le 49° de latitudè rd.... On peut élever contre les découverceupé par ces ins portugaises ou espagnoles de l'amiral de Fonr par exemple qué: des objections du mème genre que con- P re celles de Jean de Fuca. Je crois que désorvendre à Meares fais on ajoutera peu de foi au récit de Fonte feuilles de cui vrekiuc rapporte Dairymple..., et où l’on dit : « Qu'il ouvernait pas se fit deux cent soixante lieues dans des canaux ) ñ tortueux entre ds îles que l'on appelle arit plusieurs autre% chipe de Saint-Lazare, et que le 14 juin disputer le com 1640 ilçarriva à une rivière qu’il nomma Rio tais de la rade d de los es, par 63° de latitude nord; qu'il N a remonta dans le nord-est, jusqu’à soixante l dans | d ’à soi bserver à VanCouk jieues ; que l'eau en est douce à vingt lieues je peu séant dan de son embouchure; que le fiot ss élève à vingt-quatre pieds; que la profondeur n'es A se A pr DES moinire de quatre à cinq brasses à la ils avaient été 4 mer basse jusqu'au lac Belle, où il entra le 22 si singulièreme 0h juin; que dans ce lac on trouve généralement 7° Livraison. (L'ORÉGON. )

sement doués, ces inspiration dont pécifier ‘origine, i extraordinaires s demi-barbares, diversement par e Quadra semble ses rapports avec ver les traite d’in t de mendiants naissant les protelligence. Lors s du dix-huitième le si la dernière ndée et si l'inté pas étrangemen opriété en ce qu

APPENDICE. — ILE DE QUADRA ET VANCOUVER

il devait aussi recevoir de l'autorité espagnole l'ile entière de Noutka et les bâtiments d'exploitation qui avaientété jadis construits par Meares. Vancouver était accrédfté comme agent diplomatique, et Florida Blanca avait annoncé officiellement son arrivée. Cependant, nous le répétons, l'illustre marin ne put obtenir le double succès qu'il avait espéré. 11 s'était bien assuré que les explorations du pilote grec et du vieux navigateur castillan avaient des résultats évidemment falsifiés , s'ils n’étaients erronés complétementatoute sa diplomatie échoua devant la gracieuse bienveillance du gouverneur de Noutka. D. Francisco de la Bodega

Quadra ne refusa point positivement d'exécuter la clause spécifiée par le traité de 1791, et il offrit immédiatement de remettre à l’Angleterre le territoire occupé jadis par Meares. — Vancouver insistait toujours pour la remise pure et simple de l’îleentière ; mais Quadra mettait une inflexible fermeté à persister dans son système, et ces deux hommes si dignes de s’apprécier quittèrent l’île pour en référer ultérieurement à leurs cabinets respectifs. Une chose que l’on ignore généralement, c'est que le double nonÿque porte l'île dans la plupart des géographies est dû aux rapports momentanés qu’eurent accidentellement les deux marins.

Divisés d'intérêts politiques, au début de leurs rapports, ils se sentirent attirés l’un vers l’autre par la plus noble sympathie.

« six ou sept brasses , el qu’à un certain temps « de la marée il y à une chute dans le lac; « que d’un fort bon port abrité par une Île sur « la côte sud du lac Belle, de Fonte avec Ses « canots pénétra dans une rivière qu’il nomma « Parmentier; qu’il passa huit sauts, formant « en totalité une hauteur perpendiculaire de « trente-deux pieds depuis sa source dans 16 « lac Belle jusqu’à un grand lac qu'il atteignit « le 6 juillet, et auquel il donna son nom; « que oe lac de cent soixante lieues de lon- « gueur et desoixante de large git est-nord-est « etouest-sud-ouest ; qu’il a enquelques endroits « soixante brasses de profondeur, et qu'il abon- « de en morues de différentes espèces. » Nous ne poursuivrons pas plus loin la citation de Vancouver, et nous ne dirons rien du-savant vieillard major général de Massachusett que Fonte rencontra dans ces parages : il nous suftira de rappeler que les navigateurs espagnols envoyés vers la mème époque pour constater les découvertes citées plus haut firent des recherches tout aussi infructueuses que celles de Vancouver. Depuis, les importants travaux d’hydrographie mis heureusement à fin par sir Edwart Belcher n’ont pas donné une solution plus satisfaisante.

as sin mi à j hé

Le marin espagnol fut le premier à sou- cession faite jadis par leur pantpir haiter que leurs deux noms unis fussent L'établissement fondé par les Espall étaient

donnés à quelque golfe ignoré de ce dé- gnols à l'endroit désigné par Cook, sous de klun sert, à quelque détroit de ces rivages in- le nom de Friendly c'étaien connus. Vancouver imposa ce double une 80! nom à l’île entière, et dans samémorable de Sanfa-Crus, n’a laissé aucun vestige Due éga relation il fait plus encore, il pare de sa Toutefois les relations directes quel fañtes. | renommée l’homme modestedontilavait cette Île lointaine a eues avec les Euro n était

apprécié les talents et dont il aime à re- Là sont attestées par une culture Chât de

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