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out dans celui de Goyaz, en 1753, lorsque la découverte inattendue de noueaux lavages aurifères eut fait rêver aux Portugais l'existence de richesses inépuiables. Dans la dernière des provincesque ous venons de nommer l’alqueire de maïs monta tout à coup à sept ou huit bitavas d’or (54 fr. 50 cent. ou 60 fr. ), andis que le même objet ne vaut guère plus aujourd'hui que 8 fr. 75 cent. Le prix de la farine de manioc s’accrut jans la même lle Une vache aitière, que le hasard amena dans ces ontrées, fut payée au prix de deux lires d’or; on en donna vingt-huit pour n pores et dans ce pays où la canne a été largement cultivée depuis une livre esucre ne valait pas moins de 15 fr. (1).
Mais le pays de Goyaz, siricheil ya moins ’un siècle, vit tarir rapidement ses soures d'opulence; et les hommes courageux ui s'étaient livrés résolument aux traaux agricoles furent en définitive les seuls habitants qui sussent se maintenir ans l’aisance ; les points d’analogie que ous avons signalés entre deux régions si lointaines pourraient bien se mainenir EL bout; néanmoins, comme a Californie, le pays de Goyaz n'a pas ’avantage d’être baigné par la mer ; il de peut pas recevoir dans ses ports des havires qui y porteraient infailliblement ’abondance , et sous ce dernier rapport acomparaison cesse d’être possible , car
(1)On peut comparer du reste ces prix exagérés ceux, non moinsextraordinaires , qui forment ujourd’hui le tarif des denrées de première néessité dans la haute Californie. Nous joindrons ce document quelquesindications sur le chiffre es émigrations, qui se lie naturellement à la erté des vivres.
« La farine, qui lors des dernières nouvelles tait à trente-six dollars (190 fr. 80 c.) les pixante livres, s’est élevée depuis à quatre-vingts oilars (424 fr.) On ne peut plus à aucun prix faire servir ; et le pauvre gouverneur, M. Muon, est réduit à faire sa cuisine lui-même. On e s'étonnera donc pas d'apprendre que latièvre e l’émigration pour la Californie semble avoir ris tout le monde : c’est une maladie épidéhique, disent les journaux. Le 20 décembre on noonçait à New-York trente-et-un navires en artance pour le pays de l’or, dix-sept à ?hilaelphie, neuf à Boston, deux à Portland, sept altimore, deux à Charlestown, onze à la ouvelle-Orléans, etc., etc. De plus on assurait ue dix mille émigrants étaient déjà passés à aint-Louis de l’Ohio, se rendant par terre en alifornie, et qu’enfin plus de deux mille voyaeurs impalients attendaient déjà à Panama les ateaux à vapeur qui devaient les porter à la rre promise, »