À PR N
PRE ee EAN EE LG RE EEE Cr CP SRE EN
nimés. « La quantité d'animaux de tou-
es espèces qui habitent ces parages est aux ont peu de pro. Méellernent étonnante, dit-il. Ayant été ado se jette à la mer Maire unestationsur une roche séparée de ude nord environ, et Ma côte par un bassin de trois encablures cile (1). environ, nous voyions en même pr = et la Grande riviér, “autour de nous dans la mer une petite lesplusconsidérables ‘baleine ou souffleur , des troupeaux de rieure : l’une et l'au. “oups marins, un troupeant de marsouins leur source dans les ét une quantité de puissons d'espèces mière aux pieds du Arès-variées. Sur les roches, de manière le à la base ouest de ‘Ales couvrir entièrement, des coquillages nche la plus éloignée Gila , est une rivière
Igine, il établit aussi, levenu que trop cer. !
de toutes espèces, et entre autres des Moules énormes (15 centim. de lons’unit au Colorado *&ueur) ; à terre un troupeau de cerfs; en de sonembouchure, Fair quatre à cinq vols d'oiseaux d'espè- , auquel nous em. /€es différentes. La fuite et les cris d'un de ces détails géo. "grand nombre de ces animaux à notre ramento et le San. approche prouvaient cependant qu'ils 1, l’un quatre cents, * connaissaient déjà assez l’homme pour milles de cours, et Asavoir que c'est là un ennemi redoutable ans la baie de San. fide leur espèce (1). » Nous ne ferons pas nt la belle vallée qui @suivre ce tableau animé d'une aride no- Sierra-Nevada et la menclature ; mais nous renverrons à la es qui borde la côte, ‘Suite de cette notice et aux travaux spédes Joncs, voisin Æiaux qui ont été publiés dans les voya- Joaquin, et le lac de s de Beechey, de Mofras et de du Petitouvert durant, ces Æhouars.
le colonel Fremont, :# TACS. — Ce sera encore le récent et mentionnés. La ri: ‘£onsciencieux travail de M. Augustus ne sous le nom de Mitchell auquel nous emprunterons jeter dans la mer à ‘des détails bien peu connus jusqu'à ce es cours d'eau qui jour, et qui sont le résultat de récentes l'océan Pacifique, Mexplorations. De tous les lacs de la haute rés comme offrant MCalifornie, le grand lac salé qui se ielquefois même ils trouve situé vers l'extrémité nord-est ec, et ils n’offrent ##est le pus considérable ; il n’a pas moins r la navigation. Ces # probablement de deux cent quatre-vingt it couvertes d’une temilles de circuit, et on ignore encore s’il , Surtout aux alen-. “existe un point où il perd ses eaux; ce ifique où se jettent “qu’il y a de certain c’est qu’elles sont d-Joaquim. La zoo. plus salées que celles de l'Océan. L’Ust bien plus variée, ah, qui emprunte son nom à une naèces, que celle des tion indienne, est bien moins considépar les anciennes ‘rable; mais ses eaux sont douces, et il se > saisir d’un seul ‘ette dans le précédent par le sud. Nous e de la nature ani- ne le voyons mentionné ni dans le savant ecours à un voya- 4traité de Balbi ni dans des géographes ère le récit de ses : pus récents. Selon M. Mitchell, ces deux baie de San-Fran. #4 lacs sont sans aucun doute le Timpanote peu de régions 4808 et le Buenaventura des anciennes andu tant d'êtres # cartes espagnoles ; mais ils ont ététracés 4 correctement pour la première fois par ras; voy. également # 6 par M. Augustus à , (D Dortet de Tessan, Voyage de la Vénus,
Es
fe capitaine Fremont (aujourd'hui colonel) sur la carte qui accompagne son dernier F’oyage. Des lacs vaseux et une montagne qui affecte la forme régulière d'une pyramide ont été découverts récemment por ce voyageur, et se trouvent au centre de la chaîne que forme la sierra Nevada. De la surface du lac:
s'élève un rocher remarquable « pres- « que aussi régulier dans sa forme que « les célèbres pyramides de l'Égypte ; il « s'élève à unehauteur de six cents pieds, « etilest visible à plusieurs milles de « distance ; c'est de lui que Le lac a reçu « le nom qu'il porte aujourd'hui. »
OROGRAPHIE. — Les principales montagnes de la haute Californie sont, d’après l’auteur que nous venons de citer, la sierra d’Anahuac, la sierra de los Mimbres et la Sierra Madre ; elles occupent la frontière de l'est, forment une chaîne continue’et font partie du vaste système des montagnes Rocheuses : ce sont elles qui séparent les eaux du Colorado de celles du Rio grande del Norte.
La rivière de l'Ours et les monts de Wabsatch ont été récemment explorés par M. Fremont : ils sont tous les deux à une hauteur considérable, et forment les limites est du grand bassin intérieur. La sierra Nevada et la chaîne de la côte courent presque parallèlement au rivage : la première, à une distance de l’océan Pacifique qui varie de cent à
deux cents milles; la seconde, en ne s’é-
loignant guère des côtes que de quarante à soixante milles. Les vallées qui s’ouvrent entre ces montagnes, continue M. Augustus Mitchell, forment les parties les plus belles de la Californie. La sierra Nevada, ou lachaîne Neigeuse, est considérée par le colonel Fremont comme étant d’une élévation plus considérable que les montagnes Rocheuses ; la neige les couvre en tout temps. « Le passage pee lequel cet intrépide officier traversa a 'sierra s'élevait de neuf mille trois cent trente-huit pieds au-dessus du niveau de la mer. » Selon le même voyageur, d’autres pics du même système s’élevaient de plusieurs milliers de pieds plus haut. Ces détails géographiques datent déjà de deux ou trois ans; il est probable que, quant à ce point, les dernières observations de M. Fremont amene-
ront sur les cartes des changements dont .
1 Drome
gi à
D pe roger ve m2
DT IT RDETENEe =
la science géographique fera son prolit.
Dans tôtis les cas*ces intrépides explorations nous feront connaître d’une manière plus précise cette race indienne, qui n'existe plus à l'état sauvage dans la basse Californie, maïs qui anime encore les vastes campagnes que le génie agricole du citoyen des États-Unis va désormais fertiliser. A l’époque de la découverte cette race malheureuse peuplait toutes les rives du golfe, et par sa barbarie, par ses ee empreints d’un caractère vraiment dépravé , forinait déjà un contraste sensible avec Îles nations à demi civilisées du pays de Sonora. Nous allons faire voir par quelle suite de traveaux, par quelle série d’expéditions, ces races furent jadis soumises ou repoussées dans l’intérieur.
PREMIÈRES EXPLORATIONS MARITIMES TENDANT A DÉCOUVRIR LA CALI- FORNIE; EXPÉDITION DE CORTEZ.
Charles-Quint,dontla viveintelligence avait si bien deviné ce que pourrait produire de changement dans le monde la section de lIsthme de Panama (1); Charles-Quint fut cause en réalité des grandes explorations qui amenèrent la découverte de la Californie. Préoceupé de la recherche d’un détroit sur les côtes de la Nouvelle-Espagne par lequel on pût se rendre à ces régions que le vulgaire
. désignait sous le nom d'îles aux Épices,
il énjoignit dès 1528 à Cortez de chercher cette route importante. Le bruit s'était répandu en. effet qu’un passage existait d’une mer à l’autre, et l'expédition de Christophe de Olid n’eut pour but que la solution de ce grand problème.
Alvaro Saavedra suivit les traces de ce navigateur quatre ans plus tard, mais sans amener plus de résultats, et ce fut peut-être l’inutilité de ces explorations maritimes, jointe aux espérances données jadis par lui-même à l’empereur, qui en-
agea Cortez à envoyer des troupes vers Émer du Sud, en prenant sur sa propre fortune les frais considérables nécessités
ar une pareille entreprise. Disons-le
jen ici, une sorte d'El-Dorado, une terre
fantastiqué désignée sous le nom de
Colima, fut le but primitif vers lequel le
© (2). Antonio Gaiväo , Trafado dos descobrimentos,
Eye du Mexique prétendit d'a. ieer
bord diriger une expédition. Dans les HRCE
rapports qui lui étaient soumis il était
aussi vaguement question d’une Île ha- BR
bitée sg des Amazones, région plus fa- À .que toutes celles qu’on avait EP
vori découvertes, où l’or et les perles pro-
mettaient de tels dédommagements en à *
échange dés fatigues qu’allaient endurer les conquistadores, qu’on n'eut pas besoin d’ébruiter lopgtemps ce nouveau projet pour réunir une troupe d'hommes intrépides. Le voyage de Diego Hurtado de Mendoça n’eut pas en réalité d’autre but, et ce parent de Cortez, guidé par de telles chimères , partit d’Acapulco pour explorer la côte occidentale de la Nouvelle-Espagne vers l’année 1532. Nous n’insistérons pas sur cette expédition infructueuse, qui fit connaître le port de Culiacan. Hurtado de Mendoça périt en continuant son voyage. Le vainqueur persévérant du Mexique n’était pas de ceux qu’un échec décourage. En 1538il fit sortir une nouvelle expédition du port de Tehuantepee, et les deux hommes que choisit pour la diriger lui offraient
es garanties que ne présentait peut-être pas celui qu’on attendait vainement depuis plusieurs mois : l’un, Diego Becerra de Mendocça, s’entoura des lumières de deux marins habiles; l’autre, Hernando de Grijalva, avait déjà fait ses preuves :
maisilne faut pasleconfondre,commeon l’a fait souvent, avee Juan de Grijalva(t), auquel on devait les premières notions Fslaihe ue l’on eût obtenues sur le
ucatan. La nuit même qui suivit leur
départ les deux navigateurs furent sé- |
parés par le gros temps ; il leur fut impossible de se rejoindre et de continuer ensemble un voyage dont le marquis del Valle se promettait de si grands résultats. Grijalva fit des découvertes géographiques offrant une réelle importance ; elles peuvent même le faire con:
sidérer comme le premier explorateur de ces mers inconnues; il revint heu-
reusement à Tehuantepec. Diego Be- | | |
(1), Disons en passant que la Biographie untverselle elle-même se tait sur A à laquelle mourut ce navigateur : Jean de Grijalva périt en 1627, au Nicaragua, assassiné par les Indiens. Sa mort précéda donc de trois ans la découverte de la Californie. Foy. Oviedo, Publications de M. Ternauz-Compans.
Po
ue prétendit d’a- |
édition. Dans les nt soumis il était ion d’une île ha- 8, région plus fa-
elles qu’on avait È
*t les perles pro- )mmagements en a’ellaient endurer on n’eut pas bemps ce nouviau troupe d'hommes le Diego Hurtado en réalité d’autre rtez, guidé par de d’Acapulco pour ntale de la Nounée 1532. Nous tte expédition innaître le port de fendoça périt en >. Le vainqueur ae n'était pas de rage. En 1533:il xpédition du port s deux hommes iger lui offraient sentait peut-être it vainement den, Diego Becerra
des lumières de
autre, Hernando
ait ses preuves :
bndre, commeon
n de Grijalva(1),
emières notions
obtenues sur le
qui suivit leur
sil leur fut imet de continuer t le marquis del si grands résul- Écouvertes géoréelle impore le faire conier explorateur
il revint heu-
| Biographie née sà ue uelle de Grijalva, rit né par les Indiens.
ans la découverte D, Publications de
ec. Diego Be- |
LES CGALIFORNIES. Li
LerTA SU Ja assassiné par les siens.
eux qui #
ten de ce crime abordèrent , di
t-on, la côte de la Cali-
Mfornie; ils furent eux-mémes massacrés
# à is]
eurs furent sé-
SPP TE Pr PPT
de la première d
par les Indiens, Hätons-nous de le dire, ne réelle incertitude règne sur l'histoire qe et s'il 4 s’en rapporter à des documents que çi illustre umboldt, les Espagnols, ins.
its par le témoignage des naturels € intérieur, auraient connu la Californie ès l’année 1526. Mais, après tout, çes pports incertains, et. plus tard les réultats malheureux, qui déjouaient. tant ’espérances, ne pouvaient nj contenter i arrêter Cortez, Il prit Ja. Fépolution énéreuse de s'assurer des faits par luimême. De nouveaux ordres ayant été diés, trois navires furent construits
Fac
bord un certain nom aissant alors une por- An-
En SADt qu
Fe
avaux d'un premier établissement. Le eu choisi par Jé Conguéraht du Mexiue pour y former un établissement à la is religieux : et ‘agricole avait reçu de bi Je nom de San£d:Crus. On'l'éch epuis contre. coli. de LA is L un long séjour dans pe Aloe” qu'il ven td fonder. U eu!
bâtiment parmi ceux qu'il avait expédiés était revenu : il s’embarqua immédiatement et accomplit l'exploration de la côte, sur une étendue decinquantelieues.
On le voit done, c'était à bon droit que les éographes donnaient jadis'au golfe de Californie le nom de mer de Cortez.
Nul doute que l’intrépide conquérant n’eût projeté la fondation d’un établissement en harmonie avec ses vastes desseins : la fortune en disposa autrement.
Après l'exploration qui venait de lui faire connaître sommairement cette contrée, il se rendit à Culiacan, dans l'intention de réunir des approvisionnements indispensables. Le Éd gr de vivres, la nécessité de pourvoir à une existence déjà précaire, ayaient diminué singulièrement le nombre des habitants de Santa- Cruz : Cortez, au retour , dut entrevoir les difficultés de tout genre qu'il y avait à vaincre, Il ne commandait plus à la Nouvelle-Espagne ; l’ingratitude d’un gouvernement rival ayait singulièrement modifié la mission qu'il venait de s'imposer ; un ordre transmis par sa femme, et qui émanait de l'audience aussi bien que du yiee-roi , le rappelait à Mexico. 1] se mit immédiatement-en route, et dès l’année 1537 le port d'Acapulco l'avait reçu:
Son mandataire, D, Francisco da Ulloa, rencontra trop d’obstacles au début de la colonisation pour que l'établissement de Santa-Cruz pûtprospérer (1).
Gependant des bruits merveilleux
commencèrent: bientôt à cirouler dans
le Mexique sur la richesse du territoire qe avoisine la Californie. Ils étaient us en partie à un aventurier intrépide ps nous rencontrons au seizième siècle ans toutes les régions américaines où il s’agit d'accomplir d’audacieuses entre prises. En 1687 Alvaro Nunéz, plus eonau sous le nom de Cabeça de Vaca, arriva à Culiacan; il venait de terminer un voyage plus extraordinaire qu'aucun dé ceux qui eussent été faits encore par les Espagnols à travers le nouveau continent. Suivi de trois Castillans et d’un noir, restes de l'expédition de Panflo- Narvaez, il avait erré durant plusieurs années à travers la Louisiane et la partie: septentrionale du Mexique; et après
tr i é A A ot er
ren PP Fe MP ER se RARES
gr RECETTES
avoir visité le pays si peu connu de Sonora, il était parvenu aux établissements espagnols ; mille bruits étranges furent répandus par ses compagnons, et l’on accusa plus tard Cabeça de Vaca luimême d’avoir prodigieusement exagéré les richesses que pouvaient fournir ces côtes désertes par la pêche des perles.
En 1589, ces traditions s'élèvent jusqu'aux '-proportions ‘ du ‘merveilleux, grâce ‘aux técits d’un moine dont la relation nous est parvenue. Fray Marcos de Niza s'était fait suivre par le noir qui avait jadis accompagné Cäbeca de Vaca dans: ses prodigieuses pérégrinations ; Fray Marcos, dis-je, se proposait un ‘double but : il prétendait emplir les coffres du trésor ‘des Indes de plus de richesses que Cortèz lui-même n’en eût pui rêver, et peupler le ciel: de plus d’Indiens que l’on n’en eût jamais converti. Il partit accompagné d’une suite nombreuse : sans aucun doute, il atteipnit des régions ignorées , voisines de la Californie ; mais de retour à Culiacan, dont Coronado était le gouverneur, il n’y eut pas de rêves insensés, pas de ‘récits merveilleux qu’il ne mît en circulation pour déterminer Île pouvoir à une expédition nouvelle. Ce fut en effet à partir de cette époque que le mythe fameux relatif au pays de Cébola prit de la consistance et entraîna toutes es imaginations. Non-seulement Fray Marcos de Niza savait à quoi s’en tenir, disait-il, sur les puissants royaumes de Totonteac, d’Acus et de Marata ; mais il avait pu contempler dans le lointain sept villes resplendissantes, et il en avait pris possession au nom: du roi d’Espagne: en plantant deux croix .à l'entrée d’une vallée qui y conduisait.
L'or et l’argent accumulés dans ces villes, les portes enrichies de turquoises qui gardaient leur trésors, la prodigieuse quantité de perles que fournissaient, disait-on, des rives inconnues; tous ces rêves propagés par des hommes dont le courage était d'ailleurs incontestable, décidèrent le départ d’une -expédition plus considérable que:toutes celles qui avaient eu lieu jusqu'alors ; c'était à elle qu'il pare de conquérir la vérité et de faire évanouir tous ces rêves (1).
(t) « La presqu’ile de Calffornie a été pendant longtemps le Dorado de la Nonvelle:Espagne.
EXPÉDITION COMBINÉE D'ALARCONË Or ET DE FRANCISCO VASQUEZ DE Corot € NADO ; CIBOLA; LES SEPT VILLES; EX Bmps ( PLORATION PLUS COMPLÈTE DU GOLFEÏR, DE CALIFORNIE. — Ce Tombouctou américain, comme l’appelle ur :"rivain;:
illustre, avait été cepend::. ‘hercheæ avant que le moine voyageur ‘'eût ré.
pandu avec tant de profusion ses récit:
exagérés. Dès le temps ou Nuño de Guzi man gouvernait le Mexique, une relation qui avait eu un écho fréquent, et qui provenait d'un Indien d’Oxitipar, avait So déterminé des tentatives partielles eff »6i:
avait même entraîné Nuño de Guzmar, jusque dans la Nouvelle-Galice. L’Indien!
était mort; mais ses narrations fantasf tiques étaient religieusement conservées & à Mexico, et l’on peut facilement se figurer quelle influence elles exerçaient sur ag} les imaginations qu’enflammaient déj à be des récits du moine. « Pendant son en-@i fance , avait-il coutume de répéter, son pèrè parcourait l’intérieur du pays pour!
y vendre de belles plumes d'oiseaux, qui servent à fairedes panaches, et qu'il rap4 portait en échange d’une grande quan tité d'or et d'argent, métaux, suivait lui, très-communs dans ce pays ; il ajou tait qu’il avait accompagné son père une vu deux fois, et qu'il avait vu des ville si grandes qu’on pouvait les compare/ à Mexico avec ses faubourgs. Ces ville’ étaient au nombre de sept; il y avai} des rues entières habitées par des or4 févres ; il ajoutait encore que pour ‘en arrive: il fallait marcher pendant qu:
rante jours à travers un pays désert, où@ il n’y avait qu’une espèce d'herbe court4 de cinq pouces, et qu’on devait s’enfoné cer dans l’intérieur en se dirigearÿ vers le nord entre les deux mers (1). » ?
Un pays riche en perles doit, selon la logiqué du peuple, produire en abondance de l'or, (eg diamants et d’autres pierres précieuses. UE moine voyageur, Fray Marcos de Niza, exalta lès tête des Mexicains par les nouvelles fabuleust:A u’il donna de la beauté du pays situé au nor dé golfe de la Californie, de la magniticence d# la vilie de Cibola, de son immense populationà la civilisation de ses habitant
mérique;, publiés pour la prem AUX CHIPANS , Relation du voy.
apparence; il peut contenir deux eents guerriers; les maisons ont trois ou quatre étages ; elles sont petites, peu spacieuses, et n’ont pas de cours. Une seule cour sert à tout un quartier. »
Comptant bien plus sur la force de la Wa ion que sur les ouvrages qui défendaient leur ville, les Indiens s'étaient réunis en grand nombre dans
Cibola; mais ils furent chargés aux cris,
de San-Jago par les Espagnols, et se virent bientôt culbutés; le général, atteint d’uné pierre, pensa périr dans cette attaque, Toutefois Cibolàa resta au pouvoir des Castillans. Vasquez de Coronado demeura dans cette triste résidence; mais l'expédition dirigée par Tristan d'’Arellano poursuivit ses recherches vers les régions de l'intérieur, et ce fut alors que fut fondée la ville de Sonora; Melchior Diaz én fut nommé le gouver:
heur avec quatre-vingts hommes d'élite, uis l'armée se replia sur Cibola. Melchior Diaz était un chef entreprenant, énergique, comme les premiers temps de la conquête en virent surgir un si grand nombre. A Ja tête de vinrent hommes il poussa en avant , et cela sans guide ; car Fray Marcos de Niza était déjà re:
tourné sur ses pas, emportant les malédictions de l'armée. En effet, ces édifices couverts d’or et chargés'de pierreries , dont le moine avait parlé sur la foi des Indiens, semblaient devoir être relégués désormais parmi les merveilles mensongères dont on était bercé chaque jour à la Nouvelle:Espagne, et le naïf historien, qui nous p it d’abord les sermons enthôusiastes de Fray Marcos, e prend à craindre charitablement pour le alüt du pauvre Frañeiscain , en'raportant les imprécätions vomies contre Ki par tant de Chrétiens: « Dieu veuille, s’écrie-t-H, Dieu veuille qu’il ne lui en arrive rien de fâcheux dans une autre FE Det Qu'il fût poussé par ces rêves , qu’il fût conduit par sa valeur naturelle, Melchior Diaz avanca toujours ; il arriva enfin à une rivière qui portait alors le nom de Rio-del-Tizon (2); etsur les rives de ce beau fleuve, qui n'a pas moins de (1)-Voy, la relation de Pedro de Castañeda de
Nagera, collectig Ternaux-Compans.
GLS Rio di Tien est sans donte le Colorado,
deux lieues de large à son embouchure « il apprit, dit Nagera, que l’on avai vu les vaisseaux à trois journées de Jà..
Quand il fut arrivé à l'endroit qu’on | avait indiqué, et qui était sur le bord d fleuve, à quinze lieues de son embo chure, il trouva un arbre sur lequel étai écrit : Ælarcon est venu jusqu'ici; il a des lettres au pied de cet arbre. 1 creusèrent la terre et trouvèrent le lettres, qui leur apprirent qu'Alarcon après avoir attendu dans cet endroi pendant un certain temps, était retourn à la Nouvelle-Espagne ; qu'il n’avait p aller plus avant parce que cette me était un golfe, qu’elle tournait autou de l’ii2 du Marquis, qu'on avait appe
lée l’île de Californie; et que la Cali
fornie n’était pas une île, mais une poin de terre qui formait ce golfe (1). »
Ainsi fut résolu par un navigate
du seiziènie siècle ce problème géogra
phique; mais le secret devait être si bier gardé sur cette découverte que près d deux siècles après la plus : grande incer titude régnait sur la véritable configu ration de la Californie, et que. Woo!
Rogers, comme on l'a fait remarquer doutait en 1716 si cette vaste régio était une île ou si elle faisait partie d continent. Il est juste de dire cepen
e de] pi s que
sold prrait ç dan:
ps roy A a. Ce Ages, ( es , Cé ceux | inture est fai rles q ec sur s orne leurs « diquai e civi @rtain | ns les Quels nquête us veu mpens ai el po ssait d’
rage ir en
dant que l’exploration d’Alarcon (2) nef
que confirmer les faits déjà constaté par un autre navigateur espagnol. Fer nando de Ulloa , rentré à Acapulco ver là fin de mai 1540, avait pénétré à fond de la mer Vermeille; il 's’était déj assuré que les deux côtesse réunissaien et ayait démontré par conséquent l'exis tence de la presqu'île (8). "7" Siles faits importants n'étaient pa si multipliés,'il serait Sans doute eu rieux de suivre vers les régions du nord est Francisco Vasquez Coronado et se lieutenants; il serait intéressant d comparer la relation toujours éxagt
1) On voit cette phrase de quelle im une peut ere en géographe Dexamen, 14
vieilles relations. Celle qui nous la fournit fe sait partie des papiers du célèbre Nuñoz.
À Voy. Duflot de Mofras > Exploration d) P'Ovrégon et de la Cälifornie ; t:' Hp. 96: « Ce atv xécutées
soi d'habilel ai
e soin
de raw Toni on ‘(8) Kernahdo de: Alareon mit à la voile
9 mai 1640, ba
Ad
34 ; tite pee pu ge
à son embouchure
À | e de Fray Marcos de Niza, même en era, que l'on ava
sence des objets, avec les faits réels
lois journées de là..js que sait les raconter simplement dre raasts qu'on | soldat, chroniqueur sincère. On était sur le bord débrrait que tout ne devait pas être reues de son embo
dans ce que les Indiens rapportaient »s royaumés de Cibora, de Marata, Ahacus, de Totonteac et même de Quira. Ces maisons ayant de cinq à six ages, et qui étaient quelquefois forties, ces vétements que l’on compare ceux des Bohémiens d’Espagne, ces ntures garnies de turquoises, dont est fait si fréquemment mention, ces rles que les conquérants remarquent ec surprise au front des Indiennes, et s ornements d’or qu’elles-suspendent leurs oreilles et à leur nez, tout cela diquait un certain degré d'industrie, e civilisation rapprochée jusques à tain point de celle qu’on observait ns les villes lointaines du Mexique.
Quels que fussent les résultats d'une nquête aventureuse, les richesses que us vevons d’énumérer étaient loin de mpenser les dépenses faites par le e-roi : tout était désappointement el pour les Espagnols, tout se réussait d’ailleurs pour augmenter le déragement de leur chef, impatient de ir enfin d’une vie paisible et de rer sa jeune épouse. Une circonstance tuite, parfaitement d'accord avec prit du temps, vint hâter enfin ie
bre aur lequel étai penu jusqu'ici; il ed de cet arbre. 1 \ ek trouvèrent le ent qu’Alarcon dans cet endroi emps, était retourn . ; qu'il n'avait pl rce que cette me lle tournait autou j, qu'on avait appel ie; et que la Cali à fle, mais une poin t ce golfe G). »
par un navigateu] 2e problème géogra:
et devait être si bien ouverte que près d plus : grande incer a véritable configu nie, et que. Woo Ja fait remarquer cette vaste régio elle faisait partie d aste de dire cepent on d’Alarcon (2) ne fé faits déjà constaté teur espagnol. Fer
ntré à Acapulco ver ment de ce drame, où tant de 0, avait pénétré a voure personnelle avait été mis én meille; il s'était dé Vasquez dé Coronado avait poussé côtesse réunissaien
qu’à ces régions, où l'imagination ses hardis soldats fondait un second pire , plus merveilleux peut-être que i des sept villes, lorsqu’au retour Quivira, ce capitaine général füt en bas de son cheval, à la suite ne joute militaire. Blessé à la téte et sporté dans sa tente, le découraget s’empara de son esprit. Un thème ologique, qui lui prédisait la puise et la mort dans un pays inconnu, iut à son souvenir, et détermina sa blution. On était en 1543 ;.il y avait
conséquent trois ans qu’il errait s le désert; tout à coup il se dirigea M Culiacan, mais déconsidéré, mais "Misachant conserver aucun pouvoir sur petite armée indisciplinée , et n'ayant De pu garder plus d’une centaine d’hom- ‘4
tn
ar conséquent l'exi
Bi rtants n'étaient p:
rait sans doute eu .Jes régions du nord quez Coronado et se ait intéressant d on toujours Exagt
hrase de ris impo ographie l'examen de qui nous la fournit fe du célèbre Nuñoz:
Mofras ; Exploration dl fornie ; t:' Hp. 96: « Ce es furent exécutées ave eté que: ia carte de line diffère presque jours.:w ©" lo res mit à la voile les
mes sous son commandement (1). Il se rendit à Mexico, et D. Antonio de Mendoça voulut bien lui donner unedécharge des obligations que la cédule royale lui imposait : si cela eut lieu toutefois, ce fut par une sorte de condescendance. Quelque temps après ce chef inhabile fut ne de son titre de gouverneur de læ Nouvelle-Galice. Ainsi finit l’expédition si curieuse et si peu connue de Francisco Vasquez de Coronado, et l'intrépide soldat qui nous en a transmis les détails a pu dire sans étre taxé de malveillance : « $’il avait moins pensé à la fortune qu’il laissait à la Nouvelle- Espagne qu'à la responsabilité qui pesait sur lui et à l'honneur qu’il avait de conduire tant de gentilshommes sous sa bannière, l’expédition eût autrement tourné... Ce chef'ne sut conserver ni son commandement ni son gouvernement (2). »
Nous ne dirons rien ici de l’erpédition maritime de Juan Rodriguez Cabrillo, qui eut lieu en 1542; nous n’insisterons pas sur celles de Bartholome Ferrelo et du vice-roi Velasco, qui produisirent leurs résultats en 1548 et en 1564; nous passerons aussi rapidement sur celle des flibustiers anglais, commandés par John Oxenham, en 1575 ; mais nous insisterons davantage sur le voyage de laventureux sir Francis Drake.
L’audacieux amiral parvint dans le port de los Reyes en 1579 ; et, malgré les découvertes incontestables des Espagnols, ce fut à partir de cette époque , que les Anglais imposèrent au pays le nom de
(1) De l’aveu même de Coronado, il avait emmené cent cinquante Cavaliers et deux cents fantassins, archers ou'arquebusiers. 7’oy. sa lettre imprimée comme appeudice à la suite-de Ja relation de Castañeda de Nagera.
(2 11 n’est pas sans intérêt pour l’histoire de savoir quel avait été le sort antérieur de eet explorateur malheureux, Or nous apprenons pa une lettre en date du 10 décembre 1537 qu’il se trouvait trois ans avant l’expédition, et malgré son mariage, dans un élat bien voisin de la pauvreté, Par cette lettre officielle D. Antonio de Mendoça, comte de Tendilla et premier viceroi du Mexique, demande pour lui quelques
râces fort legitimes au sujet dé ses biens qui Faient séquestrés, et il prend de là occasion pour vanter ses talents. Vasquez de Coronado avait été employé vers cette époque par le méme vice-roi contre une .insurrection de noirs et d’Indiens, que des mesures énergiques avaient fait échouer : il jouissait, on le voit, d’une certaine réputation de bravoure,