RIGOLBOCHE
Ce n'est qu'une crinière, mais quelle crinière! Il suffit de la tordre n'importe comment pour avoir une coiffure énorme et rousse, magnifique, et si Rigolboche a reçu de la nature ces fiers bras d'athlète, c'est parce qu'il faut qu'elle les lève toujours pour tordre ses cheveux. Et le petit nez facétieux a l'air de dire :
à cause de cela, ne quitte pas S'il avait des jambes, elles seraient fines!
Mais Bâche est un pur esprit, qui chante et joue la farce. Comme il faudrait être myope pour le confondre dans la rue avec M. Véronl
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DÊJAZET
Une joie, une gaieté, un délire, une raillerie, une chanson, vingt ans éternels, la fatuité de Lauzun, l'esprit de Richelieu, la curiosité de don Juan ! Ces regards savent tout; si elles le voulaient, ces lèvres minces et longues pourraient tout dire. L'œil est petit, charmant, effronté, le front pensif, le menton malin, la * femme légère comme une plume, l'imagination rapide comme une flamme. Si nous n'étions pas devenus des croquemorts, Déjazet s'appellerait chez nous :
Gaudriole! Elle peut encore s'appeler
Gaieté et Bon Sens. Son esprit est le gamin qui se moque d'un temps abêti ; son corps ! elle en a le moins possible. Elle n'en a pas besoin, elle n'en a jamais eu besoin, elle qui voltige comme un couplet et comme une strophe ailée. On peut la loger et la coucher dans le gant d'un cavalier. D'ailleurs, Déjazet est fée et passe, quand elle le veut, par le trou d'une aiguille.
Mesdames, Cy finist la première Douzaine des Camées Parisiens. — L'humble lapidaire a de son mieux entremêlé les figures d'hommes et de femmes dans l'intérêt de la variété, et il continue patiemment son travail, qyi est de ciseler des babioles au son de la flûte légère, comme Amphion, au son du luth, bâtissait des villes !
DEUXIÈME DOUZAINE