‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 39 sur 128 · LA REINE MARIE-AMÉLIE · texte numérisé non relu

LA REINE MARIE-AMÉLIE

Une Reine, une sainte, une femme vaillante, résignée , austère, fidèle : en la voyant , on devinait et on admirait la trempe de cette âme de diamant, dont rien jamais ne ternit la blancheur sacrée. Sous leur couronne de cheveux frisés en boucles un peu grosses et régulières, les lignes droites, sévères et pures de ce long visage au nez long et droit, aux beaux grands yeux, à la bouche petite et d'un arc

harmonieux, au menton gracieusement arrondi, exprimaient, comme en un poëme parfait où tout concourt à l'ensemble, la piété, la bonté, la vraie grandeur dont rien ne peut dépouiller les justes. L'âge et la douleur avaient profondément ridé, sans pouvoir les flétrir, les traits de cette souveraine que nous revoyons si calme et affable en ses premiers portraits gracieux crayonnés par les Devéria, aux jours où elle savait encore sourire !

Page 1