‹ Les camées parisiens (volume 2)Chapitre 68 sur 128 · MADEMOISELLE DUVERGER · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE DUVERGER

ous les éclairs, les irradiations, les

O blanches flammes, les terribles et tranquilles étincelles de ces astres, de ces voies lactées, de ces constellations, de ces jardins d'étoiles , de ces clairs éclatants, silencieux diamants éblouis, qui en nœuds, en thyrses, en agrafes, en liens amoureux, en floraisons triomphales absorbent la lumière de la salle et font rougir la flamme du gaz, — la belle tête, pâle déjà, mais vraiment

jeune encore, avec le regard désabusé de tout et triste d'une science infinie, tandis que la bouche a gardé quelque chose de tendrement naïf qui toujours charmera, — est celle d'une Parisienne moins ignorante que M. Maury et M. de Humboldt, sachant sur le bout du doigt ce que coûte une livre de pain et un mètre de ruban de fil, et aussi ce que coûte un kilogramme de diamants et un plat de langues de phénicoptères ! « Si mes confrères savaient peindre! » grogne le lion de la Fontaine. Ne pourraient-elles pas en dire autant, ces déesses d'amour qui tant de fois ont pu lire crûment dans les âmes, et si, en effet, elles pouvaient écrire ce qu'elles savent, quels poëmes épiques elles griffonneraient, en marge de La Comédie Humaine!

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