‹ Les caméléonsChapitre 22 sur 29 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

DORSAN, PRUDEINT, TROTTENVILE, ADOLPHE, EMILIE, madame GUILLEMAIN, ANGEfjlQUE. Les hommes sont en hahit dune couleur très-çlaire, les femmes en rose.

TOUS j en entrant.

Air : Mon père trCa donné un mari.

Vive la gaieté , mes amis.

Célébrons rhoniine de mérite.

Chez qui le plaisir est admis ,

Et chez qui le rire est permis.

TROTTEIVVILLE.

L'habit noir m'avoit alristé.

PRUDENT

Il n'est gai que lorscju'on hérite.

ADOLPHE , à madame Gaillemain.

Le rose sied a la beauté.

MAD. GUILLEMAIN

C est la ma couleur favorite.

TOUS

Vive la gaieté , etc.

PRUDENT, à Trottenville.

Quel est donc ce Monsieur r

TROTTENYiLLE , aux autrcs.

C'est un homme qui peut nous nuire. Il a été l'ami du comte.

poRSAN va au bureau pour écrire j et dit en passant à

Prudent :

Eh bien! Monsieur , on ne devoit pas s'attendre à

un événement semblable Qui auroit cru ce matin?

PRUDENT le regarde sans Lui repondre ; et va se placera l'autre bout du théâtre.

TROTTENYILLE.

Parbleu ! si le successeur de M. de Saint-Phar n'aime que les personnes gaies , il ne peut manquer de nous îaire un accueil favorable. Ah ! ah 1 ah !

MAD GUiLLEMAiN , à Angélique, Voulez-vous bien rire , Mademoiselle ?

TROTTENViLLE.

An ! ce pauvre comte ! son aventure m'amusera longtemps.

Air : De la Bourbonnaise.

S»int-Phar étoil en place, IVIais bientôt on le chasse :

Un autre le reni])lace , Çuelle aftreiise disgrâce Il vient d'éprouver là !

Ah ! ail : ah ! ah !

Sa chute est cléplorable:

Jamais le pau^TP diable ^

De ce conp , qui l'accable ,

IVe se relèvera,

TOUS

Ah ; ah ! ah ! ah !

Jamais le pauvre diable IV e sVn relèvera !

MAD. GUILLEMAIN

Même air.

Il n'aura plus , je pense, Cet air de suffisance; Ni ce ton dinsolence.

Déchu de sa puissance , Comme nous le voila!

Ah! ah! ah! ah!

ADOLPHE

Quelle sotte figure I Quelle triste tournure !

Oh ! je vous en conjure , Tojez si c'est cela !

( Il contrefait le Comte ) Ah! ah! ah ! ah!

TOUS

Oh ! oui , je vous le jure.

Oh I oui , c'est bien cela.

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