‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 47 sur 112 · L ARMÉE DE NAPLES · texte numérisé non relu

L ARMÉE DE NAPLES

1 bataillon de Wouwermann était abordé, à la liaukui r de Sarmato, par le 16' dragons, dont une charge enfonçait 6 rangs de grenadiers. Dans cette chaige, le chef de brigade Poitou fut tué. Pour le venger, ses soldats accablent les Autrichiens de coups, les forcent de se disperser à travers les vignes. Vidur fait donner Tordre de marcher droit devant soi, d'entrer à San-Giovanni et de créneler les murs. Mais Ott, qu'on croyait démoralisé, tient tôte aux agresseurs, de 11 heures et demie jusqu'à 2 heures deTaprès-raidi. A ce moment, Chasteler luiconduit des renforts ^ M. de Mêlas arrive, peu après, sur le champ de bataille'^. En voyant, de Sarmalo, la situation désespérée des siens, il reforme des lignes, raccourcit les intervalles entre bataillons et donne des instructions précises.

Chasteler, arrivé au pas de course de Slradf^Ila, va refouler les Français engagés h fond à droile de la grande chaussée, pendant que lui, Mélï»s, jouant le rôle d'un simple colonel, entraînera la réserve du général Ott, pour aborder Rusca"^. A Tinstant, Bagration, venu aussi de Stradella, seprécîpitf! à droite et heurte les Polonais. Les Russes poussent d'effroyables clameurs et crient :

— Praga! Praga ! Voila nos esclaves de Varsovie! A mort!

Les clameurs cessent soudain, car la 17** dt'iiiibrigade, sortant d'Agazzino, se précipite h la

1. 1 bataillon de grenadiers, 3 bataillons de Frohlich, 6 escadrons de Karatschay-dragons, tête de l'armée du maréchal Souvaro^%

2. A quatre heures. Rapport de M. de Mêlas. (Arch. Guerre de Vienne.)

3. Réserve de Ott : 3 bataillons et 6 escadrons des hussards Archiduc- Joseph.

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baïonneltf^ sur If^s chasseurs russes, qui sont eiiiuiicés. Dans leur retraite, ces hommes rencontrenl

4 bataillons de grenadiers et 1 régiment de cosaques. Ce nouveau renfort arn>te la 17" et la contraint à repasser 1p Tidon, Plus k gauche, les Polonais battent ïmi retraite et abandonnent des prisonniers.

Pendant que la droite des Fran«;ais ctMait le terrain conquis à M. de Mêlas, leur centre reculait devani Rosenberg marchant a la t/^tt^ de 4 bataillons l'usses et de 2 bataillons de Mitrowski. Or, eraignant d'être coupé, Victor ap[^elait à son secours lar^»serve des grenadiers, 5 compagnies, qui traversèrent le lleuve à droite de Ponte-Tidouf^, sous un feu terrible, et s'avancèrent, mem^es par Gauthrin, jusqu'à Castel -Bosco, pour donner le temps aux compagnies isolées de se grouper avant de rétrograder.

Derrière ces grenadiers formés en bataillon carre, on rassemblait les régiments entre Campremoldo di Sotto et Veratto, le long d'un ruisseau coulant parai le bmient au Tidon. Cette manœuvre faite, les

5 compagnies se retiraient au pas, fusillaient les rosaques trop hardis, repoussaient les charges des cavaliers de Lolïkovvît/, Levenher, Karatschay, hussards Archiduc-Joseph et franchissaient leTidon au point de leur premier passage. Ensuite, elles se disloqu)>rent par groupi*s. L'un dVux^que commandait lechefde bataillon Maréchal, couvrit la retraite de toutes les troupes françaises.

Ce combat n\Haitque le premier acte d'une grande bataille.

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