‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 5 sur 112 · L KL'HOPE EN · texte numérisé non relu

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heures du soir. La température était glaciale ; les troupes se formèrent, pour défiler, porte Frfthlicherthoi ; de là, elle traversèrent la grande place et s'écoulèrent par la porte des Juifs. Ce défilé dura deux heures, car le corps de Rosenherg traînait ses canons, tous ses caissons et un hôpital de campagne. En tête de la troupe marchaient les cosaques ; venaient ensuite les chasseurs, les grenadiers, les mousquetaires; et des chasseurs formaient Tarrièregarde*.

Le 29, on donna, au champ de manœuvres de Kônigsfeld, près de Brunn, le spectacle d'un simulacre de bataille. Les Russes s'y montrèrent habiles manœuvriers. Derrière les cosaques, qui avaient fait coucher leurs chevaux, des chasseurs rampaient et liraient; les chevaux, vivement relevés, s'enlevaient au galop, et les chasseurs leur sautaient en croupe. La nuée de cosaques passait comme un tourbillon devant les spectateurs, suivie de la marche lente, mais bien ordonnée des grenadiers. Dès que l'artillerie tonnait sur le front delà colonne, les 4 régiments de cosaques du Don, conduits par Denisoff, évoluaient adroite ou à gauche, ou bien se dispersaient en fourrageurs; et, entre les sotnias, des escouades de Kalmouks, armés d'arcs, formaient un pittoresque tableau.

François II déclare que de pareils soldats seront invincibles et il envoie, en témoignage de son estime, des cadeaux à l'état-major et h la troupe-. Son départ et la retraite de la cour venue en

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