Correspondance. (Arch. Guerre
troupes :iaxiliaires. Ces troupes sont destinées à maintenir le payï^T garder les places fortes et alimenter Tarmée.
Il reï^te 53.000 hommes disponibles pour agir offènsiTement sur TAdîge, au premier ordre du Directoire, et lier les mouvf^menl^ de Tannée d'Italie avec ceux de Tannée d^Helvétie; X^.Om hommes doivent être employés à remonter TAdige ver^ Trente. Ce nombre peut être diminué, attendu que Tarm>^e d'Italie ne peut se porter en avant de Vérone,si sa gauche D est pas couverte.
DaD;> le cas où Tarmée impériale déffende le passage de TAdigft dans les environs de Vérone, Tarmée française lui livrera bataille et, si elle force les Autrichiens, elle se trouvera de suite afTaiblie de 15.000 hommes, qui se porteront sur Trente, et de 3.000 hommes qui devront rester à Vérone pour observer les faits, et de 6.000 hommes qui devront investir Porto- Legnago pour en faire ensuite le siège conjointement avec un corps de troupes tiré de Mantoue.
l/ennomi, battu sur TAdige, se retirera nécessairement derrière Brenta ; Tarmée dTtalie, après s'être déjà réduite par les différens détachements à 30.000 hommes, marchera pour forcer le passage de cette rivière.
Elle devra, pour couvrir son liane droit, envoyer des partis du côté de la Chiusa pour observer les débarquements que Tennemi pourrait faire sur ce point, et,couséquemmenl, sur les derrières de Tarmée; ces petits corps serviront aussi à couvrir l'investissement de Porto-Legnago.
L'eniif^mi, battu sur la Brenta, se retirera probablement derrière la Piave. L'armée d'Italie, se portant sur Trévise, ne pourra pas faire un pas au delà ; elle devra envoyer un corps volant de 5 à 6.000 hommes dans les environs de Meslrepour combattre tous les débarquements qui pourraient venir de Venise et se trouvera ainsi réduite à 20.000 hommes et ne pnurra point tenter le passage de la Piave.
Les tj oupes qui sont dans l'intérieur de la Cisalpine, ne peuvent tout au plus que remplacer, à Tarmée active, les malades et les hommes que le fer de Tennemi mettra hors dff combat.
L'.iïmée de Naples ne pourra disposer d'aucun corps de
troupe, attendu qu'elle a besoin de toutes ses forces dans le pays qu'elle occupe.
La division du Pi<^mont ne pourra être diminuée, dans la crainte que Tennemi, ayant quelque succès dans les Grisons, vint à menacer le lac de Côme et le lac d'Iseo. Une attention particulière doit être portée vers ces deux points, alin d'être en mesure de conserver toujours le flanc gauche et les derrières de l'armée, en communiquant avec l'armée d'Helvétie.
Le front de bandière de l'armée d'Italie est immense : elle a à combattre dans un pays ou le génie de honaparte et les grandes ressources qu'il avait en hommes et en argent ont eu beaucoup de peine à vaincre.
Une singulière comparaison entre l'époque où le général bonaparte a ouvert la campagne de l'an V et la position présente de l'armée d'Italie prouvera au Gouvernement la justesse des observations qui lui sont présentées.
Le général bonaparte, en débutant dans cette campagne, avait traité avec le pape ; 22.000 hommes commandés par le général Joubert pénétraient par Trente. Le général Victor venait de la Romagne se porter sur Mantoue et suivait le mouvement des quatre grandes divisions, formant 48.000 hommes, qui forçaient le passage de la Piave, de la Livenza et du Taïamento^ Le général bonaparte n'avait pas encore Venise pour ennemie ; cette ville était au contraire sa vache à lait. Porto-Legnago était à lui et les forts de Vérone le protégeaient contre l'insurrection des Vénitiens. Le général bonaparte était donc dans une position brillante ; les trésors de l'Italie et les places fortes des États vénitiens étaient à sa disposition ; il luttait contre une armée découragée, dirigée par des généraux tremblants et composée des d^ris échappés de la bataille de Rivoli. Le prince Charles n'avait pu arriver en même temps que les troupes françaises venues du Rhin. Ces corps autrichiens, tirés de l'armée opposée à Moreau, erraient sans direction dans les montagnes de la Garinthie. bonaparte en profite pour empêcher leur réunion.