RELATION DE LA BATAILLE QUI FUT LIVRÉE LE 15 AOUT 1"799, PRÈS NOVI
Après la prise de la forteresse d'Alexandrie et la reddition du Château de Seravalle, Tarmée impériale et royale, de même qu'une partie du corps auxiliaire russe, étaient campées dans la plaine qui s'étend entre Rivalta et Pozzolo-Formigaro. Un corps respectable assiégeait la citadelle de Tortone et observait les mouvements de l'ennemi. Derrière ce corps, l'armée se préparait à tenter une attaque contre le territoire de la côte de Gênes.
L'ennemi profita de l'immobilité des alliés pour rassembler des troupes éparses entre la rivi«'Te de (iônes et Nice et s'avancer vers la Bocchetta. L'arrivée du général Joubert communiqua une grande ardeur à ces troupes. On savait (jue le gouvernement français avait la plus entière confiance dans ce nouveau cbef envoyé en Italie pour délivrer la forteresse de Tortone et recon(|uérir les plaines de la Lombardie.
Le 12 du mois d'août, l'attaque de l'ennemi contre nos avant-postes, devant Novi, fut des plus sérieuse, et l'on remarqua que de gros contingents suivaient la route d'Acqui, dans la vallée de la Bormida. Le 13, l'ennemi avait rassemblé ses colonnes, les avait placées de telle sorte, pour l'attaque, (]ue la {"' (levait s'avancer par Spigno et Acqui dans la vallée de la Bormida. La 2'' devait menacer les vallées de Erro et Orba, et la 3* colonne se rassemblait dans les vallées du Lemmo et de la Scrivia. Chaque colonne avait une force de 10.000 hommes, de sorte que la force entière de l'ennemi pouvait être évaluée à 40.000 hormnos environ. L'approche