Un express est venu de Paris. Il apporte la nouvelle
qtse, en France, le Directoire n'existe plus, ni les conseils i|ui sont remplacés par un triumvirat composé de Bonaparte, Sieyès et Roger-Ducos, qui habitent Saint-Cloud, entour<^s de troupes. Ces nouvelles sont imprimées le soir au Moniteur Ligure,
2L — Ce matin est sorti un manifeste du général Championnet et un autre imprimé donnant dos détails sur ce qui s'i st passé à Paris. Championnet dit que les Autrichiens se sont retirés des positions qu'ils avaient prises vers Toriglia, Huâ, etc. Aujourd'hui, 7 à 800 Français sont entrés par la [iftrie San-Tomaso.
2*2. — La nuit dernière, 30 corsaires détenus au Laziaretto se sont enfuis, se sont emparés d'un bâtiment chargé de buis à brûler, qui était dans le port, après avoir blessé une sentinelle.
On dit que les Français sont déjà arrivés jusqu'à Sestri di Levante et que les Autrichiens se retirent toujours.
A midi, 4 corsaires furent fusillés.
Une proclamation annonce qu'on avait tenté d'assassiner Bonaparte à Paris. Le soir, on annonce que des lettres reçues de la Rivière de Ponente font mention d'une troupe de Français qui, venant de vers Mondovî, prend le chemin de Nice. Aujourd'hui, 5 à 600 soldats entrèrent par la porte San-Tomaso.
^2:\, — Ce matin, on a dit que des 22 personnes arrêtées à Paris, 17 étaient des commissaires et les 5 autres les exdirecteurs.
Un dit que Coni va capituler, qu'il ouvrira ses portes si la garnison n'est pas secourue, au plus tard le 26 du courant.
A deux heures de l'après-midi, le crieur public lisait une proclamation informant que les Autrichiens sont chassés de la Itivière du Levant, qu'on a fait 50 à 60 prisonniers. Le soir, on entendait une fusillade dans la vallée. Le Moniteur Ligure .'Minonce que, depuis les changements survenus à Paris, (jîiatre faubourgs se sont soulevés, mais Bonaparte put les par Hier par la persuasion.
±\. — Le Moniteur d'hier soir dit que les soldats français sont à Sestri du Levant après avoir fait 800 prisonniers autrichiens»
On a vu ce matin 3 bâtiments croiser au Levant. Tout le jour, des piquets de Français sont passés du Ponente au Levant. Des prisonniers sont entrés à Gênes et des d<^serteurs. Ap^^s dîner, nous avons vu, au Levant, deux frégates, un cutter et deux petits bntinients.
25. — Ce matin, on voyait un bâtiment au Ponente. Publication d'un décret du Directoire qui nomme 30 exnobles, lesquels sont taxés, doivent payer dans les quarantehuit heures, suivant leur fortune, 50, 40, 30,20 ou 10.000 livres, sous peine d'être arrêtés et d'avoir leurs biens confisqués. Les Français sont entrés, au nombre de 2.500 à 3.000, par la porte d'Arco.
26. — Par la porte d'Arco, Feutrée des Français continue. On dit que les Autrichiens sont arrivés, de nouveau, à Chiavari, qu'ils ont surpris et pris plus de 500 Français. Aujourd'hui, débâcle de la banque de Saint-Georges. Les billets perdent 21 0/0.
27. — Dans peu de jours, le citoyen Montaldo, ex-membre de la municipalité, remplacera le directeur Gianneri.
28. — Au lever du jour,Rossi, ministre de la police, a fait arrêter dans son logement un teneur de livres nommé Andora. Aujourd'hui, le conseil des 60 a tenu une conférence secrète où les assistants ont révoqué le projet de loi d'hier qui forçait les employés à crier : « Mort aux aristocrates ».
29. — Des hauteurs, on entend la canonnade ; on ne sait de quel côté une affaire est engagée.
30 NOVEMBRE. — Les lettres de la Rivière disent que plusieurs bâtiments russes ont coulé à fond, après une terrible canonnade, sur la côte de Port-Maurice, deux bâtiments. »