‹ Les campagnes de 1799. Souvarow en ItalieChapitre 98 sur 112 · Deux cents Français sont entrés par la porte de TArco · texte numérisé non relu

Deux cents Français sont entrés par la porte de TArco

24. — A quatre heures du soir, un bâtiment ragusin est entré dans le port ; il vient du Levant; il a été deux mois prisonnier à Marseille ; son équipage annonce que les Français ont conservé leurs anciennes positions à Sori.

25. — Les Français sont de nouveau à Novi, Pasturana, Sassarolo, etc. Hier fut livrée une bataille qui commença à sept heures et demie du matin vers Bosco et se termina à onze heures et demie vers Pasturana, et, après-midi, de nouveau dans le chemin de Pasturana; on se battrtjusqu'àsix heures

4h2 appendice

et tiemie dans Novi. Il y a, dans Gavi, 400 Autrichiens prisonniers.

:26* — Aujourd'hui, nouvelle réquisition de chevaux, voitures et roues de voiture. Il faut aller prendre des blessés à Novi et porter du pain.

27. — On continue la réquisition des cheveaux pour Iranspofier les blessés, dont un grand nombre est déjà ici. Un dit qu'il doit en arriver 400 guérissables. Sont arrivés 1^ jtriâotmiers autrichiens. A une heure du soir, lecture d'une procUimation annonçant la victoire des Français.

28. — Ce matin, on annonce que les Autrichiens se sont inonlri^s îi Hapallo; quelques habitants du pays viennent se réfugier Jaus Gênes.

-29. ^ Sont venus de Gavi, provenant de Novi, beaucoup de ravaliers, des munitions de guerre et de bouche. Quelques tauous de gros calibre, retirés des forts, ont été transportés dans la pkiine, nuitamment. D'autres ont été transportés à la BocclieUiu Bien qu'il y ait ici déjà beaucoup de blessés, on en attend encore 400. On réquisitionne des matelas, des chemises, des oreillers, des couvertures.

l.e général polonais Dombrowskifut fait prisonnier à deux heures vers le Bosco; mais il fut de suite relâché. Depuis niîdt, on dit que les Autrichiens ont attaqué de nouveau, abandonné b à 800 prisonniers, mais capturé 6 à 700 Français; que, vei-s Milan, est arrivée une troupe russe de renfort, dont ruvaiil-garde occupe Binasco. A Rapallo, on a vu hier les Aulrichiens au nombre de 1.000 hommes environ. 30 à 40 Autrichiens prisonniers sont entrés par la porte San-Tomaso.

^0* — Ce matin, j'ai parlé avec un homme venu de Novi. Il m'n dit avoir vu lui-même 3 à 400 Autrichiens prisonniers et dan» (iavi un même nombre. Deux bâtiments croisaient au Lev-ml. Une proclamation annonce que Massena a pris, en doii/.c jours^ 100 canons, 35.000 Autrichiens et Busses, dont beaucoup de tués et de blessés. A neuf heures, on a dirigé SU prisonniejs autrichiens vers la porte San-Tomaso ; ils vont voyager par étapes.

ai. — Le Moniteur Ligure dit que les Autrichiens sont miHiiieiïMiil ù Sale du P(^.

i*'' NOVEMBRE. — Hier, on a mis 2 canons dans la cour du grand palais Durazzo. Pendant ia nuit, bonne garde autour du logement qu'occupe le commandant de place. On a débanfué, au pont national, quelques caisses de fusils neufs qui furent chargées sur 3 grosses voitures et transportées vere la porte San-Tomaso. 437 prisonniers sont venus de Novi et quelques blessés. Les Français sont entrés dans le pays de Seravalle et, de ce point, partis pour Cassano, Stazzano, et au delà de la Scrivia. A la fin de la journée, arrestation de quelques ex-nobles, dont Marsalinetto Durazzo, un fils de Domenici Serra, etc.

2. — On dit que les Français, allant secourir Coni, ont été battus sur ce point. D'autre part, ilsontcommencé à bombarder Seravalle.

3. — Le Moniteur Ligure annonce que, à Novi, les ennemis ont fusillé quelques officiers prisonniers; arrestation des chefs de famille des ex-nobles Antoine et Jean Brignole.

4. — Depuis midi, publication de plusieurs feuilles. L'une annonce Feutrée des Français à Milan; on annonce aussi que Souvarow va revenir en Italie.

5. — A onze heures du matin, proclamation du général Championnet qui réclame des ustensiles, vêtements et lentes afin de garantir ses soldats contre le froid et contre la pluie; les boutiques sont vidées pour avoir ces fournitures.

6. — Le matin, on voit un navire au Ponente et un autre au Levant. Les Autrichiens seraient, de nouveau, près de Novi, c'est-à-dire à droite du château de (iezzo. Seravalle est toujours canonné par les Français. Les Autrichiens restent devant Coni que nous avons tenté de secourir. Après dîner est arrivée une personne de Novi; elle dit que les Autrichiens se sont battus avec les Français qui ont dû se retirer, que presque tous les citoyens de Novi sont venus hier à Gavi, par la pluie, à pied ; ils y ont appris que les Français étaient vaincus. Le Moniteur Ligure dit que pendant la retraite le général Lemoine et un adjudant-général ont été faits prisonniers.

7. — Ce matin, nombre de voitures et de carrosses ont été dirigés vers Novi, pour aller prendre les blessés français.

Arrivée de 20 déijerleurs autrichiens, la plupart du régiment de Belgiojoso. Les bruits les plus divers se répandent. LJn journal annonce qu'on se bat, dans Novi, depuis deux ou trois jours. Un autre annonce une victoire. Le général Massol, commandant la place, fait suspendre les publications.

8. — Ce matin, une proclamation signée Massol annonce que, à Bosco, on a repoussé deux fois les Autrichiens en leur causant des grandes pertes en blessés, prisonniers ; ils ont abandonné 5 canons et 4 caissons. Les Français gardent leurs positions à Novi.

Mais les notes arrivées de la Rivière du Ponente annoncent les désastres des Français. Leur quartier général est dans Alassio. Une colonne bat en retraite de Sospello vers Nice.

Dans Novi, un corps d'Autrichiens a été battu pour la seconde fois. Les Français postés dans les maisons faisaient feu des fenêtres. Sont arrivés à Gènes, nombre de déserteurs ennemis, entrés par la porte San-Tomaso.

9. — Aujourd'hui, proclamation annonçant la capitulation des Anglais en Hollande. On dit bien des choses de Novi. Mais rien d'officiel n'a transpiré. Plusieurs bâtiments croisent au Levant.

10. — A midi, 2 à 300 soldats cisalpins entrèrent par la porte San-Tomaso accompagnant des déserteurs du régiment italien de Belgiojoso. Manifeste d'un certain Lecchi qui se dit chargé par le général Championnet d'organiser une légion italienne; il invite tous les volontaires à se rendre à Toulon.

Le soir, rien de nouveau n'avait transpiré sur les affaires de Novi. Discours révolutionnaire au cercle constitutionnel.

11. — Depuis dîner, 8 à 10 bâtiments provenant du Ponente, escortés par La Galca^ sont entrés dans le port. Le soir, une personne venue de Novi annonce que les Français et les Autrichiens avaient conclu un armistice de trente heures; que, hier et aujourd'hui, les adversaires se Sont de nouveau canonnés. Des prisonniers autrichiens doivent arriver à Gênes, ainsi que des déserteurs.

12. — Il est dit que les Français sont dans Novi, les Autrichiens dans Maccarrina, c'est-à-dire à un tiers de mille les uns (les autres. Pour se porter sur la route d'Ovada, les

Français Ubandonneraient-le siège de Seravalle. Les Autrictiiens voudraient prendre Gavi.

13. — On parle d'un corps napolitain venu de la Romagne, arrivé en Lorabardie. Le soir, arrive un express disant que les Autrichiens sont rentrés à Novi. D'autre part, il est dit que, vers Pignerol, le général Mêlas a battu les Français. Hier, le chef de bataillon Lanata fit bûtonner deux Français.

14. — Dans la soirée est partie de la porte San-Tomiiso, pour l'armée, une colonne dite infernale, composée de 120 hommes.

15. — Aujourd'hui, arrestation du fils du médecin Lando, qui avait fait au cirque constitutionnel un discours contre la religion. On dit que le prince Charles et le général Souvarow, réunis, ont ballu le général Massena.

16. — Les Français auraient, d'après des nouvelles, abandonné le Piémont. Des bâtiments de guerre qu'on dit russes croisent dans la rivière du Levant. On croit que les Autrichiens ont attaqué les Français à Camogli et à Recco et que, à la fin du jour, les Français se sont retirés.

Le général Saint-Cyr est arrivé de Novi.

17. — On a dit, ce matin, que les Autrichiens étaient à Nervi et vers Quinto. Deux bâtiments sont sur la côte du Levant. Les Autrichiens ont pris Torriglia. Assez tard, le soir, La Galea est sortie pour croiser au Levant.

18. — La Galea est rentrée ce matin sans avoir fait de prises. Hier, est arrivé par la merle général Championnet, qui s'était embarqué à La Pietra. C'est un bel homme, grand et jeune. Il est allé loger, avec Saint-Cyr, à l'hôtel du Lion.

A midi, 2 bâtiments apparaissent au Levant. On dit que les Français sont à Quinto et les Autrichiens entre Quinto et Nervi*

19. — Ce matin, les Français se sont retirés de Novi, presque tous prenant la direction des monts de la Ligurie. Un décret du Directoire français ordonne la formation à Gènes d'une cour de Cassation armée de pouvoirs extraordinaires. Protestation par trois proclamations contre ce décret rendu le 5 courant.

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