‹ Les campagnes des armées françaises (1792-1815) [microform]Chapitre 51 sur 73 · E\'LAU · texte numérisé non relu

E\'LAU

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Klein Sausgarten

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Carlo n° II. — Austoililz, léiia-Aueiflacdl, de la Vislule au Piegcl, Eviau.

rent (le l'aviint sur la route de Biïmn et s'établirent suides plateaux ondulés, à Touest du château d'Auslcrlitz.

UI.M Et- AUSTEHLITZ jlO

Ils étaient en face des Français. Ceux-ci ne montraient pas leur habituelle resolution; ils se contentaient s r 1 ordre de Napoléon, de reconnaissances timides

A ce spectacle, les Austro-Russes se fortifiaient d'heure en heure dans leurs desseins d'olPensive. Ils occupaient au centre dcleur ligne, le plateau de Pratzen/à k"ur droite setendait une plaine traversée par la r^ute dé Brun„ oimutz ; à leur gauche le ph^teau s'inclinait vers un bas-fond couvert en partie d'étangs glacés les étangs de Sastchan et de Mœnitz ; sur leur froi^t, le uS eau du Coldbach et l'étang de Sokolnitz les séparaient

t2Tr% T"'""'- V*'''-"*''*"' ^'t ^-^ ^-- Positions étaient très ft,ibles vers les étangs; il conçut Fidée de

jeter de ee coté la masse des Austro-Russes, pour accabler la droite française, atteindre la route de Vienne à Brimn e couper Napoléon de sa base d'opérations. Une descente du plateau de Pratzen sur Telnitz, en ,,uatre colonnes le bu t"ol. î P=";'^"'''^«-d-. devait permc-ttre d'atteindre le but cherche C était une conception inspirée du fameux ordre oblique de Frédéric. Sur le reste de la ligne "h, V aurait (ju un combat de front. *' ' ^

De son coté. Napoléon, qui avait prévu les projets des generau.v ennemis, car il avait tout fait pour le's leur su-.gerer, prenait ses dispositions (I" décembre). Ses vues consistaient essentiellement à ne tenir à ilroite nue quelques milliers d'hommes dans la première phase do la bataille, afin d attirer les Austro-Russes dans les baslonds ; quand ,1s y seraient enlisés, Davout devait accourir de Gross-lîaigern avec un renfort capable de les occuper 1 endant ce temps au centre, les Français devaient s'emparer du p ateau de Pratzen pour couper en deux la licrne ennemie adaiblie sur ce point, et, à la gauche francafse, Lanncs appuyé sur le mamelon du Santon, devait livrer un combat de Iront à la droite ennemie de Bagration. Tout cela s exécuta a point nommé. La bataille d'Austerlitz est la bataille classique entre toutes. Elle n'a point d'à-coups et point de surprises. En indiquer le plan, c'est la racoiUer

Le 2 décembre, an point du jour, tout étdit mur pour le premier acte du drame final préparé par Napoléon. A travers un épais brouillard, qui favorisa les premiers

mouvemen

ts des Français, le Kussc

Buxho'^vden, descen-

dant par Aujezd du plateau de Pratzen, vint se heurter aux

bataillons de Soult, numériquement très faibles, q

lui oc-

cupa

len

ar

la d

t Telnitz et Sokolnitz, et qui furent bientôt rejoints Friant, du corps de Davout. Napoléon

ivision

compta Russes

it sur la solidité de ces troupes pour occuper les

les ne

faillirent pas à cette tache; elles ne

cédèrent Telnitz ([u'après une

lutte

acharnée ; srace a

arrivée

de Friant, elles irardèrent Sokolnitz et la ligne

du Goldbach. L'ennemi s épuisa

it en inutiles efVorts

La lutte commencée a

droite s'étendit, quand le brouil

lard se déchira, à la gauc

he et au centre. A la orauche.

Lannes, appuyé sur Tartillerie du Santon, accuei

Hait

sur

a Doin

te d

e ses baionn

ettes, les charfjes furieuses de la

cavalerie de Baoration. Après avoir fatigue ses ennemis

fati

il prit l'offensive et les rej

eta sur Olmiitz. Il n'avançait

lenteur, afin de ne point trop déborder le cent

lu avec

1 nui était réserv(

re

e la manœuvre décisive,

Soult avait franchi le Goldbach et escaladé le plateau de Pratzen dès que le mouvement des Russes s'était accusé vers Telnitz. Comme l'avait prévu Napoléon, la défense du centre ennemi était fort aflaiblie; les Français t du villacTc de Pratzen, prirent pied sur le pla-

s em

pai

eren

teau, V installèrent leurs batteries sans grand peine. Mais

Ils

e d'abandonner une

les deux empereurs étaient là, et Kutusof y était aussi

comprirent combien il serait grav

telle position; ils appelèrent leurs rés

ils firent un furieux retour ofTensif^ Napoléon, qui s'était

attendu à cette résistance au point décisif^ dès que les

serves d'Austerlitz

da d(

ennemis auraient connaissance de son plan, appe son coté les 25,000 hommes de sa réserve, la garde impéle cïui décidait les batailles. En l'attendant, Soult et rrivés se maintinrent comme ils purent

ria

es premiers a

Enfin la garde parut sur le plateau de Pratzen; elle

ULM ET ALSTEIUJTZ

rompit l'ennemi et le chassa de ses positions; la cavaer.e de Bessières et de Rapp le refoula jusqu'à Austerlitz ; le centre des Austro-Russes n'existait plus.

Napoléon, maître de Pratzen, rassuré sur le combat livre a gauche par Lannes, tourna son attention vers les bas-f(Mids des étangs, où les Russes de Buxhœwden se crovaient sur le point de triompher des Français postés sur le Goldbach. lîuxhœwden était loin de compte. Napoeon le prit soudain à revers, avec les troupes de Soult, a garde, artillerie, tout ce qui venait d'emporter Pratzen Buxhœwden, guéri de ses illusions, voulut revenir sur ses pas et parvint à s'enfuir par Aujezd en passant sous e leu de tous les canons français'. La plupart de ses hommes ne furent pas si heureux. Coupés d'Aujezd menacés sur le Goldbach, ils essavèrent de s'enfuir sur a glace des étangs: Napoléon fît diriger ses boulets sur la glace qui s'efTondra et engloutit hommes, chevaux et canons; ceux qui se tirèrent de ce mauvais pas tombèrent entre les mains de Davout: toute la gauche des Austro- Russes était anéantie. Les alliés avaient perdu 15 000 morts ou blessés et 20,000 prisonniers. Du coup la guerre était finie, l'Autriche à bas et la Russie incapable de la soutenir davantage.

Dès le 4 décembre, un armistice était signé ; les Russes obtenaient de se retirer chez eux par étapes. Les Autrichiens promettaient la paix ; le 20, ils concluaient le traité de 1 resbourg. La Prusse effrayée entra pour un temps dans 1 alliance française. En trois mois, la troisième coalition avait été brisée. L'armée impériale avait atteint son maximum de puissance foudrovante.

IKNV ET FKIEDLAND

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