‹ Les Canadiens à Rouen [microforme]Chapitre 2 sur 5 · DE ROUEN A BONSECOURS · texte numérisé non relu

DE ROUEN A BONSECOURS

De la cour même de la gare, on aperçoit, à droite, le logis Marrou, en bois sculpté, avec grille, balcon et crêtes en ferronnerie (:879), puis, on suit la rue Verte et on passe à gauche devant la Statue d'Armand-Carrel,le célèbre journaliste du National, né à Rouen en 1800, et dont on fêtera prochainement le centenaire, Statue élevée par souscription Île 2% juillet 1887, due au sculpteur Lefeuvre, Au coin du boulevard et de la rue Jeanne-Dare, on aperçoit la Tour du Donjon de lFancien Château de Rouen, dite Tour Jeanne-Darce, rachetée en 1:66-79 par une souscription nationale, Ce donjon, construit vers 1205 et restauré de nos jours dans la partie supérieure, faisait partie du château construit par Philippe-Auguste et comprenant une enceinte flanquée de sept tours. Dans la tour du Donjon, Jeanne Dare fut mise en présence des instruments de torture (9 mai 1551): la Tour vers les champs où Jeanne Darce fut retenue prisonnière n'existe plus : elle a ôté démolie en 180). Son emplacement est indiqué par une plaque commémorative en marbre noir, placée rue Jeanne-Dare (à gauche en descendant).

Dans la rue Jeanne-Darc, à gauche : Jardin Solférino, à l'intersection de la rue Thiers; à droite, Hôtel des Postes ; à gauche, Palais-de-Justice, sur la place Verdrel (ancien maire de Rouen), partie moderne ; Tour de l'Horloge, due à l'architecte Lucien Lefort. Rue de la Grosse-Horloge. — A droite, Tour Saint-André; abside de l'église Saint-Vincent; à gauche, Lloyd rouennais ; à l'angle de la rue des Charrettes, à droite : Hôtel de l'Octroi et Cercle militaire.

QUAIS. — Quai de la Bourse. — Vue sur le port maritime de Rouen. En face, sur la rive gauche, le faubourg Saint-Sever, avec les bâtiments en briques des Docks. Gare d'Orléans et place

Carnot, sur l'ancien emplacement du Clos des Galées et de la Barbacane. Sur la rive droite : Statue de Boieldieu, le célèbre compositeur rouennais; Palais des Consuls (Chambre et Tribunal de Commerce); Cours Boieldieu, promenade principale de Rouen ; Thédtre-des-Arts, construit sur les plans de Guéroult, détruit par un incendie en 1876. Reconstruit sur les plans de l'architecte Sauvageot. Fronton par Chapu. Plafond (Apothéose de Corneille par Glaize ; peintures de Paul Baudoüin, Millet, Démarest). Rue Grand-Pont, l'une des principales rues rouennaises, menant à la Cathédrale. En face : Pont Boieldieu (long. 2#) m., larg. 20 im.), pont métallique en acier, 3 arches, construit en 1888: a remplacé le Pont-Suspendu, avec arche monumentale en fer, construit en 1836, par les freres Séguin, sur l'emplacement du Pont-de-Bateaux et du Pont- Mathilde.

Quai de Paris. — Place des Arts, avec le Logis des Caradas ; Vieille maison xv° siècle, Sur Ja place de la République, et en face la rue moderne de Ja République : Pont Pierre-Corneille, traversant l’extrémité orientale de lle Lacroix; pont en pierre, à 6 arches (long. 266 m., larg. 13 m. construit par l'ingénieur Lamandé. Première pierre posée par l’Impératrice Marie-Louise (3 septembre 1815), livré à la circulation en 1829, terminé en 1835. A coûté huit millions. Sur le terre-plein : Statue de Pierre Corneille, poète dramatique, né le 6 juin 1606, mort en 1684; statue en bronze par

à Rouen,

David d'Angers, élevée par souscription etinaugurée, le 19 octobre 183#. (8 mèt. C6 de hauteur.)

Quai de Paris. -—- A gauche : ancien Magasin aux tabacs ; Porte Guillaume-Lion, la dernière subsistante ces anciennes portes de l'enceinte de Rouen sur les quais. Construite en 1747. Sculptures du sculpteur rouenuais Claude Le Prince.

Le tramway suit ensuite lAvenue de Saint- Paul, ancien Cours-Dauphin, laissant à droite : l'Ile Lacroiæ, le Pré-au-Loup et le bassin fluvial

mÙ

de la Seine, Au loin: l'ile Brouilly, traversée par le Pont du Chemin de fer où auæ Anglais, construit en 1842 par une Compagnie anglaise (ingénieur Buddicom), au débouché du tunnel Sainte-Catherine, lors de la création du chemin de fer de Paris à Rouen. A gauche, on aperçoit la Caserne Jeanne-Darc (infanterie), ancienne caserne Martainville, eonstruite en 1776. Vue sur la vallée de Darnétal.

Le tramway passe ensuite sur la place Saint-Paul. Eglise Suint-Paul (style xm° siecle), reconstruite entièrement de nos jours (Barthélemy, architecte), Sacristie du x siècle (le plus vieux monument de Rouen), construite sur l'emplacement d'un temple d’'Adonis ou de Mars, Sur la corniche : figures grotesques et grimacantes.

Sur la terrasse : Groupe scolaire Marcel-Buquet (crèche et écoles),

Le tramway laisse, à droite, la route descendant au faubourg industriel d'Eauplet et menant au Funiculaire de Bonsecours, puis monte en longeant à droite les escarpements crayeux de la Côte Sainte-Catherine. Au Sommet : vestiges et fossés de l’ancien Fort Sainte-Catherine, détruit par Henri IV; de Pabbaye de Sainte-Trinité-du-Mont et du Prieuré de Saint-Michel.

Après la barrière d'octroi: vue sur la Seine, sur le Cours-la-Reine et ses avenues d'arbres, À hauteur de la vicille auberge de la Graäce-de-Dieu, le tramway abandonne la route ordinaire de Bonsecours et gravit par une routeen lacet, soutenue par des terrassements, les pentes du Mont-de-Thuringe, où exista un château-fort des dues normands. Vue magnifique sur la ville de Rouen, lle Lacroix, le faubourg Saint-Sever, la Haute Seine seimée d'îles, En bas, sur la rive droite: Eauplet, Lescure et ses usines, la Mivoie, coteaux boisés de Belbeuf, roches blanches de Saint-Adrien, Port-Saint-Ouen, les Authieux, En face, sur la rive gauche, de l'ouest à l'est: Petit- Quevilly et ses hautes cheminées d'usine, vastes prairies de Sotteville, File de Longboël, Saint- Etienne-du-Rouvray,avec l'Asile d’aliénés de Quatre-

Mares, Oissel et, à l'horizon, à l'est, Elbeuf, Au fond : les masses sombres des forêts de Rouvray et de la Londe.

Un dernier détour du chemin et lon arrive sur le Plateau des Aïgles, au Casino de Bonsecours, pres de la gare supérieure du Funiculaire,

Page 1