INTRODUCTION XIII
novembre 1760, au nom du gouvernement anglais, dit que les colons français étaient établis sur les deux côtés de la rivière Détroit, dans un espace de huit milles ; qu'ils formaient une population d'environ deux mille deux cents âmes, et qu'il fît prêter le serment d'allégeance à cinq cents personnes qui avaient porté les armes *'.
Le recensement de 1768 démontre que ces chiffres sont inexacts, car il ne porte la population totale qu'à cinq cent soixante-douze âmes. Bancroft dit posséder une-relation manuscrite d'une Canadienne, madame Catherine Tibeau, portant qu'il n'y, avait pas plus de soixante familles françaises à Détroit, quand le poste tomba aux mains des Anglais, et que le nombre des hommes ne dépassait pas quatrevingts.
Les établissements de Michillimakinac, de la Baie- Verte et de la Prairie-du-Ghien, avaient moins d'habitants, mais ils ont pris par la suite un certain développement.
Après la conquête, l'émigration franco-canadienne continua de se porter dans le Nord-Ouest. Nonseulement elle alla grossir les anciens postes de traite exploités par les Français, mais, poussant toujours en avant, elle fournit les premiers groupes de colons de la plupart des Etats de l'Ouest ainsi que de la Rivière-Rouge. Elle ne s'arrêta que sur les bords de l'Océan Pacifique, où elle jeta le germe des importants établissements de Vancouver et de i'Orégon.
1 A concise account ofNorth America, p. 168.