LES 128 | 50 ME F
es 5 6 SR
Photo
graphic ciences Corporation
CA 2 LR, Ù
spéculateurs et d’aventuriers, qui ne songeaient rien moins qu’à détrôner Chicago. Ilss’imaginaient qu’elle était appelée à devenir l’entrepôt des pro- A de du Nord-Ouest, le port le plus fréquenté de tous les lacs. Ils n'avaient pas songé que la Cité du Supérieur n’avait pas encore derrière elle de campagnes cultivées, ni même une voie ferrée. Aussi elle est passée la pauvre ville, comme passent les choses trop vite conçues +.
Lefebvre était l’un des plus intrépides marcheurs connus, et souvent, lorsqu'il s’agissait de porter des messages importants, on recourait à la vitesse de ses jambes. La diligence était inconnue alors, et le sifflet de la locomotive n’avait pas encore faitretentir les échos du lac Supérieur.
Les touristes ou les explorateurs ne pouvaient choisir de guide plus entendu pour les conduire à travers les bois ou sur les grandes nappos d’eau qui baignent cette contrée. Plus d’un milord qui s’aventura dans ses solituües pour faire la chasse au buffle et au chevreuil, eut à se féliciter de l'avoir pour compagnon. D'une iutrépidité à toute épreuve, d’une rare adresse comme tireur, sachant faire oublier les fatigues de la journée par ses joyeuses chausons et ses récits émouvants, Lefebvre était bien l’un des guides les plus accomplis que l’on püt trouver. |
L’historien Schoolcraft a voyagé longtemps avec lui en visitant les tribus sauvages disséminées dans le Nord-Ouest, et ils ont franchi ensémble des centaines de milles sur les bords du lac Supérieur. Lefebvre fut quelquefois réduit, dans ces excursions, pour n° pas mourir de faim, à manger de l'herbe et
& Le Monde Américain, par L, Simonin, p. 207.