‹ Les Canadiens-Fran{rcedil}cais de la Nouvelle-Angleterre [microform]Chapitre 32 sur 129 · POPULATION CANADIENNE DE WINOOSKI · texte numérisé non relu

POPULATION CANADIENNE DE WINOOSKI

PamlUes, Ames, Gowv. Sra. Provid., Propr., Elect, ^82, MJ^L SôOélhvea. 176. S19

Société S. J. B 135 Wiembres.

EAST RUTLAKD, Pop. 12,149

PAROISSE DU SACRÉ-CŒUR DE MARIE (1869

Cwré fondatenr Rév, La Gagnier. (1 869-1870 J

thm Curé Rév. Jér, Cloarcc (1870)

Sèrae Curé Rév^ H, Cardinal.,.. (1870-1876)

ième Curé Rév. Jer. Oélot (1876-1887)

Sème Curé Rév. 0. Caisay (1887-1888)

6ime Curé Rév. N. Proulx (1889)

Ëast Rutland est un des centres les plus importants du Vermont. Nombre de Canadiens y sont employés à travailler le marbre.

Ce fut là que Monseigneur de Burlington voulut placer le berceau de l'œuvre des missionnaires, qu'il projetait d'établir en faveur des Canadiens émigrés. Mgr Bourget, évêque de Montréal, entrant de tout cœur

DIOCÈSE DE BURUNQTON 205

dans les vues da zélé prélat, lui céda le Rév. La Qagnier. Flasieurs autres prêtres, les RR. Pelletier et Lavoie, du diocèse de Québec, Qendreau, de St- Hyacinthe, s'offrirent aussi pour l'œuvre et l'on commença en 1869.

Dès cette première année, le P. Gagnier entreprit de construire trois églises pour les Canadiens ; Tune à East, l'autre à West Rutland et la troisième à Fairhaven. Comprenant les grands avantages d'un couvent Canadien, pour maintenir la langue et la religion des émigrés, le P. Gagnier décida les religieuses de Jésus-Marie (Hochelaga, Montréal) à bâtir une Académie à Easi Rutland.

Malheureusement, l'œuvre des missionnaires ne put prendre racine.

L'année suivante, M. Gagnier s'en allait dans le diocèse de Springfield, jeter les fondements de nombreuses paroisses canadiennes, et le Rév. J. Cloarec, un des prêtres que Mgr de Burlington avait ramenés avec lui de Bretagne, le remplaçait temporairement à Rutland.

Cette année là, une crise survint qui mit la congrégation naissante à un doigt de sa ruine.

Les ateliers du chemin de fer furent transportés à St Albans, et M. Cloarec resta avec seulement 86 familles canadiennes à Elast, et 46 à West Rutland. Il se maintint tant bien que mal, et peu à peu les affaires se rétablirent

900 PAROISSBS OANASIENNBS

En 1870 le Rév. Hervé Cardinal devint curé, et il y resta jusqu'en 1876.

M. Jér. Gélot le remplaça (1876-1887.)

Les Sœurs de Jésus-Marie, de Montréal, avaient aeheté à leurs frais deux grandes maisons sur Tune des rues principales de Butland, et les avaient transformées en académie (1869). Ce fut, je crois, le premier couvent canadien ouvert dans la Nouvelle-Angleterre.

En 1882, des difficultés regrettables amenèrent la retraite des Sœurs de Jésus-Marie. Elle fermèrent leur académie et vendirent leur coiîvent aux protestants. Une église anglicane remplaça Técole pç^roissiale canadienne, et l'ancienne maison des religieuses sert aujourd'hui de résidence au ministre protestant

C'est là un triste souvenir pour les Canadiens de Butland. Ils ne se sont pas encore remis du coup que leur porta la disparition du couvent.

En 1887, M. Gélot fut remplacé comme curé de Butland par le Bév. G. Caissy, qui mourut l'année suivante.

Le Bév. N. Proulx, ancien curé de Newport, lui succédaw

Le départ des sœurs et ces changements répétés avaient jeté les Canadiens de Butland dans une sorte

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d'apathie religieuse, qu'il semblait bien difficile de secouer.

Mais le nouveau curé était un homme actif, énergique. Tout d'abord il sut se concilier l'affection et la confiance de ses compatriotes. Or, qmind un prêtre a la confiance des Canadiens, il peut aller de l'avant, on le suivra. C'est ce qu'à fait le Rév. N. Proulx.

La vieille dette de l'église a été presque réduite à zéro. Cette église tombe en ruine, la restaurer est impossible, le mieux serait de la faire disparaître, et de reconstruire à nouveau, et plus grand et plus beau. Telle est aussi la conclusion où en est venu M. Proulx» et déjà Ton s'est mis à l'œuvre pour réaliser ce dessein.

A Noël dernier. Une souscription volontaire organisée à domicile donnait la jolie somme de 1130 piastres. C'est encourageant pour l'avenir.

Bientôt, sans doute, les Canadiens de Butland auront une belle église neuve, et les bonnes religieuses du Canada reviendront, je lespère, prendre possession de ce qui fut le premier couvent Canadien de la Nouvelle- Angleterre.

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