PAROISSE NOTRE-DAME DES CANADIENS
Curé fondateur.. Rév.J.-B. Frivieau (1870-1882)
2ème Curé. Réo.P. F. Vignon, S. J.. .(1882-1882)
Sème Curé Rév. P. I. Baudry, S. J. . .(1888-188^)
ièToe Curé Rév. J. BrouUlette (1884- )
En 1852, M. M: Mignault, aidé de quelque 40 familles Canadiennes, essaya de bâtir une église à Worcester ; mais après deux ans d'efforts, Ton dut reconnaître que l'entreprise était trop au-dessus des ressources de la petite colonie, et Ton abandonna aux mains du Rév. Gibson le terrain, les travaux déjà faits, plus une somme d'une centaine de piastres qui avait été collectée dans ce but.
L'église fut terminée ; c'est aujourd'hui la paroisse Ste Anne de Worcester.
Cet échec n'avait cependant pas ruiné à jamais les espérances des catholiques Canadiens. Aussi quand M. J. B. Primeau vint à Worcester en 1869, il lui fut facile de ranimer l'ardeur de ses compatriotes, pour avoir une église à eux.
Sur Tun des côtés du Parc central de la ville, un temple protestant était à vendi-e ; les Canadiens Tachetèrent, et après lui avoir fait subir les transformations nécessaires pour son nouvel usage, ils le dédièrent à la Vierge Marie.
La belle paroisse de N.-D. des Canadiens de Worcester était fondée (1870).
En 1880, M. Primeau fit venir les Sœurs de SteÂnne et ouvrit une école paroissiale dans le soubassement de réglise. Deux ans plus tard, il donnait sa démission pour s'en aller à Toledo, dans l'ouest ; mais les Canadiens de Worcester se rappelleront longtemps la parole éloquente de M. Primeau, et lui seront reconnaissants pour les services signalés qu'il a rendus à leur paroisse naissante.
Mgr O'Reilly demanda alors aux RR. PP. Jésuitfts du Canada, de prendre temporairement la desserte de la paroisse, et le Rév. P. Vignon devint curé de Worcester, avec le P. Leblanc pour assistant.
II n'y resta toutefois que huit mois, son supérieur
rayant rappelé pour diriger la maison de Trois- Rivières. Mais durant ce court espace de temps, le bon P. Vignon, par sa douceur inaltérable, sa prudence et son extrême charité, avait su gagner Festime et la confiance des prêtres de la ville, aussi bien que Taffection des Canadiens de Worcester.
Son départ fut vivement regretté de tous.
Le R. P. Isid. Baudry le remplaça (1882-1884).
Le P. Baudry était le zèle personnifié. Toujours prêchant, toujours confessant, il semblait ne connaître ni la fatigue, ni le repos. Une série de retraites qu'il donna lui-même, remua profondément la paroisse et y ranima la ferveur. Le P. Leblanc, de son côté, s'était rendu populaire parmi les jeunes gens et surtout auprès des -enfants. La dette de la paroisse baissait notablement chaque année, les sociétés s'affermissaient, les communions devenaient nombreuses ; tout, en un mot, marchait à merveille, quand les deux Pères, sur Tordre de leurs supérieurs, dûront laisser la paroisse et reprendre le chemin du Canada. Les regi:ets furent nombreux et sincères parmi les Canadiens
L'on garde encore un souvenir reconnaissant des travaux apostoliques du R. P. Baudry, aussi bien que <le l'affection du P. Leblanc pour la jeunesse de Worcester.
Le Rév. Jos. Brouillet, ancien curé d'Albany, devint ensuite curé de N.-D. (1884, juin)
Il se mit à la besogne, avec une activité digne de tout ^loge.
Les Soeurs de Ste Anne s'étaient logées, tant bien que mal, dans le soubassement de l'église ; mais cette installation, à la fois ipsuffisante et malsaine, ne pouvait durer d'avantage.
M. Brouillette acheta une maison, à coté du presbytère, et en fit le couvent des religieuses.
La population de South Worcester, éloignée du centre, pouvait difficilement venir à N.-D. ; M. le curé acquit, à ses frais, deux grandes maisons qu'il transforma l'une t^n chapelle, l'autre en école. Chaque jour, des Sœurs partent de la maison mère pour aller enseigner les enfants de South Worcester. En 1888, il procura les mêmes avantages aux Canadiens de la Côte. La population de ces deux centres augmentant sans cesse, le jour n'est probablement pas éloigné où il faudra les détacher de l'église-mère, pour former deux nouvelles paroisses CAnadiennes-françai.ses. *
Cette paroisse de N.-D., sans contredit l'une des plus florissantes, comme aussi des mieux établies de la Nouvelle-Angleterre, compte un bon nombre de Canadiens dans le commerce et les professions libérales. Toujours aussi, elle s'est fait remarquer par son patriotisme et sa résolution de maintenir intact le programme dfs Canadiens émigrés.
L'impulsiou donnée Jadis à cette colonie française par Ferd. Gagnon, continue encore ; son esprit la vivitîe. de
1. Les Canadiei» do la rôt« vionnont d'être formés en paroisse difitincte avec le Rév. M. Oraton comme OiiPé.
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nombreuses sociétés y entretiennent la vie nationale, tandis que le Travailleur, rédigé aujourd'hui par Un jeune homme de talent et d'énergie, M. J. Tardivel, y poursuit vaillamment l'œuvre du grand patriote Canadien.
Placé au centre de nombreuses paroisses canadiennes du Rhode Island et du Massachussetts, Worcester doit être une des plus fortes citadelles de la cause canadienne dans la Nouvelle- Angleterre.
C'est là sa noble et grande mission.
Que les Canadiens de Worcester l'accomplissent toujours avec énergie et persévérance, et que toujours aussi, ils restent fidèles à la mâle déclaration de Ferdinand Gagnon :
" Soyons loyaux, respectons le drapeau qui nous '* protégé, aimons le, défendons le de notre bras, .... ' mais en m^ême temps restons Cdnadiens-français, " Conservons précieusement notre langue et notre foi,'*
" Loyaux, oui ; Français, toujours ! "