NOTRE- DAME DU MONT-CARMEL
Curé /onduteitr H&o. Ls Oagnier (1871)
eème Curé Rév. P Boucher (1872-1883)
Sème Curé Rév. J. T. Sheehav. . . (188S- .,,.)
Le Rév. Ls Gagoier, le zélé missionnaire des Canadiens, a bâti l«s deux églises de Ware et de Qilbertville en 1871, et le Rév. Pierre Boucher, en fut curé jusqu'en 1883. Alors, à la suite de difficultés avec ses paroissiens, il quitta Ware et s'en alla exercer le ministère dans les Etats de l'Ouest.
Le Rév. J. T. Sheehan lui succéda en 1888. • M. Sheehan est d'origine irlandaise, mais ayant fait ses études à Nicolet, en Canada, il parle très bien le français. Nommé d'abord vicaire à Northampton, il s'occupa activement des Canadiens de cette ville, et gagna bien vite leur affection. Lorsqu'il fut envoyé à Ware, il pouvait donc s'attendre à rencontrer même sympathie.
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' Pourtant, il en alla tout autrement.
La dette sur Téglise de Ware était considérable. Le nouveau curé voulut l'éteindre rapidement, et dans ce but il fit des quêtes souvent répétées. De plus, désirant doter sa paroisse d'un grand couvent, il obtint de révêque Tautorisation d'imposer un supplément de 25 centins par quartier sur chaque place de banc.
Cette mesure fut le prétexte d'un soulèvement considérable.
Il y avait à Ware un certain groupe de Canadiens animés d'un assez mauvais esprit, et qui déjà avaient causé bien du trouble au prédécesseur de M. Sheehan. La révolte commença. Elle donna lieu, à diverses rèpriâeé, à des scènes de violence des plus regrettables.
En vain, Mgr O'Reilly, accompagné du Rév.* Ls Gagnier, vint-il en personne essayer cfe calmer les esprits cigités ; en vain M. Sheehan fit-il donner une grande retraite, en 1886, et offrit-il aux mécontents les conditions de ret<mr les plus favorables : tout fut inutile. .
Les chefs cabaJèrent. Durant la retraite ils louèrent une salle publique, puis s'en allant de maisonen maison ils forcèrent leurs adhérents à se rendre à cette contremission.
Un jeune étudiant en droit, mandé pour l'occasion, vint tout exprès de Montréal débiter à ces pauvres gens toutes sortes d'inepties sur le Droit Canon et l'appel à Rome. Ces Canadiens^ qui n'avaient pas 25 centins à donner, chaque trois mois, pour se bâtir . un couvent,
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trouvèrent moyen de souscrire une somme considérable pour porter leur cause à Rome, et, de plus, ils présentèrent une montre d'or au jeune homme entreprenant, qui leur avait dit des choses si merveilleuses sur le Droit Canon en général, et leur droit de révolte, en particulier.
• Les troubles continuèrent.
Les SiiisseSy toujours aux aguets pour profiter de l'occasion, essayèrent d'ouvrir une chapelle à Ware. Pourtant, disons- le en justice pour ces Canadiens, tous refusèrent de prêter Toreille aux distributeurs de Triicis, et attendirent avec patience la victoire certaine que le brillant jeune homme de Montréal leur avait promise, k courte échéance.
Ils attendent encore, bien entendu.
{(T^Âu milieu de cette tempête le Rév. J. Sheehan resta ferme comme un roc.
En 1836, il avait fait l'acquisition d'un grand et magnitique terrain tout près de la ville.
Eu 1888, il bâtit un vaste couvent qu'il confia aux religieuses de Ste Anne, leur donnant, en même temps, le soin des écoles de Giibertville.
Peu à peu le calme se rétablit. Les mécontents quittèrent la paroisse en bon nombre, de nouvelles familles, mieux disposées, les remplacèrent, et le couvent fut à Ware, oomtne ailleurs, un agent eflBieace d'apaisement et d'union entre le pasteur et ses paroissiens.
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Gilbei-tville est uu village situé à 3 milles de Ware. Il y a là une belle église et une population catholique moitié canadienne et moitié irlandaise.
Avant longtemps Gilbertville pourra former une bonne et belle paroisse.