‹ Les Canadiens-Fran{rcedil}cais de la Nouvelle-Angleterre [microform]Chapitre 49 sur 129 · PAROISSE SAINT -LOUIS · texte numérisé non relu

PAROISSE SAINT -LOUIS

Curé fondateur . . .Rév.La (Jagnier ( 187^-1877 }

renie Curé.. RAv. H. Landry . .(1877-1886)

Sème. Curé Rév. Ch-s Ducharin^ ( 1886-1887 j

4,èrm Curé Rév. dis Crevier (1887-1890)

ftème Curé Réw Clnv. Hfaniloiv .... (1890. .....>

A quatre milles de Spi ingKeld, au fond d'une vallée toute ombragée d'arbres, s'élève le joli village d'Indian Orchard, peuplé en grande partie par les Canadiens.

Là se trouve une des nombreuses paroisses fondées par M. Gagnier, de 1870 à 1875.

M. Hermas Landry en fut le premier curé résident (1877).

M. Landry était un jeune prêtre du diocèse de Monttréal. D'une faible santé, ainsi que son fière Arsène, l'un et l'autre menacés de cr>nsomption au dire des mé-

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-ciecins, les deux frères s'en allèrent travailler comme missionnaires en Floride. Au bout de quelques années, se trouvant parfaitement rétablis, ils vinrent offrir leurs services à l'évoque de Springfield, Mgr O'Reilly, qui les accepta.

M. Ai'sène Landry fut nommé à la cure de Webster, et son frère Hermas eût celle d'Indian Orchard et de l'hîcopee.

M. Landry tit de suite bâtir un grand et beau presbytère, puis il construisit pour sa succursale de Chicopee, À trois milles do distance, une église gothique de fort bon goût.

La population d'Orchard était tranquille et pieuse. M. Landry régla sa paroisse comme une véritable communauté religieuse. Il forma une confrérie de la Bonne Î!)ainte Anne, et en 1884, à la suite d'une mission, il établit la Ligue des Hommes avec 1 70 membres.

Ce fut la 2ème Ligue fcmdée dans le diocèse de Springfield.

Comprenant l'importance d'avoir dans sa paroisse une société d'hommes fervents, pour diriger et moraliser les familles, M- Landry n'épargna ni fatigues, ni travaux, afin de maintenir sa Ligue florissante.

Avec le. franc parler qu'on lui connaissait, il ne se gênait pas de dire à l'occasion. " On donne trop de " temps aux femmes, et pas assez aux hommes. Occu- " pons-nous des hommes, et les femmes suivront, c'est '' dans Tordre. "

Et ce qu'il disait, il le faisait aussi.

Jamais il ne manquait, chaque mois, de réunir ses hommes de la Ligue, pour les encourager et les maintenir. Avec le plus grand soin aussi, il veillait à ce qu'il* fissent régulièrement les communions générales qu'ils avaient promises. Tant qu'il resta curé d'Indian Orchard, il cultiva de la sorte sa belle société d'hommes, et, plu» tard, à Webster et à Holyoke, il continua de porter le même intérêt aux Ligues qu'il y trouva établies.

Disons-le en passant, partout où les prêtres prendront ainsi un soin spécial des hommes, ils en seront récompensés par les fruits les plus abondants, et les plus consolants pour leur ministère.

Orateur à. la parole facile et impétueuse, travailleur infatigable, M. Landry cachait sous des manières pai-fois un peu brusques, un cœur bon et vraiment charitable. Il ne savait refuser ni une faveur qu'on lui demandait, ni une aumône qu'on sollicitait.

Un de ces quêteurs habitués de presbytère, venait-il demander d'être assisté ? M. Landry commençait d'abord l ar disputer, par reprocher à l'homme sa paresse ou son inconduite. Puis, lui mettant brusquement quelques dollars dans la main, il l'invitait, d'une voix rude, à partir et à ne plus revenir.

L'homme partait, mais la semaine suivante, bien entendu, il revenait au presbytère, et la même scène se renouvelait encore.

AIndiau Orchard, durant plusieurs hiverî>, M. Landry paya de ses propres deniei*s la subsistance et le chauffage de nombreuses familles dans le besoin.

Son bon eceur et son caractère fort, qui, malgré des inipétuosités parfois un peu déconcertantes, était pourtant celui d'un homme capable d'exercer Une grande influence sur son entourage, lui assurèrent des dévouements solides et durables.

Il en iest un surtout que je ne puis passer sous silence,

A Indian Orchard, à Web^^ter, à Holyojce, partout enfin où M. Landry fut sutcèssîveniieiit curé, qui n'a connu M. Robert ?

Cet homme, à la fois zélé et modeste, fut pour le curé un ami sur lequel il pouvait compter à la vie à la mort. Il lui. avait confié la rente des .bancs, ainsi qu'une g]:ande partie de ce qui regardait le temporel de la paroisse. Et jamais homme d*afiaires ne s'acquitta de sa charge avec plus d'exactitude, jamais canadien ne s'employa avec plus de fidélité au service de l'église et du pasteur qui lui avait donné sa confiance entière et son amitié.

En 1886, M. Landry, à la mort de son frère Arsène, le remplaça à Webster, et M. Ducharme lui succéda.

M. Chs Ducharme était un jeune prêtre de grand talent, d'une tendre piété et de manières courtoises et distinguées. Malheureusement, en acceptant cette cure,

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il avait trop présumé de ses forces ; la maladie de poitrine qui le minait depuis longtemps, fit soudain des progrès rapides, et quelques mois à peine après sa nomination, M. Ducharme tombait à son poste.

Le Rév. Chs Crevier, ancien curé de North Adams, le remplaça. Là depuis 3 ans, il se repose de ses anciens travaux, en attendant un poste plus en rapport avec une activité que les années n'ont pu éteindre. *

POPULATION CANADIENNE D'iNDIANjORCHARD

FaviiUe^, Ame^, École parois., Propr., Élect.y ^71 229^. 280 élèves. Ji. 11^.

Société S. J.-B. 127 membres. Ligue du S.-C. 200.

(1> M. Crevier vient d'être nommé ouré de Holjoke. (18P0) M. 01. Baudoin lui succède à Indl»n Orobord.

EAST DOUGLASS ET MANCHAUG

PAROISSE SX DENIS

IJuré faadaienr . . . . Rév. Ls Gdgnier (1871- . . . .)

nme Curé Rév, M. CouUlard. . . .(187S-18S0)

Shme Curé Rév, A. Delphos (Î880- ;

Le Rév. Ls Gagiiier organisa la paroisse mixte d'East Douglass et Manchaug. (1871)

Le Rév. M. Couillard la desservit jusqu'à sa mort arrivée en 1880. Le Rév. A. Delphos lui succéda. (1880)

En 1885, la population canadienne de Manchaug, petit village à un mille et demi de Douglass, ayant augmenté considérablement, M. Delphos, un ai^tiste, leur bâtit une élégante église, qu'il orna à Tintérieur avec un goût parfait.

Cette Jolie église de Manchaug n'a qu'un défaut ; elle n'est pas payée. Mais grâce à des combinaisons ingénieuses que M. Delphos a acceptées, de la meilleure

façon du monde, ce défaut disparaîtra bien vite. Peut être même, avant peu d'années, les Canadiens de Mauchaug, pourront-ils, au nom des droits de la majo rite, réclamer la résidence du curé, avec un bon couvent paroissial pour leur florissant village.

POPULATION (WNADIKNNE DE DOUGLASS ET MANCHAUO

Farnilles, A nies, Ecole, Propr., EUet. Bouglaes... 231. 1161, 160 dèvea. 22. 6J^ Manchav^g.. 325. 1626. 125 '* 32. 127.

Société 8t J.'B. 134 meDihres. Ligue du S.-C. 270,

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