‹ Les Canadiens-Fran{rcedil}cais de la Nouvelle-Angleterre [microform]Chapitre 70 sur 129 · POPULATION CANADIENNE DE CENTRE VILLE · texte numérisé non relu

POPULATION CANADIENNE DE CENTRE VILLE

FamiUea, Ames, Couvent J, M,, Prop.y Elect., 709. 4616, SIO élèves. 17S. 189.

Ligue du Sacré-Ccev/r 660 membres.

PAWTUCKET, Pop. 19,0®0

PAROISSE ST JEAN-BAPTISTE

Cwré fondatewr . . .Rév, Cha Dav^ray (1874.^1877,.

^èrrve Cv/ré Rév. La BowLand. (1877-1881]

Sème Cv/ré RétK 0. Mahoney (1881-...."

Le Rév. Chs Dauray org^anisa' la paroisjte cafiiùdiefaiiè dé Pawtuckôt? et la desservit jusqu'en 18T7.

Il fut aJors nommé curé de Woonsocket.

Le trop fameux Ls Bouland le remplaça.

Il était diacre, du diocèse de Lyon, quand Mgr Hendricken le ramena avec lui de France, et, après l'avoir ordonné prêtre, il l'envoya curé à Pawtucket. Il y resta 4 ans.

En 1881, M. Bouland quittait Pawtucket et le diocèse de Providence. Il réussit cependant à se faire accepter par l'archevêque de Boston, et commença, en cette ville, l'œuvre de N.-D. de Victoires, dont nous parlerons plus loin.

QIPPJÈ9I DE FROyiJt^^E^CE 337

Le :Rév. G; Mahoney devenu curé de Pawtucket en .1331, raxoena promptement le calme et le bon ordre cUoia la belle paroisse qui lui était confiée.

Homme habile et dévoué, il est très estimé et aimé de ses Canadiens, et cependant il est Irlandais d'origine, comme le sont aussi les Curés de Taunton, Slatterville et autres paroisses de Providence, également aimés de leurs ouailles.

N'est-ce pas la meilleure réponse aux accusations si souvent portées contre les Canadiens, dé ne vouloir absolument être desservis que par des prêtres Canadiens ?

Quand une nouvelle paroisse se forme, Canadiens et Irlandais préféreront, sans doute, avoir pour pasteur un prêtre de leur propre nationalité. C est un désir très naturel et qui, du reste, facilite beaucoup l'exercice du saint ministère. Mais si la chose n'est pas possible, les catholiques canadiens, comme les autres, se laisseront volontiers guider par un prêtre étranger, pourvu toutefois que ce prêtre parle leur langue, qu'il comprenne leurs besoins spirituels, et que, par tempérament ou par vertu, il sache se plier à leurs mœurs et habitudes sociales.

Les Cana.di^ns ^oni profondément religieux.

^ieur fautd€s sociétés pieuses, des dévotions spéciales qui rappellent le vieux pays. Ils ont besoin de pouvoir consulter leurs pr^res sur toutes sortes de sujets.

Les femmes surtout, veulent trouver en lui un confident, toujours disposé à écouter leurs peines, un conseiller dans toutes leurs difficultés de ménage.

De plus, disons-le franchement, les Canadiens, aux États du moins, sont parfois d'une susceptibilité quelque peu excessive. Une parole un peu brusque les blesse, une remarque faite sans trop de ménagement, leur portera ombrage, parfois même elle les piquera au vif. Alors, pendant plus ou moins de temps, ils garderont rancune pour ce qui leur aura semblé un manque d'égards ou une insulte à leurs sentiments. De plus, ils ne peuvent souffrir d'être traités un tant soit peu haut la main.

Le prêtre en charge de paroisse, devra donc, s'il veut vivre en paix avec ses gens, tenir compte de cette sensibilité délicate. Mais s'il sait dissimuler ou excuser ces faiblesses humaines, et d'autre part, tirer parti des qualités sérieuses de ces émigrés, il est sûr de gagner leurs sympathies, et de mener sa barque sans difficultés.

Après avoir fait des améliorations considérables à son église en 1889, le Bév. 0. Mahoney vient d'acheter au prix de 16,000 piastres un grand terrain pour y bâtir un beau couvent Canadien.

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