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PIOCÈSE DE SPBRINOYIRED
Le Rév. Th. Beaven le remplaça.
Dès 1880, les Canadiens de Spencer, qui déjà formaient plus de la moitié de la population catholique de Ste- Marie, avaient demandé à l’évêque de se séparer ; mais leur demande ne fut pas agréée. Elle avait, du reste, été assez mollement appuyée par la masse des Canadiens, satisfaite des arrangements que le nouveau Curé avait faits en leur faveur. |
Par des manières courtoises et bienveillantes, le Rév. Th. Beaven s'était tout d’abord gagné l’affections de ses paroissiens. De plus, il trouva un moyen ingénieux de contenter à la fois les deux fractions de sa puroisse.
Chaque Dimanche, il avait deux grand’Messes avec sermon, l’une pour les Canadiens, l’autre pour les Irlandais. Ainsi, tout en se servant de la même église, les deux congrégations ne se rencontraient jamais ensemble.
De pius, il établit pour les Canadiens, la confrérie de là bonne Ste Anne, et la Ligue des Hommes qu'il maintint avec zèle.
Cette Ligue compte au delà de 500 membres.
En 1883, le P. Beaven commença la construction de
‘la nouvelle église dù St-Rosaire. Elle fut terminée en
Durant ce temps, les Canadiens contribuèrent comme les autres catholiques, et par les rentes de bancs, et par
des offrandes volontaires, à l'érection du nouveau tempie, Mais après avoir donné ce concours gracieux à leurs frères irlandais, ils crurent le temps venu de travaiiler pour eux-mêmes et d'avoir enfin une église distinuve. Une députation se rendit donc auprès de l’évêque de
Springfield.
Cette fois elle revint avec la permission souhaitée,
M. Chs Viens, vicaire à Spencer, et le premier prêtre canadien du diocèse de Springfield, fut nommé Curé de la nouvelle paroiïsse.
Il se mit à l'œuvre avec courage.
Ses manières douces et avenantes le faisaient beaucoup aimer de ses paroissiens ; mais sa santé toujours
délicate ne put supporter une pareille charge et le jenne curé mourut en 1882, à l’âge de 28 ans.
Dans son affection pour les Canadiens de Spencer, et pour les aider à bâtir plus tard, une nouvelle église, il leur laissa par testament, une assurance de 5,000 piastres, qu'il avait prise sur sa vie,
Le Rév. Ant. Lamy lui succéda,
C’est un habile financier, qui a déjà fait ses preuves à Three Rivers. Les Canadiens de Spencer peuvent être assurés que leurs intérêts spirituels et temporels sont entre bonnes mains.
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Pour le présent, M. Lamy s'est coutenté de faire restaurer la vieille église Ste-Marie ; mais il a, dit-on, formé de grands projets pour sa paroisse de Spencer, et, avant peu d'années, il sera, sans doute, en mesure de les mettre à exécution.
Spencer est une des meilleures paroisses canadiennes du diocèse de Springfield.
Il y règne un grand esprit d'union et un généreux patriotisme. Des associations pieuses, comme les Dames de la Bonne Ste-Anne, la Ligue des Hommes, s’y maintiennent florissantes et actives. Quand les Canadiens de Spencer auront bâti une et belle église, puis, tout à côté, un couvent pour leurs enfants, ils pourront se vanter que leur paroisse soutiendrait avantageusement la comparaison avec les meilleures paroisses du Canada.
Spencer est un centre important de cordonnerie, Nombre de Canadiens y sont propriétaires de cottages d'une valeur de deux à quatre mille piastres.