PAROISSE N.-D. DES VICTOIRES
Curé fondateur. ...Rév. À. L. Box'and...(1881-1884) Dème Curé........ RR. PP. Muristes......(1884-....)
La paroisse çanadienne-française de Boston doit son premier essai de formation au trop fameux À. L Bouland, en 1881.
D'abord Curé de Pawtucket, dans le diocèse de Providence, de 1877 à 1881, ect homme entreprenant et habile, doué du reste d'un talent remarquable pour la parole, se fit accepter par l’Archevêque pour fonder une paroisse française dans la ville de Boston
Il déploya dans ceite entreprise toutes les ressources d'une nature qui, contrôlée par un ,ugement plus calme, et surtout inspirée par une piété plus solide, eût certainement été capable de produire de grandes choses pour Dieu et l'Eglise. Il avait loué tout près de lu Commune,
it son Bou-
>roviabile, arole, roisse
urces alme, ertuipour nune,
ARCHIDIOCÈSE DE BOSTON 387
non loin du quartier aristocratique de Bacon Bill, un vaste bâtiment qui lui servait d'église. Bientôt ses discours éloquents lui assurèrent un nombreux auditoire, et bon nombre de Bostonnais lettrés allaient, dit-on, entendre l’orateur français de N.-D, des Victoires,
Tel était, en effet, le vocable que M. Bouland avait donné à son église. Mais cet homme ne pouvait se con-
tenter de la mission modeste quoique fructueuse qu'il avait devant lui. Rassembler les Canadiens épars dans la grande ville de Boston, leur rappeler les vérités de la religion que beaucoup d'entre eux avaient oubliées, les
ramener peu à peu à la pratique de leur religion, eût été l'œuvre d’un saint prêtre, d’un véritable apôtre ; mais M. Bouland voulait quelque chose de plus retentissant.
[l lui fallait, avant tout, l'éclat et le bruit,
Il rêva donc je ne sais quel plan d'Université fran-
çaise à Boston. Il forma des projets gigantesques, qui
ne pouvaient jamais exister en dehors de son imagina-
tion surchauffée, il parla, il écrivit, puis s’en alla à Paris
et à Rome exposer La grande œuvre pulriolique et religieuse de Noure-Dume des Victoires de Boston.
Les Français, toujours sensibles à la voix du patrio-
tisme, toujours généreux quand, à ce premier mobile, se joint encore un appel au sentiment religieux, furent touchés par l'éloquence incontestable de M. Bouland. Ils donnèrent généreusement.
Le futur fondateur de l'Université française de Boston, revint en cette ville avec des sommes considérables, et le titre de Monsignor que Rome lui avait conféré,
Que se passa-t-il ensuite dans les années qui suivirent jusqu’en 1884 ? Je l'ignore. Toujours est-il qu'à cette époque, l’Archevêque de Boston retira à M. Bouland tous ses pouvoirs et confia la paroisse de N.-D. des Victoires aux RR. PP. Maristes.
Le RR. PP. Touche et Audifret la desservirent successivement,.
En 1887, ils transportèrent la congrégation sur la rue Isabelle. Là, ils ont eonstruit une maison qui sert de résidence aux Pères, et un vaste soubassement où se font anjourd'hui les offices divins. Les catholiques de Boston sont assurés désormais d’être desservis avec zèle par les RR. PP. Maristes.