‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 48 sur 190 · PREMIÈRE ÉMIGRATION CANADIENNE AUX ÉTATS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉMIGRATION CANADIENNE AUX ÉTATS

Dès avant la guerre d'Indépendance en 1776, bon nombre de Canadiens-Français, avaient émigré dans la Nouvelle-Angleterre. Quand éclata la révolution américaine, beaucoup d’entre eux combattirent dans les

armées de Washington. À la conclusion de la paix,

le Congrès américain, pour les récompenser de leurs services, donna à ces vétérans, des terres sur les bords du lac Champlain. Ce fut l’origine du Corbeau et autres paroisses Canadiennes qui s'établirent dès lors près du grand lac.

Après les troubles de 1837, l'émigtation prit un nouvel élan. Nombre de Canadiens se refugièrent dans les montagnes et les vallées du Vermont. Là, dispersés sur les terres, au sein des forêts, ils gagnaïent leur vie comme bûcherons ou comme travailleurs au service des

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fermiers américains. Leur situation matérielle était triste, mais bien plus déplorable encore était leur état moral et religieux. Ces pauvres malheureux n'avaient pas de prêtres pour les desservir. Quelques rares missionnaires français, comme MM. le Barbanchon et Néron, le premier, curé du Corbeau, l'autre de Keesville, parcouraient bien, il est vrai, de temps à autre, ces groupes isolés, pour baptiser les enfants et tâcher de garder la foi dans le cœur des parents, mais que pouvaient ces visites éloignées, contre les influences du protestantisme et les exemples d’immoralité que ces catholiques avaient si souvent sous les yeux ? Dans ces conditions, il est vraiment étonnant qu'il y en ait eu relativent si peu, à perdre complètement la foi de leurs ancêtres.

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‘ Purmi ceux qui se dévouèrent alors à l’évangélisation des Canadiens émigrés, dit Mgr de Goësbriand dans une brochure, à laquelle je compte faire de nombreux emprunts, 1 ilest un nom que je ne prononce qu’avec respect et reconnaissance, c’est celui du Rév. Père Mignault de Chambly, qui avait un vrai cœur de père pour les Canadiens immigrés, et qui vers cette époque venait les visiter, leur administrer les sacrements. Il est bien connu que nos Evêques Hughe:, Fitzpatrick, MeClo-key entretenaient envers ce bon prêtre des sentiments d’une profonde vénération, Aussi il fut nommé par eux Grand Vicaire d’Albany et de Boston, et par nous-même Grand Vicaire de Burlington. ”

Ce futle P. Mignault qui procura à Burlington en 1851, le Rév. Jos. Quévillon, que nous pouvons considérer comme le premier prêtre Cauadien résident de la Nouvelle-Angleterre, car

L Les Canadiens des Etats-Unis par Ls de Goësbriand, évêque de Burington, Vt.

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