‹ Les canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 50 sur 190 · SII MGR DE GOESBRIAND ET LES CANADIENS · texte numérisé non relu

SII MGR DE GOESBRIAND ET LES CANADIENS

En 1853 Mgr Louis de Goësbriand fut nommé premier Evêque du Vermont. Né à St-Urbain, dans la vieille Bretagne, en l’année 1816 il fut d’abord vicaire-général de Mgr Rapp à Cleveland, puis en 1853 il quitta ce poste pour venir prendre possession de son siège à Burlington. La connaissance qu’il avait de la langue française, les sympathies de cœur qui l’attiraient déjà vers les enfants du Canada, ses vertus apostoliques, son zèle ardent secondé par une santé vigoureuse, tout l'avait préparé à merveille, pour la rude mais fructueuse mission qu'il allait entreprendre.

Disons le de suite, avec profonde reconnaissance, c’est à Mgr de Goësbriand, que les Canadiens du Vermont doivent d’avoir conservé leur foi, et de posséder aujourd’hui de belles et nombreuses paroisses. C’est à lui encore, que les autres Etats de l'Est où se trouvent maintenant les Canadiens par centaines de mille, doivent, en grande partie, l'avantage d’avoir eu enfin des prêtres de leur pays pour les desservir.

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Avec une ardeur infatigable, il fit au Canada voyage sur voyage pour plaider la cause de ces pauvres émigrés, 1 parla, il. écrivit, il argumenta sans relâche, afin de procurer à ces catholiques, les secours spirituels, dont

4 avaient un besoin si pressant. Sans se laisser rebuter

ai par. les obstacles qu'il rencontrait sur sa route, ni par

des préjugés qu’il Jui fallait combattre, ni même par les

refus qu'il avait à essuyer ; son zèle, soutenu par une ténacité toute bretonne, lui fit enfin, remporter une victoire glorieuse et définitive.

: Oublier ce-que Mgr de Goësbriand a fait pendant plus de-37 ans pour la cause des Canadiens aux Etats-Unis serait se rendre coupable d’une ingratitude que rien ne pouvait excuser.

Un an après avoir été sacré Evêque, Mgr de Burlington restait avec deux prêtres seulement pour des-

servir son nouveau diocèse. Il fit un voyage en Canada

afin d'y trouver des auxiliaires, mais ses démarches furent infructueuses.

Alors il songea à sa vieille mère-patrie, la Bretagne, la terre féconde en vocations ecclésiastiues, qui donne,

sans compter, ses enfants à l'Eglise, pou: être, n’impcrte

où dans ie monde, des soldats du Christ, et des apôtres de l'Evangile, et l'Evêque cette fois, ne fut pas déçu dans ses espérances.

En 1855, il revint de Bretagne avec une bande de vaillants auxiliaires qui allaient l'aider à sauver les

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