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pauvres catholiques du Vermont. C'étaient MM. Salin, Picard, Daniélou, Dugué, Cloarec, Cam et Clavier.
Aussitôt ces hommes dévoués se mirent à parcourir les vallées et les montagnes du Vermont, rassemblant les catholiques dans les granges, dans les maisons, n’importe où, baptisant, catéchisant, confessant, ranimant partout lu foi à demi morte dans les cœurs, et organisant des centres qui, depuis, sont devenus des paroisses florissantes, L'Evêque était à leur tête, travaillant comme eux, parfois même plus qu'eux, car son zèle était sans limites. Puis, après ces courses apostoliques, Mgr de Goësbriand revenait prendre quelque repos dans son palais épiscopal à Burlington.
Ce palais n’était guère confortable, parait-il, car plus d’une fois, pendant l'hiver, en plein cœur de nuit, l'évêque breton, dut quitter sa chambre, et aller battre la semelle dans les rues de ia ville, pour s'empêcher de geler. Dieu seul connait les sacrifices qu'il pee durant ces rudes ani.6es d'apostolat.
Mgr de Goëésbriand parle volontiers des travaux de ses collaborateurs, mais il garde sur les siens un silence
absolu, et il est peu probable qu’il nous en laissé un,
jour le récit détaillé dans ses mémoires.
Au prix de ces travaux incessants et de ces efforts héroïques, il parvint enfin à fonder des paroisses catholiques et a créer un diocèse florissant. Quand il commença, il n’y avait rien, tout était à faire, aujourd'hui le diocèse de Burlington compte 76 églises 46,000 catholiques et 50 prêtres pour les desservir.
Voilà, certes, une belle et glorieuse couronne pour l'Evêque missionnaire.
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