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DIOUÈSE DE BURLINGTON
LA Date de fondation.
1— Burlington............ FM AE à +... (1860) 8 — Swanton.,.,.....,.,..,..,.... ..... (1856) 3 — Winooski...... en Re vrsesetiernre (000) 4 — East Rutland ........ PE RE …..... (1869) D mn Far-Hamen...,......,, oo es (1869) D'or BE ADAM. soso, rte (1871) 7 — Alburg — Ile Lamothe... ............., (1872) > Montiomery......,..,,,,,.,,.,,4,,4. . (1890)
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BURLINGTON, Por. 14,450
PAROISSE ST-JOSEPH
C'uré fondateur : Rév. Jos. Quévillon.... (1851-1854) Qème C'uré: RR. PP.Gaudet et Cauvin O.M.T(1854-1857 ) 8ème C'uré: Rév. H. Cardinal............ (1857-1859) 4ème Curé: Rév. J. M. Clourec........... (1859-....)
St Joseph de Burlington fut la première paroisse distincte que les Canadiens établirent dans les États de la Nouvelle-Angleterre.
Jusqu'en 1837, Canadiens et Irlandais n'avaient eu qu'une seule église dans la ville de Burlington. Les
Knownothings l'ayant brûiée cette année ; les Canadiens résolurent alors de se séparer des Irlandais, Tout près de l'emplacement de l'ancienne église, ils élévèrent une modeste chapelle, qui fut successivement desservie par deux prêtres français, MM. Petithomme et Ancé. Mais vers 1945, M. Ancé ayant quitté Burlington, toute l'entreprise s'en alla en ruine. La petite chapelle vendue à un M. Baxter fut convertie en magasin et les Canadiens se réunirent de nouveau aux frlandais dans l’église Ste Marie.
Pourtant cet essai infructueux ne les avait pas découragés. Aussi quand, en 1850, le Rév. Jos. Quévillon, le premier prêtre Canadien qui ait exercé le ministère d'une manière permanente aux États-Unis, vint leur offrir de les former en paroisse, ils acceptèrent avec empressement, et tout de suite l'on se mit à l'œuvre.
Le 28 avril 1850, une assemblée de 300 Canadiens présidée par M. Mignault, curé de Chambly et vicaire général du diocèse de Boston, décida de demander à l'Evêque une église séparée.
Les considérants sur lesquels on appuya cette pétition furent :
“1° Qu'il est expédient d’avoir un temple pour y cé- “ lébrer les offices divins pour le plus grand avantage “ de la congrégation -française-canadienne. ”
“2° Qu'an bon nombre parmi eux, ignoraït la langue “ anglaise, se trouvent gênés, et pour mieux dire inca- “ pables de remplir :leurs devoirs religieux, dans une
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“ langue différente de la langue de leur mère, la langue “ française, En conséquence, ils se voient obligés d'aviser “aux moyens de se sépurer de la congrégation des “ Irlanduis, pour remplir plus facilement et plus avan- “ tageusement les devoirs que leur prescrit notre sainte “ religion et notre sainte Mère l'Eglise romaine. ”
On nomma donc un comité composé de MM, Frs.
Lapointe, Ed, Paradis, J.-B. Denys, Aug. Beauregard, Capitaine Tucker, M. Clark, Frs. Leclaire, Chs. Lafontaine, Jos. Niquette, Ls Ledoux et J.-B. Pepin, pour choisir uu terruin et bâtir une église.
“ Le même jour, M. Mignault et les syndics se trans- “ portèrent sr l'ancien terrain donné à la congrégation “ catholique de Burlington, par le Colonnel Hyde pour “y construire Eglise, sacristie, couvent et écoles, et là, “ sur le lieu, Messire Mignault, en sa qualité de grand “ vicaire, a désigné et marqué la place où devait s'ériger “le nouveau temple, c'est-à-dire, près de l’ancienne “ église catholique française dont on voit encore les “ ruines ”
“ Signé, Jos. QUÉVILLON, Ptre,
“ Missionnaire desservant la congrégation française
“ de Burlington.”
(Extrait des régistres de la paroisse St Joseph.)
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Tout-à-coup, l'on se trouva en face d’un obstacle fort inattendu. Les Irlandais catholiques s’opposaient et à la séparation des Canadiens, et à la cession du terrain qu'on avait choisi pour y bâtir la nouvelle église. Que faire ?
Le capitaine Tucker, un américain converti, témoignait beaucoup de sympathie aux Canadiens. De plus, c'était un ami personnel de l’Evêque de Boston, Mgr Fitzpatrick. Il s’offrit pour aller plaider la cause des Canadiens, et quelques mois plus tard, il rapportuit de Boston la permission de fonder une nouvelle paroisse, Quant au choix du terrain, l’Evêque n'avait rien voulu décider.
Le premier obstacle surmonté, les Canadiens se mirent bravement à attaquer le second.
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Le 21 juillet 1850, nouvelle assemblée.
Il y fut résolu que “ vu l'opposition des Irlandais de “ cette ville aux Canadiens de bâtir sur l’ancien terrain “ donné à la congrégation catholique romaine pour la “ bâtisse d'une église, par le colonnel Hyde, il était expé- “ dient pour le maintien de la paix entre les deux con- “ grégations, de céder ce droit, à la vérité bien dû, mais “ qui pouvait être plus tard un sujet de désordre et de “ scandale pour la Religion et pour nos frères séparés. …. ”
“ En conséquence, il fallait aviser aux moyens d’acquérir un nouveau terrain pour y bâtir l’église.” Signé, Jos. QUÉVILLON, Ptre.
(Extrait des Régistres de la paroisse St Joseph.)
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Un peu en dehors de la viile, à mi-chemin entre Burlington et Winooski, où se trouvaient bon nombre
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Da jours et sus sition sûrem à la dans | Canac qu'on
moi- $ à ke à ; plus, de Canadiens, l’on echeta sur une colline un vaste , Mgr terrain et l'on résolut d’y élever la nouvelle paroisse, je den sous le vocable de St Joseph, le patron de la Nouvelle- e il de France. 5 roisse. “ La bénédiction de la première pierre eût lieu le 22 4 voulu août 1850 en présence de MM. J. Gravel, Ptre, B. J.
Leclaire, Gédéon Huberdault, J. Larocque, Jos. Quévillon mirent et P. M. Mignault, curé de Chambly et vic.-gén. de
Boston.” (Extrait des Rézistres.) Le ler juin 1851, l’église St Joseph était bénite. Les
Canadiens-Français prenaient possession de la première
paroisse établie par eux dans la Nouvelle-Angleterre. dais de x | terrain pour la Nous venons de le voir, ce fut par la lutte, au sein de t expé- la tempête, et non pas sous l'influence d’un soleil bien- IX CON- faisant que naquit la première paroisse Canadienne. aux à, mais Etats-Unis. La chose se renouvellera plus d’une fois e et de dans l'avenir.
és...” Faut-il s’en étonner ? Nullement.
s d'ac- Dans les entreprises les plus louables, l'on doit tou-
jours s'attendre à voir l’élement humain jouer son rôle Pure. et susciter des obstacles plus ou moins sérieux. L'oppo- ) sition d’ailleurs a ses avantages. Rien ne stimule plus
sûrement l'énergie des hommes et ne les dispose mieux
à la générosité que de chercher à les contrecarrer |
dans des desseins bien arrêtés Nombre de paroisses 4 entre Canadiennes ont aujourd'hui à se féliciter de la lutte | qu'on leur fit à l’époque de leur naissance. Elles accom-
plirent en temps de guerre, des œuvres qui, durant la paix, eussent déconcerté leur courage, et semblé complètement au-dessus de leurs forces.
Le 5 novembre 1853, Mgr Louis de Goësbriand fut installé premier évêque de Burlington. Après avoir célébré la messe dans l’église Ste Marie, il s'en alla,
dans l'après-midi, chanter les vêpres à St Joseph. Le jour de Noël, il officiait pontificalement chez les Cana- P diens et administrait la confirmation à 180 personnes. Le
L'année suivante (1854) le Rév. J. Quévillon quittait dt
Burlington et les RR. PP. Oblats Gaudet et Cauvin d'a,
prenaient la desserte de St Joseph qu'ils gardèrent pendant trois ans (1854-12 janvier 1857). L Mgr de Goësbriand remplit alors lui-même les fonctions Fes)
de desservant à St Joseph, du 12 janvier au 22 octobre 1857, jusqu’à l’arrivée de M. H. Cardinal, qui fut nommé “is Curé des Canadiens de Burlington. qu!