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LE Rév. HERVÉ CARDINAL t Je.
Sème Curé de St Joseph (1857-1869) si Le Rév. H. Cardinal était un bon prêtre breton, venu n'a en Amérique avec l'intention bien arrêtée d'y avoir une ( vraie vie de missionnaire, et de ne travailler que pour Reb la gloire de Dieu. D'une grande charité, d’un dévoue- “d
ment infatigable, il se fit bien vite aimer de tous ses
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Un prêtre guérisseur est toujours sûr d’avoir, en peu de temps, une clientèle considérable parmi les Canadiens; mais ce sera, bien entendu, au prix de son repos d’abord, puis souvent aussi au détriment de ses occupations d'office, sans parler des autres inconvénients qui accompagnent le métier de docteur sans license. Bref, le bon P. Cardinal ne sut bientôt plus où donner de la tête, son presbytère ne désemplissait pas du matin au soir, et, malgré cela, les bonnes sœurs s'avisèrent encore d'agrandir la sphère d'action du curé guérisseur.
Un de leurs moutons s'étant, un jour, cassé la patte, on l’apporta au P. Cardinal, qui, hélas, en voulant remettre la patte en souffrance, ..., cassa l’autre. Cette aventure fit un accroc considérable à la réputation du bon curé breton, et, depuis lors, il ne donna plus ses soins qu'aux Canadiens de sa paroisse.
Une source de scrupules pour le P. Cardinal, c'était, (le croira-t-on ?) l'offrande qu'on lui faisait à l’occasion des baptêmes et mariages. Pourtant cette offrande n'avait, certes, rien d’extravagant.
Quand après un baptême, on lui présentait une piastre, lebrave homme disait souvent avec bonhomie : “ Ecoute “ donc, un tel, c'est trop pour toi, et moi, je n'ai pas “besoin de tant d'argent que ça Tiens cassons la piastre
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